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Interview  (Paris)  avril 2010

De passage à Paris pour la sortie du nouvel opus High Violet, Aaron Dresner et Matt Berninger se sont de nouveau prêté au jeu de l'interview pour Froggy's Delight.

Comment s'est passée la conception de l'album ?

Matt : On n'avait pas d'idée de ce que l'on allait faire. Après Boxer, on a beaucoup tourné. On n'a pas fait de pause, chacun de notre côté, comme on le fait habituellement. Puis on a construit notre propre studio dans le garage d'Aaron. On a fait quelques ébauches musicales. C'était un nouveau processus pour nous, plus simple et plus fluide. Beaucoup de temps a passé pendant lequel Aaron et son frère, Bryce, ont enregistré, mixé des idées. C'était il y a un an. On n'avait aucune idée de ce à quoi ressemblerait l'album jusqu'à ce qu'on l'ait presque fini.

Aaron : Grâce à notre studio, le processus fut plus "organique". Dès qu'on avait une idée, on pouvait la mettre en pratique. Cela nous a permis d'enregistrer plus. On a eu plus de temps pour expérimenter. On réessayait jusqu'à trouver le bon tempo, les bonnes structures, pour finalement trouver LE son de l'album.

A quoi ressemble-t-il ?

Aaron : Déjà, il y a plus de titres. Onze pistes mais avec des multipistes sur certaines. Mais surtout, il sonne plus "home-made", plus morcelé, lo-fi aussi. Il est à la fois orchestré et très développé, et en même temps "home-made", étrange et sombre. On aime beaucoup ce mélange, cette complexité au niveau du son. On ne voulait pas qu'il soit trop propre et travaillé.

Y a-t-il de nouvelles collaborations ?

Matt : La façon dont on travaille est très intuitive et lente. On fait beaucoup de choses, on en retire. Du fait de travailler dans notre propre studio, beaucoup de gens sont passés, ont fait des chansons avec nous : Panda Newson, Sufjan Stevens, Richard Reed Perry d'Arcade Fire.

Aaron : Sa voix est notamment sur "Sorrow", "Conversation 16". Il est très bon pour organiser les voix. On n'aurait jamais pensé à la structurer comme il l'a fait, c'est très étonnant. Il y a environ trente invités. Beaucoup ont fait de l'orchestration.

Comment travaillez-vous tous les cinq ?

Matt : On ne travaille pas ensemble comme en jam. La première moitié du processus se fait seul. Ensuite on construit ensemble. L'un a une idée, l'enregistre, me l'envoie et à partir de ces fragments, j'essaie de voir comment chanter dessus.

Vous habitez toujours à Brooklyn ?

Matt : On habite tous à Brooklyn depuis environ 10 ans et on va y rester encore un moment.

Quelles sont les différences avec les précédents albums ?

Matt : Quand on a fait Boxer, on le voulait très différent d'Aligator. On a fait quelque chose de plus élégant, de plus moody. Cette fois, on voulait quelque chose de plus sale, de peut-être moins austère. On a eu l'idée de faire des textures sales, agressives. Cela nous a pris beaucoup de temps de trouver les sons que l'on n'avait jamais expérimentés avant. On a délibérément mis de côté nos habitudes. J'ai évité d'écrire des paroles. Je ne pensais qu'aux mélodies, pas tellement aux mots. Les autres aussi ont essayé de jouer différemment. Autant qu'on pouvait, on voulait éviter Boxer.

Aaron : La principale différence est dans la voix. Matt chante plus haut. Boxer est méditatif, plus confessionnel, plus restreint aussi. Ceui-ci est plus dynamique d'une manière générale. Il y a aussi des différences sonores, une différence de texture. Il y a des "slow moving melodies", beaucoup d'orchestration, de jolies harmonies sur lesquelles apparaissent quelques petites maladresses. Des choses étranges arrivent au niveau du son sur cet album. Boxer est très joli, satisfaisant. Tout est là, tout fait sens.

High Violet est un peu pus dissonant, plus brut. Les choses arrivaient et on les enregistrait spontanément. Il y a quelque chose de décontracté. Sur "Little Faith" par exemple, on entend un groupe s'entraîner. J'explique une chanson à Bryan. Normalement ses parties de batterie sont très organisées, très travaillées, très composées. Mais sur ce morceau, c'est plus spontané, plus expressif. Pendant ce temps, mon frère faisait des loopings avec sa guitare pour nous accompagner et on a enregistré tout ça. Il y a beaucoup d'exemples de ce type sur l'album. C'est une jolie découverte pour nous, qu'on puisse être décontracté dans notre façon de faire un abum. J'aime vraiment beaucoup cet album, ce son. Il n'est pas sophistiqué. Peut-être qu'il ne marchera pas à la radio...

Quel est votre morceau préféré ?

Aaron : Je suis fier de chacun d'eux, je pourrais les écouter en boucle. Je dirais "Little Faith", "England", "Runaway", "Conversation 16", mais je ne sais pas. "Terrible Love" ? La plupart d'entre eux je suppose.

Et toi Matt ?

Matt : Je ne peux pas les séparer. Ils ne font qu'un.

Que signifie High Violet ? A quoi fait-il référence ?

Matt : Il est venu à la fin. On voulait qu'il soit dépourvu de sens, qu'il ne permette pas d'imaginer l'album. Il fait référence à une idée, un état d'esprit, une essence abstraite. Mais il ne signifie rien littéralement.

Savez-vous quels seront les singles ?

Aaron : Peut-être "Bloodbuzz Ohio" en premier puis "Anyone's Ghost", peut-être "Sorrow". Plusieurs options sont possibles mais ce n'est pas nous qui décidons.

Des artistes vous ont-ils marqué dernièrement ?

Matt : J'aime beaucoup The XX. En vérité, quand je travaillais sur cet album, je n'écoutais pas grand chose d'autre. Je n'avais pas l'énergie nécessaire. Je passais tout mon temps avec mon casque sur les oreilles pour travailler, j'ai dû louper pas mal de choses. Je vais m'y remettre.

Aaron : Pareil. Mais le nouvel album de Joanna Newsom est très étonnant. J'aime beaucoup The Volcano Choir, c'est un peu étrange mais j'aime beaucoup.

Pour finir, que pensez-vous du public français ?

Matt : On vient de New-York mais Paris est le premier endroit où on a eu un public, donc on est très reconnaissant. Maintenant le public devient dévoué et attentif partout où nous allons mais il se trouve que la façon d'être attentif, typiquement français, correspond à la façon dont on fait de la musique.

Merci pour vos réponses et bon courage pour la tournée qui vous attend !

 

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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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