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puce Festival Paroles et Musiques #19 (2010) - vendredi
Madjo - No Logic - Bach in the days - De Palmas - Hocus-Pocus - DJ Tagada  (Saint-Etienne)  vendredi 14 mai 2010

Tornade sous chapiteau, que les grenouilles s’accrochent !

A mi parcours, soufflons pour ce troisième jour. Ambiance posée à midi, slalom entre les gouttes et entre les groupes locaux l’après-midi puis tornade sous chapiteau avec vent d’est menaçant en fin de soirée. La météo est propice à la musique aujourd’hui, profitons-en !

Concert du vendredi, concert du midi, concert de l'épiphanie !
Madjo, joli petit bout de femme entre en scène, accompagnée de trois acolytes. Un petit bonjour timide, quelques accords de guitares et nous voilà plongés dès le premier morceau dans son univers ou plutôt le mien.

Je suis chez moi, un dimanche après-midi, il pleut, je regarde par la fenêtre, Madjo en fond sonore, c'est chaud et c'est mélancolique. Une mélancolie qui nous laisse rêveur et une chaleur qui nous réconforte. Une rêverie familière et douce, de celle qui n’est plaisante qu’accompagnée d’une musique qui pousse dans son imaginaire…

Mais retournons sur scène, la voix atypique de Madjo porte avec une étrange gravité dans la salle de l'éphémère, les chœurs apportent une petite légèreté, équilibrant le tout.  Au loin, on entend le battement de la pluie donne un petit rythme inattendu aux morceaux. C'est doux, c'est chaud, c'est accueillant.

Pour le coup, c’est mon troisième jour de festival et j’ai trouvé ce que je cherchais : un son que j’aime, simple, efficace, une guitare, une basse, des voix, et surtout une ambiance, qui m’interpelle plus que toutes les autres…

"Claque des doigts", la musique est la voix, un peu de beat box, les chœurs, toujours… Le public tape un peu dans ces mains, mais le public du midi est toujours un peu timide, d’autant plus que Madjo est un peu timide aussi, c’est la musique qui nous unit donc plus que l’échange propre au concert. Mais je n’en suis pas chagrinée, tant je suis bien au chaud dans ces mélodies.

Une reprise de "Where did you sleep last night", nous porte de l'autre côté de l'Atlantique, sur la route des pointures du blues, du folk, du jazz, des belles voix… La fin du concert approche, mais personne ne veut se séparer de la jolie Madjo et de ses compagnons. Tous se lève pour un petit rappel.  Ils nous jouent "Le monstre" pour une deuxième fois, simple, épuré, le juste équilibre de la chanson qui restera tout l’après-midi dans mon petit jukebox personnel.

Nathalie Besset

Une journée pour flâner, une soirée pour vibrer : Hocus Pocus – DJ Tagada
Après-midi gratuite carte blanche au Fil (SMAC bien connue de Saint-Etienne) pour ce vendredi. L’occasion de naviguer entre la petite salle de L’Ephémère et le Magic Mirrors. Plusieurs groupes s’enchainent et l’après-midi se passe dans une ambiance très sympathique : le public restant soudé pour combattre le froid se déplace en bloc d’un concert à l’autre. Notons simplement un passage remarqué du groupe stéphanois No Logic qui présente un set de jazz décomplexé et festif qui colore ses créations d’influence world musique. Willy Amarat et Thomas Fresnau ont de leur côté mélangé hip-hop et musique classique en associant human beat-box et piano au sein de Bach in the days, prouvant une fois de plus aux spectateurs toutes la plus value du métissage.

L’après-midi se passe, l’hiver gagne du terrain… Le festival a dû être délocalisé en Pologne… Il fait très froid et le festival attend Hocus-Pocus pour se réchauffer, tandis que De Palmas berce ses fans au Zénith.

Quand Hocus-Pocus entre en scène sous le chapiteau, nous sommes en plein nord de la Russie. Plus personne ne tape des mains sinon les doigts tombent gelés sur le sol de glace. 20Syl, le chanteur principal lance son flow porté par les 3 cuivres, guitare, basse, batterie et DJ. C’est énergique et ça annonce tout de suite la couleur. Gagnant quelques degrés et se rapprochant petit à petit de l’occident et du sud, le public, constitué en partie de connaisseurs parfois très jeunes, se remue de plus en plus. Et pan ! Encore une claque de festivalier pour cette soirée. L’énergie monte très vite. C’est funk, c’est groove, c’est hip-hop… C’est bon !

Nous avons maintenant rejoint les contrées chaudes et lointaines où l’on peut passer des heures en transe à écouter la musique. Le chapiteau tremble. Le groupe enchaine les titres sans jamais perdre en vigueur. Le spectacle est très interactif, s’appuie sur la complicité et la complémentarité des deux chanteurs. Chaque membre du groupe est mis à l’honneur et participe à l’enthousiasme dément qui s’est emparée de la salle. Le Magic Mirror tremble comme jamais et de l’extérieur semble prêt à exploser, captant même l’attention de badauds surpris par tant d’effervescence.

La réussite est totale et rarement les spectateurs ont quitté la salle aussi estomaqués et ravis. Un moment de pur bonheur musical pendant lequel seul compte le plaisir d’être là et de participer à la fête.

