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Interview  (Paris)  mars 2003

C'est dans l'arrière salle du siège parisien de Beggars Banquet, assis sur un canapé, un bout de clope entre les doigts, ses albums du moment et un discman posé devant lui, qu'apparaît timidement Zongamin.

Nouveau venu sur la scène musicale électronique, il s'est fait remarquer, voilà deux ans avec deux EPs prometteurs ("Serious Trouble" et "Tunnel Music") qui seront suivis par un album prévu pour très bientôt.

Inspiré par les sonorités électroniques (!) dès son plus jeune âge - la BO de Ghostbusters fut son premier achat discographique -, Zongamin s'est tourné dès l'adolescence vers la basse et refuse l'étiquette d'artiste électronique lui préférant celle de musicien, à ses yeux, hautement plus respectable.

En effet, il avoue que son premier grand choc musical a été de voir, un an avant sa mort, Miles Davis en concert à Londres : il peine d'ailleurs à trouver des mots pour qualifier ce show qui a visiblement changé sa vie. Une des conséquences est probablement cette volonté de se produire live car la musique, selon lui, se doit d'être jouée pour exister.

Sur scène, Zongamin (le groupe) se présente sous la forme d'un quintet (un concert est d'ailleurs prévu pour le 26 avril 2003 au printemps de Bourges) et Zongamin (le frontman) avoue ne jamais avoir envisagé de se produire seul avec sa basse en utilisant des samples ou en les élaborant au fur et à mesure comme Joseph Arthur.

Questionné sur l'origine de son nom, l'intéressé reste assez évasif : "Non, ce n'est pas mon nom, c'est celui du projet et c'est aussi celui du groupe". Quant à sa signification, il sera impossible d'en savoir plus, une simple invention voilà tout.

A propos de sa biographie, on apprend que Zongamin est né au Japon, qu'il a déménagé en 1985 vers l'Angleterre pour suivre des études d'art, puis dans divers quartiers de Londres au gré de ses employeurs et que son virage vers la musique électronique lui vient d'une passion pour les beats. Concernant son pays d'origine, il estime en être resté éloigné depuis trop longtemps pour se sentir vraiment concerné par l'activité artistique et musicale plus particulièrement.

En plus de réaliser les pochettes de ses disques, Zongamin n'a pas pour autant arrêté ses activités de dessinateur dans la mesure où il continue d'exercer ses talents parallèlement à sa carrière de musicien sans pour autant songer à franchir le cap pour se lancer dans la réalisation d'animations pour ses éventuels vidéo clips.

Son premier album éponyme (prévu pour le 25 mars 2003), sera de la même veine que ses précédents EPs car enregistré à la même époque, c'est à dire dépouillé de chant à l'exception d'un seul titre où un de ses amis a prêté sa voix.

Ses aspirations actuelles sont dans un certain sens un peu éloignées de celle de l'album qui doit sortir et il envisage, dans le futur, d'octroyer une place plus importante aux voix (idéalement avec Siouxsie Sioux, une de ses collaborations rêvée).

Les contraintes horaires de notre monde civilisé reviennent au grand galop et sonnent prématurément le glas de l'interview pour cause de train à prendre pour Londres. Dommage, quelques questions resteront en suspens mais cette entrevue aura au moins permis de mettre en lumière une personnalité intéressante et surtout une démarche sur laquelle nombre d'artistes électro feraient bien de s'étalonner.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album eponyme de Zongamin


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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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