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Interview  (Paris)  20 mai 2008

Nous avions entendu parler de Soy Un Caballo, lors de l'interview de leurs compatriotes, Girls in Hawaii, Denis avait cité sans hésiter ce groupe, en termes enchanteurs.

Cela avait aiguisé notre curiosité, et nous attendions avec impatience, la sortie de leur disque, qui semblait prometteur.

C'est aujourd'hui chose faite, et nous rencontrons Aurélie Muller et Thomas Van Cottom pour une interview sous le double signe de l'humour et de la gentillesse.

Ce couple dégage des ondes de sympathie en quantité industrielle.

Comment l’aventure Soy Un Caballo a commencé ?

Aurélie : Ca fait neuf ans qu’on vit ensemble.

Thomas : Comme ça, t’es prévenu hein, si jamais…

Aurélie : Que les choses soient bien claires, ça fait neuf ans, bientôt dix, qu’on vit ensemble ! On est chacun dans des groupes différents et en plus, dans ces groupes là, on n'était pas les chefs, ça ne nous frustrait pas dans ces groupes, mais on avait quand même des envies de leadership, de prise de pouvoir. On avait envie de faire de la musique ensemble et le groupe est né à travers le couple.

Une volonté despotique de faire de la musique ?

Aurélie : Une volonté d’être les chefs et pas seulement dans notre couple, mais aussi pour un projet musical.

Un projet différent de ce que vous faisiez dans les autres groupes ?

Aurélie : Oui, à la fois c’est différent et c’est une continuité, on vieillit.

Thomas : C’est différent dans le sens où ici, on prend des responsabilités. Avant, on était accompagnateurs, sans jugement péjoratif, amis, on accompagnait des leaders, dans Venus ou Melon Galia. On avait nos personnalités, on émettait nos avis, mais ça restait quand même l’univers d’une personne. Ici, c’est la première fois où c’est notre avis, notre vision qui compte le plus, à mon avis ce n’est pas fort différent de la vision que j’avais de faire de la musique. Ici, c’est nous.

D’où vient le nom du groupe ?

Thomas : Alors en fait, c’est difficile, parce que quand on fait plusieurs interviews dans la journée, j’ai l’impression de radoter. Tout est parti de l’idée d’un documentaire qu’on avait, qui traite de ta position en tant que jeune adulte par rapport à l’âge de tes parents. On voulait interviewer des gens de notre âge et savoir comment ils abordaient la vieillesse de leurs parents, s’ils parlaient de la mort, etc. Avec Aurélie, on s’est rendu compte qu’en posant ces questions là, on passait nous aussi un cap, de la fin de l’adolescence vers l’âge adulte. Sans la mythologie Celte, le cheval a le rôle du passeur de la vie à la mort. On s’est retrouvé en position de passeur, entre deux rives, en préparant ce documentaire, Soy Un Caballo, l’homme à la tête de cheval.

Et quel est le rapport à la mythologie Celte ?

Thomas : On est tombé dessus comme ça, et c’est vrai que le cheval est très présent dans le rock, en terme d’image, de puissance.

Aurélie : Puis on aime bien les symboles éculés et les utiliser dans d’autres contextes, leur donner d’autres significations. J’ai l’impression que c’est une façon de faire perdurer des idées de légendes, des histoires qui traversent le temps.

C’est une des raisons pour lesquelles vos illustrations tournent autour des imageries passées des années 50 ?

Aurélie : Tout à fait.

Thomas : C’est un plaisir d’utiliser toute une imagerie, ça part de vieilles cartes postales qu’on trouve sur des marchés, qu’on réactualise en plaçant nos personnages ou en changeant certains aspects. C’est une réutilisation du passé.

Aurélie : Prendre des choses du passé et les faire vivre dans le présent d’une autre façon.

Thomas : C’est toujours l’idée de passeur, on permet à ces images, attention on permet modestement, à ce que ces images ne soient pas oubliées et qu’elles revivent en étant réutilisées et remises au goût du jour, c’est une façon d’éviter la mort.

A quel moment s’est passée la traduction en espagnol du nom du groupe ?

Thomas : Et bien, ça sonne très mal en français, je suis un cheval, en néerlandais ik ben een paard, ce n’est pas très beau non plus. On a sorti un morceau sur une compilation sous le nom en anglais, et puis on s’est dit que c’était imprononçable.

