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Interview  (La Flèche d'or, paris)  26 novembre 2008

Quelques heures avant de monter pour la toute première fois sur une scène parisienne, à l'occasion des soirées Rock Is Dead à la Flèche d'or, Eugene McGuinness, songwriter prometteur tout droit venu d'angleterre nous a fait l'amitié de nous parler de son album fraichement sorti et de nous accorder une belle session acoustique.

Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton passé musical, jouais-tu dans un groupe ?

Eugene McGuinness : Je n'ai jamais été dans un groupe, j'ai toujours joué seul. J'ai commencé à écrire des chansons vers quinze ans, mais c'était nul, vraiment, ce n'était pas bon. Ça a commencé à être bon, vers mes dix-neuf ans, là c'était plus construit. Avant c'était vraiment mauvais, ça ne peut pas être comparé à quoi que ce soit, c'était vraiment nul, indescriptible (rires) Quand j'ai commencé à voir de bons groupes à Londres ou à Liverpool, j'ai été jaloux qu'ils soient si bons, je me suis forcé à écrire de meilleures chansons.

Tout ça par toi même, tu n'as jamais étudié la musique ?

Eugene McGuinness : J'ai essayé d'étudier la musique, ça n'était pas facile, je n'y prenais pas de plaisir et de toute façon, je n'étais pas très doué pour étudier. A moins de faire de la musique classique, je ne penses pas que cela soit très utile d'étudier la musique, à mon avis. J'ai essayé de travailler la musique dans le sens « classique » mais je ne suis pas assez fort pour cela. Je penses qu'étudier la musique, quand tu veux faire de la musique pop, comme les Beatles ,ou comme je fais, ne t'apportes pas grand chose. Toutes les chansons que j'aime sont faites par des gens qui ne connaissent pas tant que ça la théorie, ce sont de bonnes chansons, parce qu'il y a de l'énergie.

J'ai lu une citation de toi, mais tu confirmeras si c'est vrai ou pas, qui dit qu'à quatorze ans on t'as offert une guitare, tu as trouvé ça trop dur et tu es retourné jouer à ta playstation. Alors, finalement, ce jeu était plus dur que la guitare ?

Eugene McGuinness : (rires) Oui, c'est vrai ! A quatorze ans, pour noël, on m'a offert une guitare acoustique. Pour être honnête, je n'y connaissais rien, je n'y avait jamais touché. Puis, tout le monde sait que la guitare électrique, c'est celle qui est cool. Alors j'ai essayé avec cette acoustique, mais c'était vraiment dur, je me débrouillais mieux avec FIFA98, un autre de mes cadeaux. Alors je suis retourné jouer sur ma playstation. Ensuite, j'ai commencé à devenir dingue de groupes comme Blur, Oasis, les Beatles, les Kinks, et d'autres encore, à l'adolescence, on est vraiment obsédé par la musique. Je suis rentré un peu plus dedans, puis surtout, j'ai eu une guitare électrique pas longtemps après, et ça, c'était plus drôle.

L'album est très arrangé, il y a un travail de production assez poussé.

Eugene McGuinness : Il n'a pas été très long à faire.

Tu as tout fait tout seul ?

Eugene McGuinness : Non, celui d'avant j'avais tout fait tout seul. Mais là, des amis musiciens sont venus m'aider, comme si on était un vrai groupe. J'aime beaucoup les enregistrements qui sonnent live, avec piano, guitare, basse, des chœurs ... Je n'écoutes presque pas de musiciens solos, j'écoute essentiellement des groupes. D'ailleurs, je devrais jouer dans un groupe, j'ai pas envie d'être perçu comme le cow-boy qui chante, j'ai envie d'être impliqué avec d'autres musiciens.

D'un autre coté, jouer seul évite les compromis, jouer en groupe oblige à en faire.

Eugene McGuinness : Non, pas du tout, j'ai l'habitude de jouer avec d'autres musiciens. C'est presque plus étrange, pour moi, de jouer seul, mais j'adore ça.

Pourquoi une pochette avec un escrimeur, quel lien as-tu avec ce sport ?

