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Hypernuit  (Cinq7 / Wagram)  septembre 2010

La première fois que j'ai croisé Bertrand Belin, c'était pour la sortie de son premier album. L'homme modeste et timide donnait un petit concert privé pour l'occasion et on y avait croisé celui pour qui il fut longtemps guitariste (l'est-il toujours ?) et qui sans doute est à l'origine d'un certain scepticisme quant au travail personnel de Belin de la part de toute une frange d'intégristes indie qui lui en veulent encore.

De Belin, je préfère garder en mémoire ses concerts aux côtés de Fantazio ou bien ses albums solo dont Hypernuit est la dernière oeuvre en date et qui affirme un peu plus que la chanson française peut s'élever haut et aller loin, tout comme l'ont affirmé et l'affirment encore les Bashung, Murat, Dominique A, Holden et quelques autres. Une chanson poétique, loin des histoires tellement plates et ordinaires dont on a soupées.

Du coup, ce n'est pas forcément facile de rentrer dans le monde de Belin. Une musique lancinante, pleine de lenteurs et de non-dits rappelant par moment Calexico ("Y en a-t-il ?" et sa batterie très Convertino ou encore "Tout a changé") ou Red House Painters ("Nord de tout").

La musique de Bertrand Belin procède par petites touches, loin des megalo-productions actuelles. Il faut aller chercher les mots sortis parcimonieusement de cette voix profonde, mi-crooner, mi-beau parleur qui réussit à manier aussi bien les mots dits que ceux chantés avec justesse et classe, sans jamais paraître surjoués. Néanmoins, la récompense est là lorsque, le premier pas fait, la musique de Hypernuit commence à nous livrer ses secrets.

On se laissera prendre par cette curieuse vengeance de "celui qui buvait le lait à même le pis", par la ballade un rien jazzy de "Ta peau", ou par l'étrange personnage de "Vertige horizontal", ballade douce-amère parfaite pour attaquer l'hiver, tout comme ce superbe duo masculin / féminin sur "La chaleur" avec Ann Guillaume. On pourrait en dire long sur chaque chanson de ce disque tant elles nous entraînent chacune dans un univers singulier et onirique.

Hypernuit est un disque que l'on aurait tort de prendre comme un disque prétentieux de simple variété. Il faut au contraire y chercher douceur et poésie, simplicité et vague à l'âme auquel on a envie de se laisser aller à l'écoute, répétée, de ces 11 belles chansons, certes françaises mais avant tout faites d'un bois de guitare comme on en fait peu, dans une langue simplement mais joliment maniée.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Bertrand Belin
Le Myspace de Bertrand Belin


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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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