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Girouette  (Greed Recordings)  mai 2010

Il est des disques qui ne s'annoncent pas, que rien ne permet de voir venir. Avec son nom un peu toc et sa pochette digne d'un remake en bleu et noir de celle qui ne payait déjà pas de mine à l'affiche du grandiose Cosmos Factory, ce Girouette en fait certainement partie. Pas de grands effets de manches médiatico-catchy. Pas de buzz ni de mass-promo. Pas de twitt-flooding ni de management raisonné du scandale agencé. Tout à l'inverse, dès les déchirures de l'implacable rythmique de "Alphabet", déjà publié en EP il y a quelques mois et revenu pour fournir à l'album son ouverture, ça n'aura jamais d'autre air que celui, presque banal, de ce qui est si naturel (mais non pas l'inverse). Autant dire : l'air de ces albums qui ont tout pour devenir, instantanément, l'un de vos classiques, disques de chevets que l'on partage avec entrain.

Autant dire qu'avec ce premier album, publié par le remarquable label associatif Greed Recordings (Action Dead Mouse, Cornflakes Heroes...), General Bye Bye place la barre très haut et s'impose comme l'une des rares formations françaises à pouvoir tutoyer les géants du rock indépendant US. Comme, il y a pas loin d'un an, l'excellent Dreamer are you sad ? de Poor Boy (YY recordings, juin 2009), Girouette fait partie de ces albums français qui dépassent et rendent totalement caduque la question de savoir pourquoi certains éprouvent le besoin de chanter dans une langue qui n'est pas la leur. General Bye Bye parle couramment la langue du rock, un point c'est tout – avec un rien d'accent frenchy, il est vrai, mais qui aurait plutôt quelque chose de sexy.
Et quitte à voler dans les hautes-sphères d'un continent qui fait encore référence en la matière musicale, c'est à l'un de ses plus grands noms que General Bye Bye va se confronter, tant son ton, son timbre et même son sens des constructions pop complexes et fragiles toutes d'arpèges de guitare nerveux renvoient à Blonde Redhead, ce qui n'est pas peu dire. Jusqu'à cette mélancolie de fête foraine si particulière qui teinte son rock – mais de ces fêtes foraines véritables, celles que ne voient que les yeux de l'enfance, qui ne sont que merveille et enchantement ; et non l'un de ces sordides rassemblements de manèges bruyants et de grasses fritures dans lesquels des adultes désabusés vont étourdir leur lassitude.

Mais loin de s'enfermer avec application dans cet univers créé par d'autres, General Bye Bye en esquisse bien un qui lui est propre, dans lequel règne une folie supplémentaire, qui se traduit par les directions parfois inattendues dans lesquelles bondissent les morceaux (on n'est pas toujours très loin d'une certaine coloration math-rock, comme le révèle clairement l'éponyme "Girouette" avec ses structures alambiquées), dans l'utilisation d'instruments inattendus (comme le kantele, harpe traditionnelle finlandaise). C'est qu'on pourrait bien retrouver en coulisses l'influence de Can ou Erik Satie, sources d'inspiration revendiquées de Philippe Beer-Gabel, le fondateur de la formation.

En résultent douze titres (dont un caché) d'excellente facture, parmi lesquels "Alphabet", "The neverending trip" ou "Don't shoot the rabbit" tiennent le (très) (très) haut du pavé. De ces albums qui rassurent sur la capacité des formations françaises à suivre le rythme d'une authentique créativité rock contemporaine.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Blood on my keyboard de General Bye Bye
L'interview de General Bye Bye (7 juin 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de General Bye Bye
Le Myspace de General Bye Bye


Cédric Chort         
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General Bye Bye (7 juin 2010)


# 20 septembre 2020 : Orages ...ô des...espoirs !

Ce bel été indien se termine sur des orages, du tonnerre et des inondations terribles. Décidément 2020 ne nous épargne rien. Dans l'espoir de jours meilleurs et se faire plaisir au milieu de tout cela, voici notre sélection culturelle de la semaine.

Du côté de la musique :

"In and out of the light" de The Apartments
"Chrone EP" de Atrisma
"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
"Berg, Webern, Schreker" de Orchestre National d'Auvergne & Roberto Forès Veses
et toujours :
"Transience of life" de Elysian Fields
"Cerna vez" de Thomas Bel
"Bandit bandit" de Bandit Bandit
"Twins" de Collectif La Boutique
"Run run run (hommage à Lou Reed" de Emily Loizeau
Emily Loizeau en concert au CentQuatre
"Papillon blanc" de Gabriel Tur
"Dix chansons naturelles et sauvages" de Hugo Chastanet
"Both sides" le spectacle de Jeanne Added au CentQuatre

Au théâtre :

les nouveautés :
"Aux éclats..." au Théâtre de la Bastille
"Onéguine" au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis
"Surprise parti" au Théâtre de la Reine Blanche
"Mademoiselle Else" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Killing Robots" au Théâtre Paris-Villette
les reprises :
"Marie des Poules" au Théâtre du Petit Montparnasse
"Hector Obalk - Toute l'Histoire de la peinture en moins de deux heures" au Théâtre de l'Atelier
"Trinidad - Pour que tu t'aimes encore" au Studio Hébertot
"Carla Bianchi - Migrando" à la Nouvelle Seine
"Jos Jouben - L'Art du rire" à La Scala
"Mudith Monroevitz" à la Nouvelle Seine
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec "Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris
la dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - La collection de Madame" au Musée du Quai Branly
et toujours :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
"Ailleurs" de Gints Zilbalodis
at home :
"Caramel" de Nadine Labaki
"Tomboy" de Céline Sciamma
"Peur" de Danielle Arbid
"La Cour de Babel" de Julie Bertucelli
"La Bataille de Solférino" de Justine Triet

Lecture avec :

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"De soleil et de sang" de Jérôme Loubry
"Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard"
"KGB" de Bernard Lecomte et "Napoléon, dictionnaire historique" de Thierry Lentz
"La danse du vilain" de Fiston Mwanza Mujila
"Louis XIV, roi du monde" de Philip Mansel
et toujours :
"Apeirogon" de Colum McCann
"Ce lien entre nous" de David Joy
"Dans la vallée du soleil" de Andy Davidson et "Les dynamiteurs" de Benjamin Whitmer
"Ensemble, on aboie en silence" de Gringe
"Hourra l'Oural encore" de Bernard Chambaz
"Mes fous" de Jean-Pierre Martin et "Et si on arrêtait de faire semblant" de Jonathan Franzen

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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