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Cité des Sciences et des Techniques  (Paris)  18 novembre 2006

Une soirée marathon qui resta dans les annales … Après deux reports successifs sans raisons valables, la tant attendue prestation de Mojave 3 à la Maroquinerie se voyait finalement déplacée au samedi 18 novembre … Le jour de We Love Trax à la Cité des Sciences avec Art Brut en guest. Sale histoire donc …

Qu’à cela ne tienne, les anglais devant se produire vers 23h, on prend le risque d’enchaîner les deux, quitte à rater la fin du set des américains. Malheureusement, de Mojave 3, on ne verra rien, obligés de lever le camp après deux premières parties d’excellente facture : les intrigants Castanets ayant fait suite à la Maison Tellier.

Une bonne demi-heure de métro plus tard, le Parc de la Villette pointe enfin son nez. Plus de peur que de mal, on approche de l’heure fatidique et les portes commencent seulement à s’entrebâiller. Vu l’amoncellement de spectateurs devant les portes, l’organisation semble avoir été passablement modifiée. Les plus imbibés d’entre eux s’impatientent même assez bruyamment.

Evidemment, l’attente finit en bousculade contre les barrières ; les videurs complètement débordés tentant en vain de mettre un peu d’ordre. Chapeau bas aux organisateurs, un accueil comme on l’aime ...

Une fois dedans, l’endroit semble vide, les happy few rentrés dès l’ouverture sont déjà loin, éparpillés aux quatre coins de la Cité Des Sciences, comme évaporés. En dépit d’une signalétique réduite au minimum, on se retrouve en deux temps trois mouvements face à la scène où Art Brut va se produire. Une aubaine que l’on soit également arrivés fin saoul, car à 6€ les 25 centilitres de bière, cette soirée aurait sévèrement grêlé le budget ... Un joli retour à pied au milieu de la nuit en prime …

Pour l’heure, on attend sagement le début des festivités, émerveillés par le lieu, la Géode nous toisant au loin à travers un mur de vitres. Non vraiment, on devrait venir plus souvent ! Même si une soirée à la Fondation Cartier s’avère tout aussi dépaysante.

Trêve de contemplation, les choses sérieuses débutent enfin avec … Pierre Bastien. Tel un dangereux psychopathe, notre homme élabore une musique electro répétitive à partir de montages réalisés en Mécano et animés par une multitude de moteurs ; la palme de l’ingéniosité revenant à cette série d’arbres tournants sur lesquels sont fixés des doigts pressant périodiquement les touches d’un clavier.

Pour compléter le tableau, deux écrans, disposés de part et d’autre de la scène, retransmettent en direct les ébats des mécaniques filmés en gros plans. La décence nous interdit d’imaginer le nombre d’heures passées à l’élaboration d’un tel ouvrage. On croirait revoir Matmos en fait. En première partie de Slint, ces enfantillages passent encore, mais là on finirait presque par s’impatienter !

Enfin … si cela peut empêcher notre homme de tuer des gens, on veut bien jeter un coup d’oreille attentif à ses travaux et donner un peu de notre temps.

Aperçus au milieu des quelques dizaines de spectateurs, Eddie Argos et Jasper Future semblent dubitatifs. A peine le temps de s’en remettre, les musiciens de Art Brut ont déjà fait leur apparition, bientôt rejoints par leur génial frontman. "Formed A Band".

Ces jeunes gens ont monté un groupe et le rappelle fièrement lors de chaque ouverture, tel un acte fondateur. Très sage et encore un peu perplexe, le quintet londonien prend ses marques. "Bang Bang Rock & Roll". Applaudissements nourris. Une fois le public dans la poche, place à une petite face B. "These Animal Menswe&r". Visuellement, quel régal !

L’attraction demeure sans conteste Eddie Argos, grimpant sur les amplis, balançant son micro, sautant à la corde avec le fil quand il ne se lance pas dans une expédition au milieu du public. Heureusement, les autres font davantage que de regarder : de Mike, debout, martelant ses fûts tel un Nick Knox avant lui, à la placide bassiste Freddy en passant par les deux guitaristes survoltés - Ian looké à la Keith R. paraît déjà bien abîmé pour son âge -. "Bad Weekend".

Vient ensuite le premier inédit, "Blame It On The Trains". Dans la foulée, Eddie et ses chaussettes rouges trouées se rapprochent des premiers rangs pour recueillir un souhait du public … avant d’opter unilatéralement pour "Moving To LA" . Avec ces jeunes formations, pas de sang d’encre à se faire sur la setlist : tout sera joué. Seul l’ordre variant d’un soir sur l’autre.

Les hésitations du début ont maintenant laissé place à une assurance à toute épreuve. Une fois lancée à plein régime, la machine n’épargne rien sur son passage : "Rusted Guns Of Milan" et un "Modern Art" des plus appropriés (" modern art makes me want to rock out"). Il est vrai qu’Art Brut aime à cultiver ce côté décalé, vaguement arty, lui conférant ce statut à part dans le magma des nouvelles pousses rock.

En effet, derrière une façade primesautière, voire naïve, les londoniens semblent largement plus malins que les autres. A défaut de créer un consensus autour d’eux, ils génèrent au moins systématiquement le débat : on déteste ou on adore, il faut choisir. Nous on les adore. Sans parler des gimmicks développés au fur et à mesure des concerts : des "Ready Art Brut ?" lancés à l’adresse des musiciens, aux "Art Brut ! Top Of The Pops !" repris tel un slogan par le public ...

S’en suit une petite salve de nouveaux morceaux : "St. Pauli" et "Post Southing Out". Pas de tube en puissance a priori, mais on boit comme du petit lait. Et les paroles dans tout ça ? Parfaitement jubilatoires ou profondément crétines. Les thèmes abordés ? L’éternelle frustration sexuelle adolescente, le rock’n roll circus, ce genre de choses. De vrais petits mod ! Une grosse dose d’humour ainsi qu’une sévère fixation sur les ex-petites amies en plus. "Emily Kane".

Chic ! Voilà leur nouveau simple débarqué à grand renfort de promo la semaine dernière : "Nag Nag Nag Nag". On poursuit avec l’évocation nostalgique d’une enfance romaine ou de vacances milanaises :"18.000 Lira".

Arrive enfin l’hymne absolu "My Little Brother" précédant "Good Weekend", le dernier extrait de l’album. Art - Brut- Top Of The Pops !! Quatre nouvelles chansons, la meilleure des trois prestations de nos gaillards cette année à Paris. La plus originale aussi. Aucun intérêt de traîner ici plus longtemps, rien ne pourra être de ce niveau
 

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En savoir plus :

Le site officiel d'Art Brut


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
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"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
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Lecture avec :

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