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Interview à Solidays  (Paris)  9 juillet 2004

Racines métissées pour le jeune Patrice, artiste atypique, auteur-compositeur-interpréte à qui Babatunde, son patronyme africain, inspire cette musique vibrante et inspirée, fusion du reggae roots, de la soul intimiste et de la funk servie par une voix riche et singulière.

Particulièrement apprécie en France, il revient avec plaisir à Solidays.


 

Tout d'abord, votre dernier album How Do You Call It date de 2002. A quand le prochain ?

Patrice : Et bien sans doute en tout début d'année prochaine. Entre janvier et mars je pense.

Sera t il dans la même veine que les précédents ?

Patrice : Non car j'aimerais que chaque album soit différent du précédent. Celui ci sera peut être un peu plus "rock". Mais à vrai dire je n'en suis pas encore bien sûr car j'ai enregistré beaucoup de chansons et je dois maintenant choisir celles que je vais mettre sur l'album et ce choix conditionnera le feeling de l'album. C'est donc difficile à dire pour le moment.

Toutes les chansons sont donc déjà écrites, en jouerez-vous ce soir ?

Patrice : Oui d'ailleurs je vais commencer le concert avec une nouvelle chanson. Et puis j'en jouerais peut être une ou deux autres… qui sait ? (sourire)

Quel est l’accueil du public français ?

Patrice : J'apprécie particulièrement la France car c'est le premier pays à avoir apprécié et reconnu ma musique. J'étais encore jeune, quand Lions, mon premier mini album est sorti en fait. Ce disque a eu un beau succès sans grosse promotion derrière ni rien. Les gens l'ont découvert et apprécié pour ce qu'il était, pour la musique. C'est un vrai amour de la musique, sans arrière pensée et j'adore vraiment venir jouer en France. Je suis réellement très heureux d'être de retour ici.

D'ou provient votre style musical assez particulier, mêlant reggae et folk notamment ? De vos racines ?

Patrice : Mes racines sont dans le ciel, alors je ne sais pas trop (rire). En fait cela vient naturellement, c'est comme ça que je joue mais parfois c'est aussi quelque chose que je veux. C'est à dire auquel je réfléchis et je veux que ça sonne de telle façon. C'est toujours un peu différent. Mais plus je suis en accord avec moi-même et plus je reste naturel, mieux c'est pour les chansons.

Vous avez une voix très singulière et reconnaissable, pourriez-vous imaginer chanter autre chose que du reggae ?

Patrice : Absolument ! Ma voix n'est pas que pour moi, elle doit être au service de la musique. Particulièrement sur le dernier album, il y a différents styles musicaux et ma voix est le lien entre tous ces styles. C'est avant tout Ma voix, elle est comme ça et je ne veux surtout pas me forcer à chanter comme un chanteur de reggae ou un chanteur de soul etc... Je fais avec ma propre voix et c'est tout.

Vous jouez essentiellement en acoustique. Cela vous permet-il de vous différencier de ce qui se fait dans la musique reggae et écarter la comparaison ?

Patrice : Tout d'abord c'est bien sûr parce que j'aime jouer de cette façon, j'aime beaucoup le son de la guitare acoustique. Mais je n'aime pas vraiment être comparé en fait (rire).

Solidays est-il un festival comme un autre dans ta tournée ?

Patrice : Non pas exactement. J'ai déjà joué à Solidays et la première fois que je suis venu c'était effectivement un festival comme un autre sur mon planning. Mais une fois que j'ai été ici j'ai rencontré des gens qui parlaient du sida, et je me suis rendu compte que ce festival était différent. Maintenant que j'ai la chance de pouvoir revenir ici, je sais de quoi il en retourne et je viens en connaissance de cause. Je suis vraiment content d'être là, j'ai choisi de venir à ce festival plutôt qu'un autre cette année. Et puis je voulais aussi vraiment jouer en France, à Paris car malheureusement je ne joue que très peu en France.

Après Solidays, continuez-vous de tourner en Europe avant le prochain album ? Et y aura t il une tournée pour accompagner sa sortie, notamment en Europe ?

Patrice : Oui il y aura sans doute une tournée. En attendant, ma préoccupation principale c'est quand même les chansons, l'écriture la production du prochain album...

Vous écrivez des chansons tout le temps ?

Patrice : Oui !

Vous avez donc du stock et pour combien d'albums alors ?

Patrice : (rires) Beaucoup ! Peut être au moins 3 ou 4 !

Et vous continuez d'écrire ?

Patrice : Oui, c'est ma façon de m'exprimer, c'est plus facile pour moi. Mais je ne me force pas à écrire. Nous allons faire 2 ou 3 festivals cet été et ensuite je m'occuperais de mon prochain album.

Dans les festivals, comme ce soir, jouez-vous avec un groupe ?

Patrice : Oui, toujours les mêmes. Ce sont aussi eux qui jouent sur l'album. Nous sommes comme un groupe, une famille.

Est ce que le groupe participe à l'écriture des chansons ?

Patrice : En fait, je compose les chansons sur ma guitare acoustique, je fais les arrangements et la production, ce qui leur laisse peu de marge en fait. Mais quand nous sommes en studio chacun peut bien entendu proposer ses idées, par exemple une nouvelle ligne de basse etc... et ensuite je décide si c'est bon, et dans ce cas on le garde, ou si ça ne l'est pas et alors on oublie.

On travaille de cette façon mais chacun est important. C'est le mélange de personnes, l'apport de chacun qui font que la musique est bonne. Si je jouais avec d'autres musiciens, probablement que la façon d'interpréter les chansons serait différente. Les chansons seraient bien sur les mêmes mais l'interprétation serait différente. Le fait est que ces musiciens me connaissent vraiment bien et l'interprétation des chansons me correspond vraiment bien. Nous ressentons les mêmes vibrations, c'est vraiment facile et agréable de jouer avec eux.

Cela signifie aussi que selon les circonstances l'interprétation peut être différente. Qu'en sera t il ce soir avec toute cette pluie ?

Patrice : En fait, habituellement quand on joue, la pluie disparaît. Elle laisse place à un bel arc en ciel. (rires).

En tout cas quand on joue live c'est effectivement différent. On ne joue pas de façon mécanique. Il nous faut un déclic pour que ce soit vraiment bien. Cela peut être de l'improvisation par exemple, chacun peut s'exprimer et on ne s'occupe plus des éventuelles erreurs que l'on peut faire. Ce qui compte c'est de s'exprimer, de produire une énergie et de la partager avec le public et se sentir bien sur scène !

En dehors de la musique, écrivez-vous dans un format plus littéraire ou pratiquez-vous d’autres arts ?

Patrice : Non... J'ai une fois essayé d'écrire une pièce de théâtre mais bon... Peut être que j'aurais envie de faire des courts métrages un jour, quelque chose comme cela, mais pour l'instant la chanson est un format dans lequel je me retrouve complètement.

Si vous ne disposiez que de 3 mots pour décrire votre musique, quel serait votre choix ?

Patrice : "Moves like life".

 

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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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