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Steeple  (Jagjaguwar)  octobre 2010

La philosophie, au sens propre du terme, m'a toujours ennuyé. C'est sûrement pour cela qu'Angus Young m'a toujours semblé plus intéressant que Kant ! En effet, ce premier avait plus tendance à affirmer les choses que de les penser. Angus disait dans un vieux magazine que dès qu'il entendait de la bonne musique, il ne pouvait s'empêcher de hocher la tête. Depuis ce jour, le hard rock ou le progressif me semblent être les fers de lance de la musique, celle où tu balances tes cheveux d'avant en arrière, sur des solos épiques délirants avec un son de tronçonneuse tellement tranchant qu'il décapite le silence et la monotonie présente.

C'est pour cela que Wolf People m'a semblé sympathique au premier abord, et mon instinct de rock critique ne m'a trompé sur ce coup. L'objet commence par une sonorité aussi lourde qu'une pelle dans la pierre tombale, et c'est parti ! Le pugatoire s'ouvre à nous instantanément. Ces riffs en béton armé ne se relâcheront pas une seule seconde, même au cours des chansons plus acoustiques de l'album qui gardent en elles un aspect démoniaque jouissif. On pense notamment à Black Sabbath, les maîtres en la matière, mais également au Jethro Tull du début avec une superbe arrivée de flûte sur "Tiny Circle". Robert Fripp n'est pas loin non plus, autant dans le son et la finesse d'interprétation que dans le côté médiéval de certains passages où l'on croit reconnaître du melotron.

Wolf People n'en oublie pas pour autant le côté blues, crucial, dans ce registre devenu difficile, tant il est peu évident d'échapper à d'éternelles influences. Mais c'est avec brio qu'ils s'en sortent, en ajoutant un côté pop non négligeable. Oui, mais pas seulement ! Car le psychédélisme rode et frappe à la porte, comme un renard venu dévorer un couple de volailles avec leurs oeufs en guise d'apéritif. L'excellent "One By One From Dorney Reach" en est la parfaite preuve, où la guitare solo semble parler à la place d'affreux jojos bourrés de vice tout droit sortis des ténèbres. D'ailleurs, la pochette représente assez bien ce no man's land que pourrait être l'enfer.

Ce disque tient donc toutes ses promesses, et ce sans prétention, sans démonstration technique inutile, et représente à mes yeux ce qu'un rocker aurait toujours dû être : un mec cool.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Wolf People
Le Myspace de Wolf People


Sam Nolin         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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