Aurélie : C’est rigolo, parce que moi, je ne voulais jamais dire le nom du groupe, quand on me demandait, je disais qu’il fallait poser la question à Thomas, je n’arrivais pas à le prononcer. Comme on était lassé de la difficulté de prononciation, on a un ami qui nous l’a traduit gentiment, et on s’est dit : mais oui !

Thomas : C’est un peu démago, comme on préfère faire des concerts dans des pays chauds comme l’Espagne plutôt qu’en Norvège, en Belgique ou même en France … et ça marche.

D’ailleurs, j’ai lu que vous aviez fait un coffret spécial pour la sortie de l’album au Portugal.

Aurélie : C’est la maison de disques portugaise qui a fait ça, ils ont fait des boites qu’ils ont envoyées aux journalistes les plus importants, pour eux en tout cas. C’était vraiment un beau cadeau de voir que ça a inspiré la créativité d’autres gens.

Il y a une photo du coffret sur votre site, ça a l’air magnifique.

Thomas : On n'en a pas, même pour nous.

Aurélie : On leur en a demandés, mais on n’en a pas eue, il est vraiment beau. D’autant plus qu’il y avait un fer à cheval dedans, ils ont en plus dégoté des fers exprès.

Ou alors, les voler la nuit dans des écuries.

Aurélie : Ils ont peut-être violenté des chevaux pour nous.

Ce projet Soy Un Caballo, vous l’avez en tête depuis longtemps, mais la réalisation, écrire, enregistrer, vous avez tout arrêté pour vous consacrer à cela, racontez donc.

Thomas : La composition s’est passée assez vite, j’ai cassé ma cheville en jouant au badminton, et j’ai été immobilisé pendant deux mois.

Aurélie : Si on immobilise Thomas, il est très productif.

Thomas : Puis le travail d’enregistrement a pris une petite année.

Aurélie : Ce n’était pas laborieux du tout, c’est plus le résultat de collaborations. Il y a eu des épisodes, comme une série télé, il y a eu le pilote, la composition, puis le travail pour l’enregistrement avec des gens pour des voix, pour des arrangements.

Attention, je ne vais pas poser une question originale : comment avez-vous eu toutes ces participations ? J’imagine qu’avec les musiciens belges, ça a dû être plus facile, question de proximité. Mais comment avez-vous eu des participations comme Will Oldham par exemple, qui est assez sacralisé chez nous ?

Aurélie : Il nous a téléphoné, il adorait tout ce qu’on faisait. Non, je rigole, Thomas le connaît depuis longtemps maintenant. Thomas l’a rencontré en jouant avec lui en Belgique et en Angleterre, tout ça par le biais d’un organisateur de concerts belge. Ils sont restés en contact et Thomas est allé enregistrer avec lui aux Etats-Unis, ils sont restés amis. En fait, ce n’est pas si incroyable que ça.

Thomas : Le fait est qu’on s’envoit des morceaux, et je lui avais envoyé les premières ébauches de l’album, il a répondu qu’il trouvait ça très beau. Comme je sais qu’il parle français, parce sa mère est professeur de français, je lui ai demandé s'il voulait enregistrer un titre en français et il a tout de suite été d’accord. Le plus difficile avec lui, comme avec Sean O’Hagan, ce n’est pas d’avoir une réponse positive, c’est d’avoir une place dans l’agenda, enfin, plus dans le leur que dans le nôtre. Ca a été la bataille pour trouver un moment avec eux.

Donc en fait, il n’a pas souffert à chanter en français ?

Aurélie : Non, pas du tout. Ca a été beaucoup plus compliqué pour Jesse (chanteur de Morning Star) dans l’histoire, qui vit à Paris, mais vient de Bristol. Ca nous tenait à cœur de faire ces titres avec des gens qui n’ont pas le français comme langue maternelle.

Vous leur avez fait tout en phonétique ?

Aurélie : Non, même pas.

Thomas : Pour Will pas de problèmes, à part le pluriel qui finit en "e.n.t", il l’a prononcé "an".

Aurélie : Pour Jesse, c’était touchant, ça l’intéressait d’apprendre, comme il habite à Paris.

Quelle participation vous tient le plus à cœur ou la plus facile à faire ?

Thomas : Honnêtement, elles ont été toutes riches et aussi importantes.

Aurélie : Elles ont toutes été baignées par la confiance mutuelle. Chacun lâchait prise, pas dans le sens de se désolidariser, mais de donner le meilleur de soi en toute confiance. Ca, c’est vraiment le lien à chaque collaboration et il y a eu des particularités, toutes ont été simples.

Thomas : On s’est rendu compte qu’on a eu vraiment beaucoup de chance, et c’est important pour nous, par rapport à tous les gens qui nous ont accompagnés, que ce soit Boris, Cédric, Will, Jesse, Kate, Sean, qu’ils soient connus ou pas, que chaque personne qu’on respecte nous fasse confiance, qu’ils acceptent de travailler avec nous. C’est un truc terrible, même si ça ne se remarque pas, c’est ça qui est important. Même si on vend des milliers de disques, ce qui n’arrivera jamais, c’est ça le plus important. La relation a été respectueuse des deux cotés, ce qui est valorisant.

Aurélie : On a appris plein de choses différentes. On appris à alléger et pas dramatiser.

Soy Un Caballo est votre seul projet musical, ou vous avez d’autres choses ?

Aurélie : On a plusieurs choses en même temps, mais c’est notre seul projet musical en tant que chefs. On a un autre projet sur le même label, qui s’appelle V.O. et en général sur scène, les musiciens de Soy Un Caballo sont les musiciens de V.O.

Thomas : Sur le label Matamore, il y a trois groupes, Raymondo, Soy Un Caballo et V.O. et ce sont à chaque fois les mêmes musiciens, il n’y a que les leaders qui changent. Soy Un Caballo, c’est Aurèlie et moi, sur V.O. c’est le batteur de Soy Un Caballo qui est le leader et qui compose et dans Raymondo, c’est une autre personne, à chaque fois on change d’instruments. C’est un peu une grande famille, mais on à ces trois projets là.

Aurélie : C’est très gai, dans chaque projet, on à un rôle différent. Personnellement, V.O. c’est ma cours de récréation, je me fais diriger, je propose des choses, si elles ne sont pas acceptées, c’est pas grave.

C’est comme un jeu de rôle.

Aurélie : Voilà, c’est ça.

Thomas : C’est très valorisant, il n’y a pas que le fait d’avoir plusieurs projets et des positions différentes, il y a aussi l’âge qui joue, il y a beaucoup moins un problème d’égo et de tension que quand tu joues dans ton premier groupe et il faut que ton avis soit accepté. C’est très bien, parce que comme on a chacun un groupe où l'on est le chef, on est chacun au service de chaque projet.

Aurélie : En plus, chaque groupe a sa personnalité et les projets ne se ressemblent pas. C’est très chouette.

Sur scène, qui va vous accompagner ?

Thomas : En fait, on a deux formules.

Aurélie : Plat du jour et plat du soir.

Thomas : La différence, c’est plat à 30€ ou plat à 40€. Quand on joue à l’étranger, loin, c’est Aurélie et moi, avec un vibraphone et une guitare. Maintenant, pour les concerts comme à l’Olympia, on est à quatre sur scène, batterie, deux guitares et basse et vibraphone.

Un peu la formule qu’il y a dans votre concert à emporter ?

Aurélie : Oui, mais au lieu d’être Kate et Jesse, c’est Boris et Cédric, qui sont belges avec qui on joue dans V.O. Avec Kate et Jeese, c’est plus compliqué à mettre en place à cause des distances, mais là, on va jouer en Angleterre et comme ils y sont en même temps, ils joueront avec nous.

Justement, j’ai vu que vous aviez plusieurs dates là-bas, et ça m’a étonné qu’un groupe francophone joue en Angleterre.

Thomas : Si tu veux, l’album est déjà sorti là-bas, en gros c’est en France qu’il sort quasiment en dernier. Il est sorti en Belgique en septembre 2007, il est sorti en Espagne, au Portugal, au Japon, il sort en Juin en Angleterre et aux Etats-Unis. C’est la France qui a été la plus difficile à convaincre, chacun en tire les conclusions qu’il veut (rires). On est vraiment content d’aller tourner en Angleterre, parce qu’on l’a jamais fait, et d’aller faire des dates avec le groupe Tunng.

Et alors, à quand le Japon ?

Thomas : J’espère qu’on ira pour le prochain. Ce serait chouette.

Aurélie : Ca, c’est un grand plaisir, ça nous permet en plus de voyager, on n'est pas encore riche, je ne sais pas si ça arrivera, mais on a plein de plaisir à voyager, à rencontrer des gens. C’est très bateau ce que je dis, mais c’est vrai.