Le chapiteau est un hammam et nous pouvons sans risque nous aventurer à l’Est pour la fin de soirée. DJ Tagada rejoint la scène pour mixer avec audace la musique venue des Balkans. Sons tziganes, russes, fanfares gitanes, Chat noir chat blanc, Goran Begovic, tout y passe. DJ Tagada n’est est pas à son coup d’essai, il transforme chaque samedi les nuits parisiennes en fièvre tzigane et collabore avec le collectif Berlinois Balkanbeats. Les Balkans englobent ce soir la Russie et l’Italie dans le DJ set, avec notamment "Les Yeux Noirs" et "Bella Ciao" mais la recette semble en tout cas plaire aux derniers festivaliers qui dansent au centre du chapiteau, chapiteau qui aura véritablement été en cette journée le centre du festival.

Cyril Hortala

 

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De Palmas en concert au Festival des Terre Neuvas 2005 (samedi)

En savoir plus :
Mercredi 12 mai : Féfé, Java, La rue Kétanou, Cantate pour un cœur bleu…
Jeudi 13 mai : Jeanne Cherhal, Diam’s, Olivia Ruiz, Carmen Maria Véga…
Vendredi 14 mai : Madjo, Hocus Pocus, DJ tagada…
Samedi 15 mai : Imbert Imbert, M, Soan ,Batlik…
Dimanche 16 mai : Fantazio, Féloche, Loïc Lantoine, Renan Luce…

Le site officiel du Festival Paroles et Musiques
Le Myspace du Festival Paroles et Musiques

Crédits photos : Sébastien Barriol (Toute la série sur Taste of Indie) sauf DJ Tagada (Cyril Hortala) et Madjo (Clément Le Moine)


Cyril Hortala & Nathalie Besset         
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# 17 mai 2020 : le joli mois de mai

Après tout ce temps confiné, l'impression d'une liberté quasi retrouvée n'a d'égale que la prudence avec laquelle il faut aborder ses semblables. En attendant des jours meilleurs, voici de quoi se mettre du baume au coeur avec notre petite sélection culturelle hebdomadaire.

Du côté de la musique :

"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier
et toujours :
"Soir paien" de Alexis Kossenko, Anna Reinhold & Emmanuel Olivier
Interview de Morgane Imbeaud accompagnée d'une belle session acoustique
"Enrique Granados : Oeuvres pour piano" de Myriam Barbaux-Cohen
"For their love" de Other Lives
"Schubert, sonates pour piano D.845 & D.850" de Philippe Cassard
"Nothing is never over" de The Eternal Youth

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Cléopâtre in love"
"Affordable Solution for Better Living"
"Queen Blood"
"One night with Holly Woodlawn"
du des classiques revisistés :
"Antigone"
"La Dame de chez Maxim"
des comédies de moeurs:
"La garçonnière"

"Deux hommes tous nus"
du boulevard :
"Panique au Plaza"

"Grosse chaleur"
"Oscar"
du côté des humoristes :
"Shirley & Dino à Marigny"
"Philippe Lelièvre - Givré !"
Au Théâtre ce soir :
"Trois partout"
"Quand épousez-vous ma femme ?"
"J'y suis, j’y reste"
et une échappée opératique de classiques recontextualisés :
"Madame Butterfly" de Puccini
Pelléas et Mélissande" de Debussy

Expositions :

voir et revoir:
la récente exposition "Le Rêveur de la forêt " du Musée Zadkine en vidéo et avec les images commentées sur le site du musee
et la rétrospective "Christian Dior - Couturier du rêve" qui s'est tenue au Musée des Arts Décoratifs avec une visite-reportage réalisée par Benjamin Wu assortie des commentaires des commissaires
sillonner l'Hexagone en direction de l'exposition"Balenciaga, Magicien de la Dentelle" à la Cité de la Dentelle et de la Mode à Calais et du Musée La Piscine de Roubaix
partir ensuite pour l'Europe :
au Pays-Bas avec le Musée Van Gogh à Amsterdam et la visite virtuelle de chacun des quatre niveaux de monstration
puis au Danemark au Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague
et encore plus loin en Turquie au Pera Museum d'Istanbul
et en Corée du Sud pour explorer en 6 étapes le National Museum of Modern and Contemporary Art
enfin revenir à Paris au Musée du Louvre avec les visites commentées par les commissaires des expositions "Vermeer et les maîtres de la peinture de genre" et "Un rêve d'Italie, la collection Campana"
et finir en musique avec un revival musical avec l'exposition en ligne "Mai 68 - De la révolte à la légende" au Musée de la Sacem

Cinéma at home avec :

voir ou revoir :
de la romance avec "Coup de foudre au Caire"
de la comédie musicale hollywoodienne avec "Mariage royal" de Stanley Donen
de la comédie dramatique avec "Coffee and Cigarettes" de Jim Jarmush
du policier avec "Jeff" de Jean Herman
du thriller avec "Volte face" de John Woo
du western avec "Mon nom est personne" de Tonino Valerii et Sergio Leone
du fantastique avec "La femme aux bottes rouges" de Juan Luis Bunuel
de la comédie avec :
"Absolument Fabuleux" de Gabrieh Aghion
"Cash Express" de Jerry Zucker
au Ciné Club avec des films des années 50 :
"Topaze" de Marcel Pagnol
"Sacré jeunesse" d'André Berthomieu
"Vous n'avez rien à délarer ?" de Clément Duhour
une curiosité avec "Le Père Noël contre les Martiens" de Nicholas Webster
et une rareté avec "L'invincible Kid du Kung Fu" de Eddie Niccart

Lecture avec :

"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens
"Les lumières de Tel Aviv" de Alexandra Schwartzbrod
et toujours :
"Faites moi plaisir" de Mary Gaitskill
"La chaîne" de Adrian McKinty
"Incident au fond de la galaxie" de Etgar Keret

Froggeek's Delight :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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