Eugene McGuinness : Je sais pas (rires) J'étais persuadé que c'était déjà la pochette d'un album, que cela avait déjà été fait. Je ne voulais pas une image ou un dessin ennuyeux, je voulais quelque chose de simple, rien de pompeux. J'étais persuadé que Morissey, par exemple, l'avait déjà fait, mais en fait non, pas du tout. Je ne sais pas d'où ça vient, peut-être d'une photo dans un journal, pendant les Jeux Olympiques.

Je trouve que ça donne un coté "Dandy" 

Eugene McGuinness : Oh, je vois ce que tu veux dire, ce mot est très  français. Tu sais, en Angleterre tu n'apprenais l'escrime que si tu étais très riche, ou un « vilain », j'ai envie de changer l'image de l'escrime, avec plus de Rock et de Pop, rendre ça cool.

Qui à eu l'idée du scénario du clip Last State Circus ?

Eugene McGuinness : Un mélange entre une idée du réalisateur et une idée à moi. On voulait quelque chose de simple et d'inattendu. On ne voulait pas d'un amoncellement de choses, comme dans les vidéos musicales habituelles. On recherchait du noir et du blanc, avec des mouvements, surtout des danseurs. C'est une idée assez simple. Les costumes ne sont pas très pratiques d'ailleurs, avec les lumières il fait très chaud là dedans

Le groupe qu'on voit dans la vidéo, c'est le groupe que tu essaies de monter ?

Eugene McGuinness : Non, ce sont tous des amis. Mais nous allons certainement débuter quelque chose, j'ai quelques chansons déjà prêtes, que je voudrais jouer avec eux. Quelque chose avec plus de guitares, plus dans la lignée de Television. Je sais exactement ce dont j'ai envie, tout est prêt, mais pas complètement finalisé

Sur quelques sites internet, tu es souvent comparé à Morissey, aux Smiths, The Coral, T. Rex etc ... Qu'en penses-tu ?

Eugene Mc Guinness : Ah les Smiths, le meilleur groupe du monde ! Mais me comparer à eux ou T. Rex, bon c'est de la bonne musique mais, bon enfin ... Je ne lis pas vraiment la presse et les sites musicaux, donc je ne vois pas tout ça. Ce sont des groupes que j'écoute, peut-être qu'il en ressort des choses dans mes compositions, mais j'écoute plein de choses différentes. Des fois je comprends ce que le gens veulent dire par là, mais je ne suis pas complètement d'accord. Je ne pille pas la musique des autres, je fais la mienne.

Tu fais un petite tournée ces temps-ci, elle n'est pas terminée, peux-tu nous donner ton sentiment sur les dates passées ?

Eugene McGuinness : Des fois je fais les concerts en groupe et d'autres  fois, je joue seul, je penses que ça déstabilise les gens. Ça me plais, j'ai la possibilité de jouer seul ou en groupe, c'est une grande liberté.

Ce soir, tu joues solo ?

Eugene McGuinness : Oui.

C'est ta première venue à Paris ?

Eugene McGuinness : Je connais Paris, mais pas pour jouer, ce sera la première fois.

Pas trop stressé ?

Eugene Mc Guinness : Non, je ne m'attends pas à grand chose de spécial. Tu crois qu'on va me jeter des bouteilles ? (rires) Ça ne peut pas être pire qu'ailleurs, de toute façon.

Comment définirais-tu ta musique en trois ou quatre mots ?

Eugene McGuinness : C'est une question difficile, ça fait quatre mots là, non ? Quand je lis les interviews des autres, ils ont toujours quelque chose d'intelligent à dire, moi non, ça me désole.

Retrouvez Eugene McGuinness
en Froggy's Session
pour 2 titres acoustiques en cliquant ici !

 

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La chronique de l'album The Early Learnings Of Eugene McGuinness de Eugene McGuinness
La chronique de l'album eponyme de Eugene McGuinness
Eugene McGuinness en concert à Rock is Dead #2 (26 novembre 2008)


En savoir plus :
Le Myspace de Eugene McGuinness

crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


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Eugene McGuinness (26 novembre 2008)


# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec
la captation
de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquilité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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