Vous avez des retours du Japon après la sortie de l’album ?

Thomas : Non, pour nous ça reste des quantités énormes, mais je sais qu’on a vendu 150 albums là-bas.

Aurélie : Pour nous, c’est génial de vendre ça.

Thomas : On est un groupe qui construit les choses lentement, j’espère qu’on fera des dates au Japon avant le cinquième album.

Sur votre site internet, on peut voir des "teasers" illustrant des parties de chansons, ont-ils vocation à être des clips dans un futur proche ?

Aurélie : En fait, l’idée c’est que notre album ait la bande son d’un court métrage, on a fini la bande son, mais pas le court métrage. Souvent, dans le cinéma c’est l’inverse. Les extraits que tu as vus ne sont pas destinés à être des versions courtes, c’est un film qui doit durer, on a revu nos espérances parce qu’on fait ça à la maison et que cela prend plein de temps, vingt minutes.

Thomas : En fait, c’est sous forme de petits épisodes, parce qu'on a remarqué que sur internet, tu regardes jamais un clip en entier, tu peux regarder une minute, une minute et demie. Donc on s’est dit, on a ces images qui font sept minutes et personne ne les regardera jamais en entier, donc on a utilisé des petits épisodes courts, c’est facile à télécharger, ça ne prend pas trop de temps et une minute, les gens peuvent se concentrer, plus je ne pense pas. On avait vu une étude, qui dit que dans une exposition, tu restes en moyenne sept secondes devant une œuvre. Tu imagines ?

Et là aussi, c’est vous qui faites tout ?

Aurélie : J’ai fait des études de montage à la base. Thomas m’a dit qu’il fallait que je fasse plus de musique et j’ai dit d’accord. C’est vrai qu’on a toujours été intéressés par l’image, c’est quelque chose qui nous berce partout.

Thomas : C’est une chose qui est importante pour nous, autant pour le plaisir que ça nous apporte, que pour faire autre chose que de la musique. Et puis ça demande du boulot. Grâce à notre court métrage, une chanteuse américaine, Stéphanie Dosen, nous a contactés pour faire son clip vidéo, ça aussi, ça nous a fait plaisir de savoir que nos spécificités pouvaient plaire à d’autres gens.

Aurélie : Elle a compris comment on était à travers nos images, parce qu’on ne triche pas, personne ne nous dit de ne pas mettre ci ou ça, on fait vraiment ce qu’on a envie, c’était une super rencontre. Elle et sa maison de disque nous ont fait confiance, ils nous ont donné carte blanche. Du coup, on a travaillé sans rien bâcler, on a été entier, juste pour être à la hauteur de leurs attentes. Faire les choses avec sincérité, ça permet des rencontres et de tout façon, tu ne rencontres pas les gens par hasard.

Et vous en rencontrez beaucoup de gens comme ça, au travers d’internet ?

Aurélie et Thomas : Oh oui.

Aurélie : La diffusion par internet, ça nous a permis de rencontrer des gens, d’aller en Espagne, au Portugal, même en Angleterre.

Thomas : Même aux Etats-Unis. Tous les contrats ou tout au moins les premiers contacts sont faits par internet.

On peut croire que c’est une légende pré-fabriquée, quand on entend que tel ou tel groupe arrive d’internet.

Aurélie : Ah non, je pense que c’est vrai.

Thomas : Ca change aussi la façon dont les maisons de disque font de la communication, pour les Artic Monkeys, je n’ai pas de chiffre précis, mais je pense que l’équipe qui s’occupait d’eux sur internet, ils devaient être nombreux. C’est une décision de partir sur ce type de communication et d’y mettre un budget conséquent. La musique des Artic Monkees va bien aussi avec ce type de diffusion. Si on faisait ça il n’y aurait pas d’intérêt, on n'a pas une musique grand public à ce point là. Eux, ils ont des tubes planétaires.

Et ce clip, vous allez le diffuser ? Par quel biais ?

Aurélie : On voulait faire un DVD, mais je ne sais pas si on va le faire. On voulait l’inclure avec des remix, parce qu’on a des amis qui font des remix de nos titres, on s’était dit que ce serait un chouette moyen de faire autre chose qu’un simple CD ou DVD. Je ne sais pas si on va le faire, la priorité ça reste le deuxième album.

