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puce Troy Von Balthazar - Sound Of Sunday
Le Fil  (Saint-Etienne)  vendredi 8 avril 2011

Nom de Zeus ! Dire qu’il fait si beau et que certains essaient encore de nous faire croire à la fin du monde. Mais c’est pas possible ça, faut les enfermer que je dis moi ! Ou les sortir, ça peut marcher. Quoique… Pas forcément. