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puce Raymonde Howard - Apple Jelly - Cobra killer
Le Fil  (Saint-Etienne)  6 juin 2009

Du 4 au 6 juin se déroulait la 3e édition du festival gay-friendly nommé Autrement Gay organisant des rencontres, des diffusions de films et des spectacles dans l’intention de sensibiliser autour de la culture gay. Pour clôturer le festival, un concert était organisé ce samedi soir. A l’affiche pour la première partie Raymonde Howard, un duo stéphanois qui joue dans un registre folk rock. Ensuite viendra Apple Jelly, un groupe d’electro-pop d’origine grenobloise. Le tout finira avec les très attendues Cobra Killer duo féminin servant une électro berlinoise complètement déjantée !

21H le concert débute. Le public est surtout représentatif de la communauté homosexuelle du coin, c’est un peu dommage pour un festival de sensibilisation. Raymonde et un homme, que nous appellerons Howard, rentrent sur scène humblement. Howard se place derrière les futs et Raymonde s’arme de sa grat’, de quelques pédales au sol et lance le premier morceau.

Les deux compères nous livrent alors une musique folk simple mais pas simpliste. Le public semble réceptif. Puis les morceaux s’étoffent, une boucle de guitare par la, une voix doublée par ci, on peut dire que la jolie voix de Raymonde est bien mise en valeur. Puis, les riffs se font moins doux, le rythme s’accélère, les morceaux gagnent ainsi en énergie pour virer un peu plus dans le rock, pour notre plus grand plaisir. On sent que Raymonde Howard n’en est pas à son coup d’essai et maîtrise son sujet, aussi il n’est pas étonnant de les retrouver dans le groupe La Seconda Volta. Le concert est une réussite et fait l’effet d’un bon tour de chauffe pour la suite.

 

La suite parlons-en. Apple Jelly. L’écoute de leur dernier album m’avait laissé dubitatif, un bonbon pop-rock, qui fait penser à The Good, the Bad and the Queen mais avec moins de saveur. Je suis donc un peu craintif. Mais sur la scène du club, c’est un autre groupe que j’ai découvert.

Dès leur arrivée sur scène, on sent que le groupe est en forme. Les yeux se tournent instantanément sur le charismatique chanteur, son maquillage façon "Un indien dans la ville" n’y est pas pour rien. Première bonne surprise ce n’est pas de la soupe qu’on nous sert, mais un son électro-rock très accrocheur. Une chanson et quelques mots de Benn le chanteur suffisent à condenser le public. Un mince filet de groupies défraichies (comprendre de plus de 16 ans) s’est rassemblé devant la scène. Benn bouge dans tous les sens, attire le regard, joue avec le public et les photographes. Accompagné de ses sbires, il livre un son puissant et survolté. En trois chansons, Apple Jelly a réussi à embraser le public qui s’est mis à danser. Le groupe maintient le feu sans faiblir jusqu’à la fin et on en redemande. De véritables bêtes de scènes sur lesquelles il va falloir garder un œil !

23H et des patates, l’heure est venue pour les très attendues Cobra Killer. Talons immenses, Imper en cuir noir, oreilles d’elfes, lunettes de soleil, gant médical en latex à la main droite qui tient une bouteille de vin. L’ambiance est posée. Le son est fidèle aux bizarreries sonores typiques des deux filles.

Celles ci sont réputées pour avoir un grain sur scène, sautant dans le public, se vidant du vin sur la tronche, de vraies rock stars. Et elles ne faillirent pas aux habitudes, très rapidement les deux filles accomplissent le rituel vinicole. Elles finissent la chanson et filent en backstage pour revenir avec des serviettes sur la tête. Je tique: les cobras s’embourgeoiseraient-ils ? Le show continue et la salle est surexcitée. Mais une certaine routine s’installe, les cobras lancent les morceaux sur les platines avec des enchaînements foireux et douloureux pour les tympans, puis elles reviennent chanter et poser sur le devant la scène.

Les groupies, lesbiennes cette fois-ci, sont toujours hystériques, mais pourtant on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine fadeur, l’impression tenace que le spectacle n’est qu’une répétition sans âme. Mais on espère encore que ça va changer. Une nouvelle chanson commence, "Au revoir Saint-Etienne". Une pluie d'applaudissements s'ensuit, des cris s'élèvent dans l'attente d'un rappel… qui ne viendra pas.

Quelqu’un regarde sa montre, seulement 45 minutes de concert. On a envie de dire "What the f*** !?!". On rentre, frustré. Les Cobra Killer auraient intérêt à revoir leur copie pour l’avenir car ce n’est pas la tête d’affiche que l’on retiendra de cette soirée.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album For all the bruises black eyes and peas de Raymonde Howard
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La chronique de l'album Nanana Club de Apple Jelly

En savoir plus :
Le Myspace de Cobra Killer
Le site officiel de Raymonde Howard
Le Bandcamp de Raymonde Howard
Le Myspace de Raymonde Howard
Le Facebook de Raymonde Howard
Le Myspace de Apple Jelly

crédits photos : Eric Ségelle (Toutes les séries sur Taste of Indie)


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