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Le Fil  (Saint-Etienne)  vendredi 3 décembre 2010

Il m'aura fallu attendre presque deux ans pour que je puisse ressentir ce "je ne sais quoi" qui vous rend admiratif de la première note du set jusqu'au dernier retentissement de cymbale annonçant la fin d’un concert.

La dernière fois était aussi à Saint-Etienne, lors du Festival Paroles et musique alors que j’étais venu photographier un groupe dont je ne connaissais ni le nom, ni le répertoire.

Autant dire que lorsque j'ai vu les affiches annonçant la venue de Jil is Lucky dans notre bonne vieille ville de Saint-Etienne, mon sang n'a fait qu'un tour... mais mon cœur a bien failli se désintégrer quand il a compris que la date annoncée n'était pas accessible pour moi (les récents événements météorologiques ont pu changer la donne, mais ça c'est une autre histoire...).

Bref vous l'avez compris, Jil is Lucky est revenu nous rendre visite dans la merveilleuse salle du Fil à Saint-Etienne, et ça c'est plutôt une bonne nouvelle...

En guise d'introduction à la soirée, la première partie est assurée par le groupe stéphanois Blake. Je dois dire que j'ai été agréablement surpris par ce groupe que je ne connaissais pas (décidément... mais n'allez surtout pas croire que ma culture musicale ne se limite qu'aux Ramones ou à Lady Gaga).

Le nom "Blake" est en rapport avec le peintre / poète pré-romantique britannique du 19ème siècle.

La musique des Blake est propre, très propre. On oubliera vite quelques problèmes de synchronisation entre la rythmique et la mélodie, il parait que les balances ont été faites très rapidement (trop ?).

Les musiciens de Blake ont choisi de mettre en musique des textes du poète. Ne s'arrêtant pas là, un peintre les accompagne sur scène pour créer une ambiance... noire de surcroît... un peu conceptuelle mais là je ne suis pas peintre. Cerise sur le gâteau, une danseuse intervient en ombre chinoise le temps d'un instrumental. Le groupe composé d'un chanteur guitariste, d'un contrebassiste, d'un violoniste et d'un batteur nous distille des mélodies tantôt folk, tantôt rock qui, malheureusement, me donne constamment une impression de déjà entendu, manquant d'une réelle identité pour qu'on se souvienne vraiment de la musique et non seulement de la mise en scène.

Fin de la première partie, la petite scène du Fil est immédiatement réaménagée pour accueillir Jil is Lucky. Musicalement, le ton est donné dès les premières notes de "Winter is over". C’est feutré, teinté d’ambiances folks, pop, musique du monde même ! Ce concert est l'un des derniers d'une tournée qui a débuté il y a plus de deux ans. En témoigne la guitare, complètement usée, menaçant de rendre l'âme à plusieurs reprises.

Malgré cela, on sent les musiciens impliqués, contents d'être là, communiquant leur bonne humeur envers l'assemblée conquise d'avance. Ces fameux musiciens, la plupart multi instrumentistes, jonglent entre la basse, la guitare, le clavier ou le violoncelle dans un seul et même morceau. C'est carré, millimétré et pourtant paradoxalement très improvisé (du moins en apparence).

Il serait dommage de croire que la musique de Jil se limite à son tube "The wonderer" que tout le monde connait. Toute sa musique est à appréhender dans son ensemble pour l'apprécier pleinement. Bien sûr, une majeure partie du concert se concentre sur les compositions de leur album éponyme. Ne manque que les instruments à vent utilisés en studio pour que la folie des compositions soit bien retranscrite sur scène.

Problèmes techniques ou logistiques, même constat que pour Blake, le groupe est confronté à pas mal de problèmes de son. Il n'est pas rare de voir les musiciens réclamer plus de présence, moins de basse, etc., le batteur devant même le réclamer au micro !

Moment ultime du concert, le titre "Hovering Machine", véritable bijou de blues pop lancinant, est joué lors du rappel.

Plus d'un quart d'heure de pur bonheur limite Floydien où le groupe dévoile tout son talent, où la guitariste nous donne une leçon de justesse et de sensibilité. Une bonne soirée passée au Fil dans une ambiance plutôt folk qui correspond à merveille à cette salle du bar club.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Jil Is Lucky
Le Bandcamp de Jil Is Lucky
Le Facebook de Jil Is Lucky
Le Myspace de Blake

Crédits photos : Eric Ségelle (Toute la série sur Taste of Indie)


        
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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