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puce Yules - Bjørn Berge
New Morning  (Paris)  samedi 20 novembre 2010

Cette soirée au New Morning commence sous les meilleurs hospices avec une salle comble. Les spectateurs semblent fins prêts à savourer la pause week-end avec la première partie assurer par Yules puis la tête d’affiche, Bjørn Berge !

20h30 passé, entre en scène Yules, duo français fort sympathique, comptant un bassiste et un guitariste/chanteur prêts à nous délivrer un folk très inspiré de l’univers des songwritters américains. Ils viennent nous présenter leur second album intitulé Strike a balance, fraîchement sorti.

Le résultat est sobre, mélodique, d’une appréciable humilité qui se retrouve également dans le comportement des artistes.

Ils ne sont pas sans me rappeler la pudeur et la discrétion d’artistes tels que Neal Casal ou You and You. Les quelques morceaux interprétés dont, un titre dédié à Johnny Cash, nous laissent nostalgiques.

Le public, même s’il paraît conquis, réserve un accueil plutôt timide au binôme qui doit sans doute avoir involontairement transmis une certaine réserve.

Le mini set s’achève alors sur une jolie ballade où l’arpège et les tintements de xylophone sont les maîtres-mots. En d’autres termes, leur prestation est douce, lumineuse et constitue une belle introduction à une soirée captivante.

21h30, apparaît la carrure imposante du chanteur/guitariste iconoclaste, Bjørn Berge. Les trois-quarts de la salle sont venues spécialement pour l’artiste. En effet, tout tend à montrer, avec l’accueil chaleureux qui lui est dédié, que sa notoriété est croissante. Il faut dire qu’à lui seul, ce personnage charismatique dispose de cette faculté incroyable d’occuper l’espace. Je me rappelle que l’an dernier, le norvégien avait cumulé quelques dates au Sunset, club de jazz reconnu mais avec une capacité d’accueil bien inférieure à celle du New Morning.

Cette fois, Mister Berge n’est pas là, comme il le précise à plusieurs reprises, pour faire la promo d’un nouvel album, mais simplement pour le plaisir de partager sa musique. Entre blues, folk, rock et black métal "with blood", le métissage d’influences est parfaitement maîtrisé, et retient l’attention des plus septiques. Il attaque son set avec l’énergie de morceaux comme "Crazy Times" et enchaîne tranquillement avec la légèreté de "These Streets". En fait, il manie parfaitement l’art de souffler le chaud et le froid avec des compositions brutes de forge et d’autres toutes en finesse.

Bjørn Berge va aussi rendre hommage à un maître de la slide en interprétant "Vigilante Man" de Ry Cooder. Alternant toujours entre sa guitare 12 cordes et sa 6 cordes, le guitariste émérite à la voix grave, marque le tempo du pied et parvient à faire à lui seul, le bruit d’un groupe entier. Le guitariste nous offre des riffs diaboliquement rythmés. Ayant compris la valeur ajoutée d’un live par rapport au disque, il emmène ses morceaux loin, très loin. Je suis incapable de dire si la part d’improvisation est grande mais il fait voyager ses morceaux et si parfois, le spectateur perd le fil, il parvient sans difficulté à le remettre sur la voie.

Je ne parlerai pas de son air filou, ni même de ses petites blagues (bien exploitées) qui entrecoupent habituellement ses sets. Cela contribue tout de même à la sympathie du personnage en créant une belle interaction avec le public. Pour en revenir à la musique, j’attribue une mention spéciale au titre qui swing, "One Meat Ball".

Le plaisir de jouer étant sans limites, il ne se fait pas prier longtemps pour les rappels et nous offre un bon bonus avec "Paris", instrumental dédié à notre jolie capitale.

Puis il conclut avec nonchalance par un medley allant de "Black Jesus" à "Zebra" de John Butler Trio, en passant par la reprise efficace de "Buena", titre du groupe Morphine. Les spectateurs médusés se lèvent pour saluer l’artiste qui n’a pas oublié de venir avec son enthousiasme et son talent. Ce fou furieux de la musique sait mettre le public dans sa poche et c’est tant mieux !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Bjørn Berge
Le Myspace de Bjørn Berge
Le site officiel de Yules
Le Soundcloud de Yules
Le Facebook de Yules

Crédits photos : Marie Guerre (Toute la série sur Taste of Indie)


Sarah Defaye         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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