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puce Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko and more
Concert Live à la Cigale 2008  (Warner Music France)  novembre 2008

Quand Fred Chichin meurt à 53 ans, c’est une des figures les plus familières de la scène musicale française qui disparaît. Depuis 1985, année où les Rita Mitsouko sortent Marcia Baila, nous sommes habitués à compter le groupe parmi les artistes à suivre. Catherine Ringer impose son baroque : voix puissante et rock, corps endiablé, sauvage et incarnation de femme-louve, capable de s’inventer, de se réinventer, et Fred, musicien curieux qui sait aussi prendre des risques. Alors les Rita Mitsouko en tant que groupe des années 80 s’est placé dans une région où les critiques rock et le public savent se réconcilier.

Inoxydables, ils semblaient l’être, non ? Ce couple dessiné en robots sur les affiches de leurs derniers spectacles. Mais c’est la mort qui t’a assassiné. Alors Catherine sans Fred ? Quel avenir pour le groupe ? Et pour elle quel personnage ?

Or Catherine Ringer n’a jamais joué les créatures d’un quelconque Pygmalion, n’a pas commencé sous les auspices des conseillers en marketing. Elle a fait preuve de combativité dans sa musique et dans sa vie d’artiste. Et si elle s’est mise au service d’un projet, comme celui d’Alfredo Arias, on la sent toujours libre et souveraine. Alors un combat de plus. Une expérience à partager avec le public. Un exemple de plus à donner aux femmes, aux hommes en général. Face à l’adversité, garder la tête haute, ne rien renier et continuer, vers la joie. Elle nous l’a démontré : il ne faut pas compter sur elle pour jouer les veuves éplorées (sans pour autant être voyeuse joyeuse, simplement veuve décente), faire fructifier un capital, thésauriser des rééditions à n’en plus finir, extirper des fonds de tiroir : ce qu’elle a souhaité, juste ne pas oublier en laissant le groupe disparaître avec son mari. Elle ne chantera plus les Rita Mitsouko sur scène, elle laissera d’autres interprètes, je suppose, s’approprier le travail d’une entité à deux têtes qui n’est plus.

Pour solder les comptes, elle a donné les derniers concerts à la Cigale : le disque Live et le DVD du concert sont sortis cette année.
On sent que ce n’est pas très évident pour elle, elle est en robe noire, un chapeau à voilette. Les musiciens n’en font pas trop mais jouent avec retenue. Les chansons, leur énergie viennent frapper à la porte, veulent sortir, veulent exploser les murs de la citadelle. Mais est-ce possible ? Peut-être plus avec Catherine Ringer, bien qu’elle soit portée par le public, par sa foi dans la musique, foi dans la vie.

Alors allons-nous condamner un DVD live qui se cantonne à filmer le concert, l’enthousiasme du public, la générosité de l’interprète ? C’est bien mais c’est peu. Considérant les circonstances, c’est peut-être juste ce qu’il faut. Quand la vie pousse Catherine Ringer à s’incarner dans d’autres chansons, avant qu’elle se remette à l’œuvre elle-même pour son propre compte. Et pour nous, il faudra aussi un peu de temps pour qu’on écoute les Rita Mitsouko sans ce voile de tristesse, sans ce rappel du temps compté de nos affections.

 

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Catherine Ringer en concert au Fil (mercredi 20 avril 2011)

En savoir plus :
Le site officiel des Rita Mitsouko
Le Myspace des Rita Mitsouko


Sandrine Gaillard         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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