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Interview  (Paris)  21 mars 2007

Au lendemain de leur concert à l'Olympia en ouverture de Arcade Fire et à la veille du lancement en France de Trompe l'œil, leur nouvel album, les Malajube donnaient ce soir là un concert gratuit à la Flèche d'or.

Tandis que 4 membres du groupe sont partis en balade parisienne, le bassiste Mathieu Cournoyer reste avec nous pour une interview express dans le brouhaha des balances de Bikini Machine.


Tout d'abord, une question brûle mes lèvres de français, Malajube, ca veut dire quoi en québécois ?

Mathieu : En fait, ça ne veut absolument rien dire, c'est un nom comme ça qui était marrant et qu'on a bien aimé. L'idée, c'est quand même un peu le mélange des mots MALAdie et juJUBE qui sont des petits bonbons gélifiés au Québec (ndlr : comparable à des Dragibus).

Malajube, c'est n'est pas encore connu en France mais d'après mes sources, c'est très connu au Québec et à Montréal, on ne passe pas une journée sans entendre parler de vous.

Mathieu : (rires) En fait, ce buzz est venu après le lancement de cet album, Trompe l'œil, au Québec. En fait, il est sorti au Québec en février 2006.

Et Malajube c'est qui alors ? Un vrai groupe ou un collectif comme c'est la mode au canada ?

Mathieu : Non, nous sommes toujours le même nombre en fait. Avant nous étions 4. Mais sur ce nouvel album il y a tellement de trucs à jouer que pour la scène, on a pris un cinquième membre. Sinon il aurait manqué carrément des parties de chansons si on était resté 4 et nous n'aurions vraiment pas pu tout faire.

Alors maintenant on est 5 en fait et je pense que c'est comme cela que restera le groupe après la tournée. Sauf si le nouveau est vraiment mauvais. Pour l'instant c'est notre esclave (rires). Ensuite c'est vrai qu'en studio on aime bien travailler ensemble et tout faire ensemble sur l'album alors ca serait logique qu'il reste avec nous. Va savoir.

Malajube est-il partie intégrante de ce que l'on appelle tout du moins ici en France la nouvelle scène de Montréal ? Avec Arcade Fire, Broken Social Scene, Animal Collective etc…

Mathieu : Montréal, c'est une ville assez grande, donc il y a de toute façon beaucoup de groupes. Par contre, il se passe un truc curieux c'est que les groupes francophones et les groupes anglophones ne jouent pas dans les mêmes clubs en général. Et c'est vrai que nous on a buzzé un peu de l'autre côté aussi donc on est passé un peu des deux côtés.

Ca a commencé au début avec une amie qui travaille dans un festival pop à Montréal et c'est quand même un festival très anglophone, il n'y a pas beaucoup de francophones qui y jouent. Et ils nous ont programmés dès la première année et depuis chaque année on joue là bas. Hier nous avons fait l'ouverture de Arcade Fire à l'Olympia. J'aime bien ce mélange. C'est intéressant de mélanger les groupes qui chantent en français et les autres !

Vous êtes le pendant français de Arcade Fire ?

Mathieu : Non non non ! C'est pas pareil. Mais tu sais cette histoire de scène de Montréal c'est monté par les médias, vu de l'intérieur ce n'est pas comme ça. En fait ce qui pourrait nous rapprocher de Arcade Fire, c'est le fait d'avoir beaucoup d'instruments et d'en mettre tout plein partout, bien sûr. Mais musicalement c'est quand même assez différent je pense.

Et des gens comme les Cowboys Fringants qui commencent également à faire parler d'eux en France te sont proches ?

Mathieu : Non, c'est musicalement pas dans le même truc. Ce que eux font c'est plus axé sur le Québec. Ils sont souverainistes et leurs chansons sont parfois un peu plus "folkloriques". On vient du Québec, on est content mais on n'en fait pas notre cheval de bataille. Bien sûr on souhaite tous la souveraineté du Québec mais notre truc ce n'est pas d'aller la prêcher en chanson en fait.

Vous n'êtes pas militants donc ?