Vous êtes déjà sur un deuxième album ?

Aurélie : Ah oui, oui, le premier est sorti en septembre, il commence à se faire vieux. Puis un album qui sort en septembre, ça veut dire que les morceaux sont encore plus vieux.

Thomas : Tout était fini en avril 2007, donc ça nous démange.

Ca ne vous fait pas un peu bizarre de faire une promo aussi tard ?

Thomas : Oui, je pense que c’est obligatoire quand tu fais un premier disque. Quand on va faire les Etats-Unis, ça fera presque un an et demi qu’il sera sorti. Si on fait des concerts là-bas, ce sera en décembre, janvier. Si notre prochain album n’est pas fini, il sera bien entamé.

Aurélie : On a vécu ça avec mon premier groupe, on est allé jouer là-bas, il venait de sortir chez eux, et pour nous il avait presque trois ans. On avait gagné une bourse et on avait fait une quinzaine de dates là-bas, en concert on avait du mal à ne jouer que les morceaux du premier album, ça nous ennuyait.

Thomas : C’est aussi le charme des petites structures.

Comment était ce concert à l’Olympia ?

Thomas : C’était très bien à plusieurs niveaux, ça s’est bien passé, le public de Girls in Hawaii était vraiment super. On était aussi très touché qu’ils nous choisissent pour leur première partie, je sais qu’ils ont dû se battre pour imposer notre groupe en support d’une date aussi importante, ça c’était vraiment très touchant. Leur public aussi, il est très bien, très à l’écoute, attentif.

Aurélie : C’était vraiment très motivant. Après le premier morceau, tu sais très vite si tu vas passer le concert "seul" et si les gens t’aiment ou pas. Là, ce n’était pas le cas.

Pendant l’interview de Girls in Hawaii, ils m’avaient parlé de vous, je leur avais demandé s'ils pouvaient nous conseiller des groupes belges, et sans hésiter il m’avaient dit Soy Un Caballo.

Aurélie : Ils sont trop gentils.

Je vous retourne donc la question.

Aurélie et Thomas : GIRLS IN HAWAII !

Thomas : Ca fera un petit peu de pub à ces petits jeunes, on aime bien donner des petits coups de pouce nous. Plus sérieusement, il y a Wixel, un gars super talentueux qui fait de la pop.

Aurélie : Il a plusieurs projets, toujours en anglais. Guernica, un projet beaucoup plus rock, un petit coté Pavement, même si je sais qu’ils n’aiment pas qu’on cite ça comme influence, mais je ne comprends pas pourquoi, c’est très reliable à un esprit rock.

Thomas : Sinon, il y a Austin Lace qui fait partie de nos chouchous en Belgique. Ils écrivent de très belle pop songs.

En France, on a toujours eu la question cruciale de savoir s'il fallait chanter en français ou en anglais. Vous n’avez pas ce problème en Belgique ?

Thomas : La plupart des groupes belges qui chantent en anglais sont connus dans un seul pays : la France. Je dis ça pour rigoler, attention. C’est quand même le pays où vous parlez le moins bien anglais. Je rigole encore. Pour nous, ça a été une évidence de chanter en français. C’était notre premier projet, on voulait être honnêtes et on n’avait pas intérêt à essayer de se masquer. Puis on parle anglais comme des patates.

Aurélie : Le français, ça peut bien passer pour le rock. A partir du moment où tu te poses la question, c’est mal parti.

Thomas : Beaucoup de groupes chantent en anglais pour le coté international, et nous on est la preuve du contraire. Ce qui compte, c’est ta musicalité, c’est la façon dont tes chansons sonnent, et j’ai l’impression que c’est même une barrière de chanter en anglais.Il y a très peu de groupes belges distribués en Angleterre. Si on avait chanté en anglais, je suis quasiment sûr qu’on n’aurait pas signé en Angleterre.

Aurélie : De toute façon, si on avait chanté en anglais, on n’aurait pas fait la même musique.

Thomas : On aurait fait du Heavy Metal.

Aurélie : Lordi, c’était nous.

Retrouvez Soy Un Caballo
en Froggy's Session
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La chronique de l'album Les Heures de Raison de Soy Un Caballo

En savoir plus :
Le site officiel de Soy Un Caballo
Le Myspace de Soy Un Caballo

Crédits Photos : Thomy Keat (retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


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Soy Un Caballo (8 juin 2008)


# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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