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Dragon Slayer  (Discograph)  mars 2011

Pigeon John a commencé à se faire un nom dans les années 90 en montant régulièrement sur la scène du mythique "Good Life Café", lieu historique du hip-hop underground de la côte ouest. Il a pondu beaucoup d'albums à base de samples. Pour son nouveau disque, il a pratiquement composé et tout fait lui-même (avec l’aide de Hervé Salters de General Electrik). Il a utilisé de vrais instruments, il a enregistré et s'est occupé du mixage. Il nous a donc pondu une sorte de hip-pop, mélange d'influence hip-hop, de pop, parfois rock et souvent soul, mais toujours en étant cool et frais.

Une voix un chouilla nasillarde comme l'étaient les voix des rappeurs, il y a longtemps (Cypress Hill, Snoop Dog dans les 90's), un sens de la dérision et de l'auto dérision. Un peu irrévérencieux, toujours drôle et parlant plutôt des petits moments du quotidien que de délire bling bling. Même si l'ambiance est plutôt au cool, cela n'empêche pas d'avoir un flow d'une rare efficacité. Les mélodies ont une très belle carrure et sont emportées par un beat ravageur.

Le premier single, "The Bomb", est tellement efficace qu'il a été utilisé dans les jingles du Grand Journal de Canal +. On a affaire à un titre résolument rock, teinté d'electro et de funk. Mais ce n'est pas un morceau isolé dans l'album, puisque la basse ronde et enveloppante sur "Hey You" nous emmène dans des sphères que certains rockeurs ne sont pas près d'atteindre. Une basse très groovy et pleine d'effets est aussi très présente sur le plus funky "Ben Vereen". "Buttersoft Seats" est tout en harmonie et clavecin, alors "Before We are Gone" est un titre qui débute dans une simplicité folk avec juste une guitare acoustique et un synthé éthéré, avant que les rythmes emportent le tout dans quelque chose de plus dansant. Ce disque est loin d'être linéaire. Tout est fait pour que l'on ne s'ennuie pas. Aucun morceau ne se ressemble. En plus des influences classiques de la pop, rock ou soul, on retrouve des sonorités hip-hop old school, mais aussi funk, reggae ou encore calypso.

Pour celles et ceux qui font une overdose de Ben l'oncle Soul, Pigeon John est une alternative de qualité et plus originale (dans le sens où il propose des choses en plus. Ce n'est pas que du pillage de ses influences). Pour ceux qui ont la nostalgie d’un hip hop "Unity, peace & having fun", des trucs cool comme on en avait dans les années 90, avant l'invasion gangsta et bling bling, Pigeon John est idéal. Il est à un milliard d'années des clichés et de l'imagerie du rap actuel. En plus, il paraît que c'est une bête de scène, on ne demande qu'à voir, car l'album est déjà de très bonne qualité.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pigeon John en concert au Fil (dimanche 27 octobre 2011)
L'interview de Pigeon John (dimanche 27 octobre 2011)

En savoir plus :
Le site officiel de Pigeon John
Le Myspace de Pigeon John


Didier Richard         
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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