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Anna Calvi  (Domino Records / PIAS)  janvier 2011

Calvi, Calvi... Ne tentons pas de jeu de mots. Trop risqué. C'est du sérieux, Anna Calvi. Au moment où vous lisez ces lignes, vous frôlez sûrement l'overdose de superlatifs concernant la demoiselle. Faîtes-vous une raison, cette affaire est bien partie pour durer...

Calvi par-ci, Calvi par-là, la miss est encensée partout, a fait la couverture de presque tous les magasines musicaux et est adoubée telle une future reine. On la compare déjà à Jeff Buckley, Patti Smith, PJ Harvey. Le tout à seulement 22 ans. Nous avouons donc avoir un peu la pression à la première écoute (et si nous n'aimions pas ?). D'un naturel méfiant, nous avons bien tenté de résister à cette énième vague hype. Mais nous avons été emportés par la tornade lyrique qu'est le premier album de l'anglaise.

Nous entrons dans le disque comme dans un songe ("Rider To The Sea", splendide instrumental inaugural aux envolées guitaristiques qui ne sont pas sans rappeler un certain Jeff Buckley) pour n'en ressortir que dix chansons plus tard. Après cette vaporeuse mise en bouche, place à la trilogie enchanteresse ("No More Words", "Desire" et "Suzanne & I"). "No More Words", toute en retenue, distille une ambiance feutrée et exhale le romantisme (le vrai, qui prend aux tripes, pas celui en toc vomi à longueur de journée sur les ondes). "Desire", exaltée et épique, fait irrémédiablement penser aux glorieuses aînées Patti Smith, Siouxsie et Chrissie Hynde. "Suzanne & I", parcourue par une rythmique rebondissante où le batteur maltraite sa caisse claire, convoque à la fois le feu et la glace.

En quatre titres éblouissants, l'affaire est pliée, la magie opère. La barre est placée très haut, mais la suite n'est pas en reste. A commencer par "Blackout", chanson absolument parfaite. Florence & The Machine et Nicole Atkins ne sont pas bien loin. Les titres oscillent entre beauté pure et traversées de démons ("First We Kiss", "I'll Be Your Man", "The Devil"). "Love Won't Be Leaving" conclut le disque sur une note optimiste.

Lyrisme échevelé, chant fiévreux, sens de l'interprétation rare, superbe pochette, joli minois et regard de braise : Anna Calvi dispose d'une puissance de séduction peu commune. La chanteuse fait des merveilles avec trois fois rien, les arrangements étant cantonnés au strict minimum. Elle frappe un grand coup avec ce premier effort qui, bien que contemplatif, n'accuse paradoxalement presque aucun temps mort : tension à chaque recoin, captivant du début à la fin. Pour Anna Calvi, future grande, le plus dur reste à venir : confirmer. Mais quoi qu'il advienne, on n'oubliera pas ces débuts grandioses.

 

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En savoir plus :
Le Myspace de Anna Calvi
Le blog de Pierre


Pierre Baubeau         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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