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Zèbre de Belleville  (Paris)  13 avril 2007

Marina Celeste en concert? Enfin une bonne occasion d'arrondir les angles suite à l'écoute de ses deux albums Acidulé et Cinéma Enchanté, sortis récemment. Rendez vous était donné pour un début de concert à 20h30. Arrivé sur les lieux 19h55 histoire de pouvoir prendre la température d'avant concert.

Premières impressions, le Zèbre de Belleville situé au 63 boulevard de Belleville dans le 11ème arrondissement se voit de loin. Avec sa devanture portant l'effigie d'un...Zèbre, le tout fait tout de suite de suite penser à un cabaret plus qu'à une salle de concert. D'ailleurs, c'est un cabaret, le plus petit cabaret d'Europe selon la pancarte à l'entrée.

A cette heure, il n'y a pas encore grand monde. Tout au plus 5 à 6 personnes à l'entrée fumant une cigarette et discutant de leur semaine, et le même nombre à l'intérieur, une bière à la main devisant de la même manière. De quoi se trouver une place laissant un bon point de vue sur la scène et la salle. L'ambiance générale du lieu, fait penser à un mix entre une salle de jazz à l'américaine des années 20 et, bien entendu, un cabaret, sauf qu'il n'y a que trois tables au devant de la scène toute affligée d'un carton "Réservé" pour décourager les non initiés.

Avec ses murs et sa moquette aux couleurs chaudes obscures et son foisonnement de rideaux, le tout donne une atmosphère agréable, accentuée par l'éclairage diffus aux chandelles, qui nécessite tout de même un certain temps d'adaptation, et les cadres accrochés au mur laissant apparaître des photos de cirque et cabaret de l'ancienne époque rajoutent la touche historique à l'ensemble. En somme, un cocon chaud où la musique de Marina Celeste pourra prendre tout son essor. Un autre coups d'oeil laisse apercevoir un balcon en hauteur qui fait le tour de la salle, ce qui laisse un très bon point de vue pour apprécier le spectacle.

Au fur et à mesure du temps qui passe, la salle se remplit à son rythme. Un publique trentenaire, dans la veine jeunes actifs, très mondains, pas de "psychopathes" ce soir pour reprendre les mots d'un observateur situé non loin. Quelques japonaises viennent s'attabler à côté, peut être des fans de la jeune femme qui a déjà pu faire ses premières armes au Japon... Tout ce petit monde reste timide, personne ne se met au centre de la salle, ou ne sort du lot.

Espérons que la première partie chauffera l'ambiance, bon ce n'est pas un concert rock, mais tout de même un public vivant rend le spectacle bien plus agréable. 20h24, un coups d'oeil discret depuis les coulisses laisse présager un début imminent, qui ne sera effectif que 6 minutes plus tard, quand Cheveux entrera en scène.

Oui, son nom est bien cheveux, et tel que la description qu'il fait de lui même, son entrée est celle d'un cheveu dans la soupe, discret, là où l'on ne l'y attend pas, mais bien présent. Le jeune homme qui approche sûrement la trentaine (plutôt 25-27 ans semble-t-il) arbore un look décontracté. Une barbe de quelques jours, un jean qui laisse transparaître un coté un peux Grunge, et de simples baskets blanches quelque peu usées par le temps aux pieds. Il ne paye pas de mine, mais sa musique en est tout autre.

Il chante le quotidien, ces petits détails en apparence anodin, et qui sont pourtant ceux dont on se souvient le plus dans une vie. Un univers romantique, quelque peu mélancolique, laissant transparaître un vécu personnel sur le plan sentimental à tendance désabusée. Le tout agrémenté d'une pointe d'humour toujours présente. Cheveux va pendant 24 minutes préparer la salle. Performance respectable vu l'ambiance de départ, et sa guitare acoustique miniature ne sera pas de trop pour cet artiste chantant.

Fin de la première partie, cheveux nous quitte le sourire aux lèvres, prêt a laisser sa place à Marina Celeste. Une Marina qui saura se faire attendre. Le temps de laisser le public consommer... il est d'ailleurs étrange de voir comment boire est devenu comme fumer, ça occupe. Alors en attendant ça papote, ça s'informe des dernières infos dans le journal du jour, ça patiente. Vivement l'arrivée de Marina.

Elle ne montera sur scène qu'a 21h30 dans sa petite robe légère, laissant apparaître un petit bout de femme avec un côté petite fille rêveuse... mais tout autant que les roses ont des épines, il ne faut pas se fier aux apparences, et cette apparence somme toute feinte, cache une femme sûre d'elle et sensuelle.

Sur le set, 13 morceaux, une majorité tiré de son album Acidulé, et trois venus de Cinéma Enchanté. Tiens 13 morceaux, pour un vendredi 13, Marina ne serait elle pas superstitieuse? L'ensemble de sa prestation, est à l'image de son univers, rafraîchissant et envoûtant. La chanteuse danse au rythme des mélodies éléctro telle une fleur portée par le vent. Elle a un côté séductrice qui n'est pas pour déplaire, et sait jouer avec son public qui restera captivé, comme envoûté. Le petit sourire malicieux au coin des lèvres de Marina laisse à penser qu'elle s'amuse beaucoup.

Dans l'ensemble, un très bon concert, malgré quelques lenteurs par moment, sûrement dues à l'envoûtement que produit Marina sur son public, liés aussi à un problème d'informatique négligeable. N'empêche, ça a tout de même légèrement cassé l'ambiance, ah l'informatique... En tout cas, après 1 heure de concert, les lumières se sont éteintes, la musique s'est tue, et la fleur a laissé planer dans le cabaret son odeur et ses mélodies qui n'abandonneront plus ceux qui sont tombés dans ses filets. S'il est un concert à voir, c'est bien celui de Marina Celeste, qui une fois de plus, fera parler d'elle.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

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La chronique de l'album Acidulé - Cinéma enchanté de Marina Céleste
L'interview de Marina Céleste (13 avril 2007)

En savoir plus :

Le site officiel de Marina Celeste


Mickael Diot         
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"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
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"Le Défi du champion" de Leonardo D'Agostini
et at home avec des longs...
"2021" de Cyril Delachaux
"Les Robinsonnes" de Laurent Dussaux
"L'Ile aux femmes" de Eric Duret
"Quand j'avais 5 ans, je m'ai tué" de Jean-Claude Sussfeld
"The Storm" de Ben Sombogaart
...et des courts-métrages
"Odol Gorri" de Charlène Favier
"Poseur" de Margot Abascal

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"Un océan, deux mers, trois continents" de Wilfried N'Sondé
"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
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"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
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"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
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