Mathieu : Non mais il faut quand même essayer de faire en sorte que le français et la culture francophone au Québec continuent d'exister. Il y a quand même de plus en plus d'anglophones. Il y a une loi au Québec pour protéger la francophonie le plus possible mais c'est toujours contesté …

Chanter en français c'est quand même un choix pas si innocent ?

Mathieu : Non c'est sûr, on aurait pu chanter en anglais c'est vrai. Ca aurait peut être été plus facile pour s'intégrer avec des groupes comme Arcade Fire qui marchent bien, mais peut être aussi qu'on serait carrément tombé dans l'oubli (rires). Et puis en même temps nous sommes francophones à la base, donc on ne va pas aller chercher une autre langue pour chanter.

C'est aussi difficile au Québec qu'en France de faire du rock en français ?

Mathieu : C'est pas facile mais il y a pas mal de groupes plus jeunes que nous qui chantent en français alors c'est encourageant, comme Carquois, Galaxie.

Mais on ne les connaît pas en France, nous on a droit à vos chanteuses insupportables !

Mathieu : Ah oui ca y'en a plein ! (rires)

Vous venez de terminer une tournée aux Etats-Unis. Avez-vous ressenti la barrière de la langue ?

Mathieu : Ben c'était pas facile, on était un peu sceptique au début et puis le tourneur a un peu insisté. Et finalement cela s'est très bien passé. Le public essayait de chanter en français c'était marrant.

Votre musique est assez sautillante pour que les gens se passent des paroles aussi. Y a-t-il une part de visuelle importante également (on vous voit sur votre site web avec des têtes d'animaux) ?

Mathieu : Non pas particulièrement, on ne fait pas de spectacle sur scène. On bouge beaucoup c'est bien rock mais ce n'est pas un spectacle vraiment. Pour les têtes d'animaux, en fait c'est un délire.

De temps en temps en tournée, on tombe sur des trucs qui nous font marrer et on les achète et on fait un peu les idiots avec pour s'amuser. Là, c'était donc des masques d'animaux, on a fait des photos avec, juste comme ça.

Concernant les paroles, même en France ce n'est pas toujours facile de tout comprendre du premier coup à l'écoute des chansons de Trompe l'œil …

Mathieu : Oui c'est l'accent ça (rires). Mais dans le disque il y a les paroles dans un livret, avec un joli dessin pour chaque chanson.

Et d’où vient votre style musical avec ces mélodies très riches et chargées d'instruments dans tous les coins ?

Mathieu : Ben en fait au départ on était juste 3 et on essayait de faire des trucs très simples et puis petit à petit, on a ajouté des trucs dessus, en partant sur du jam pendant les répétitions. On se connaît bien aussi car pour la plupart on joue ensemble depuis qu'on a 13 ou 14 ans. A un moment je faisais même un peu de métal, comme tous les jeunes.

Et maintenant la musique c'est devenu vital pour vous ?

Mathieu : Oui bien sûr mais même si on n'y arrivait pas, on travaillerait à côté et on continuerait de faire de la musique pour notre plaisir. Pour l'instant ça marche bien au Québec et on arrive à en vivre un peu.

Depuis cet album, qui date donc de plus d'un an, que s'est-il passé ?

Mathieu : A part la tournée, rien. On n'a pas eu beaucoup le temps d'écrire. Si bien que après cette tournée on va s'arrêter pour écrire et sortir le prochain disque dans 1 an, 1 an et demi et normalement ce coup ci il sortira en même temps partout.

Concernant la pochette du disque et son dessin, tu peux nous en dire un peu plus ?

Mathieu : En fait sur la pochette complète (ndlr : l'albumpromo ne comporte pas de livret) il y a un dessin pour chaque chanson. Et chacun illustre plus ou moins une maladie, c'est également le thème de la plupart des chansons, même si ça n'y parait pas à première vue. Le thème est venu parce que on a eu pas mal de parents qui étaient malades notamment.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Trompe l'oeil de Malajube
Malajube en concert à La Maroquinerie (16 octobre 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de Malajube

Crédits photos : Laurent (Plus de photos sur Taste of Indie)


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