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puce Raymonde Howard - Nina Hagen
Le Fil  (Saint-Etienne)  mercredi 6 octobre 2010

Nina Hagen et Raymonde Howard étaient à l'affiche ce jeudi, une programmation du Rhino Jazz. Cette année, ce festival ne se cantonne pas uniquement à sa ville natale de Rive de Gier, mais s'étend sur une vingtaine de lieux éparpillés entre Saint-Etienne, Lyon et Roanne. Cette dispersion géographique justifie-t-elle le mot festival ? Quoi qu'il en soit l'appellation n'est pas encore trouvée et ce n'est pas le débat puisque ce soir, à Saint-Etienne Nina Hagen était belle et bien là !

Spectacle complet, avec un public incroyablement disparate, encore jamais croisé dans cette salle labellisée Smac, une salle pleine donc, une ribambelle de journalistes ainsi que tout le gratin musical ligérien s'étaient donné rendez-vous pour voir le phénomène... (la foire économique de Saint-Etienne se tient à deux pas du concert, je remarque). Ce soir, peut-être que quelques personnes se sont gouré de lieu. Oui, vous, le monsieur avec des jumelles autour du coup et du papier Sopalin dans les oreilles, c'est bien de vous dont je parle !

Commençons par Raymonde Howard qui avait l'honneur de jouer en première partie. Déjà en entrant dans la salle du Fil, on entend chuchoter à plusieurs reprises : "Raymonde Howard, tu connais ? Non ? C'est une petite d'ici. Ce n'est pas son vrai nom, elle chante en anglais et joue du rock... "  Preuve que ses passages à la radio et un article dans Libé a fait son petit effet. Mlle Raymonde alias Laetitia Fournier débarque sur scène d'un pas rapide munie d'une guitare rouge flambant neuve, elle est toujours accompagnée à la batterie par Fab, casquette vissée sur la tête.

Je ne pense pas que cette nouvelle guitare en soit la cause mais l'on remarque que Raymonde Howard utilise moins de boucles, le concert s'en ressent de suite. Les morceaux se dévoilent mieux, avec moins de loops peut-être que l'on fait d'avantage attention au chant, aux paroles. Laetitia prend même le temps d'expliquer qu'un morceau parle de Saint-Etienne : "The Raincoats Are Here". Le public s'est agglutiné sagement devant la scène, écoute avec attention et semble en profiter pleinement. Puis arrive le titre "Almost Go Unnoticed" où Raymonde a pour habitude d'enregistrer le souffle de sa voix sous forme de boucles, ce soir ce sera également sans passer par ces enregistrements, mais en utilisant beaucoup plus de reverb. Elle en arrivera même à en perdre son souffle, et l'on en redemande !

Raymonde Howard nous joue un nouveau morceau qui est adopté de suite. Simplicité, efficacité le tout lié à une belle mélodie est donc toujours de mise. Le concert passe très vite, "Great Minds Think Alike" est le dernier morceau. Laetitia nous remercie à ça façon où "Thank you's", "Fuck you's" se mélange indéfiniment.... Un bon concert !

Il est temps maintenant de voir ce que va nous présenter Mme Nina, beaucoup de personnes dans la salle ne savent pas à quoi s'attendre, j'en fais partie et j'avais volontairement fait le choix ne pas me renseigner sur cette nouvelle tournée, m’attendant au meilleur comme au pire pour finalement me laisser la surprise au moment venu. Il est vrai que pour un grand nombre d'entre nous, sans que l'on connaisse véritablement son œuvre des années 80, elle fait pratiquement parti d'un inconscient collectif, et  reste une star incontestable.

Nina Hagen débarque sur scène avec 5 musiciens au look pas du tout rock'n roll voire plutôt monsieur tout le monde. Il s'avère que Nina a toujours une incroyable pêche ! 55 ans et toujours en très grande forme. Très à l'aise et complètement décontractée, elle nous livre ses premier morceaux. La majeure partie du concert se compose de standards gospel où se côtoient entre autres des reprises d'Elvis Presley mélangées à du vieux rock/blues comme le titre "All You Fascists Bound To Lose".

Avec ce dernier album et cette tournée, Nina Hagen est chrétienne et le chante haut et fort… Tout est là. Si l'on fait abstraction de cela, il en résulte un bon concert, sincère, sans prétention. Les 5 hommes aux allures classiques qui l'accompagnent se révèlent être de véritables et supers bons musiciens. Nina Hagen chante avec une incroyable voix grave à faire pâlir Barry White, une voix souvent triturée avec deux effets différents qu'elle choisit selon les morceaux. Toute l'ambiguïté de la chanteuse définitivement chrétienne apparait avec des titres qui me plaisent davantage comme la terrible reprise de "My Way" version punk où les Sex Pistols n'ont qu’à bien se tenir et surtout le cover de Depeche Mode "Personal Jesus" qui donne le titre à son album.

Le fameux public éclectique (souvenez-vous, l'homme aux jumelles !) est très sage, écoute religieusement si je puis dire, tout cela aurait mérité un peu plus d'entrain surtout quand Nina Hagen se déchaine pour donner une couleur d'opéra-rock sur certains titres. Certainement que de nombreux fans ont été surpris et déçus ne pas retrouver ce qui a fait le mythe de Nina Hagen, et sans doute agacés par cette tournure théologique du concert. Il en résulte quand même le souvenir d'une bonne soirée loin d'être le concert de l'année mais un concert de qualité.

 

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L'interview de Raymonde Howard (16 avril 2010)
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En savoir plus :
Le site officiel de Raymonde Howard
Le Bandcamp de Raymonde Howard
Le Myspace de Raymonde Howard
Le Facebook de Raymonde Howard
Le site officiel de Nina Hagen
Le Myspace de Nina Hagen

Crédits photos : Sébastien Barriol (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
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"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
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et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

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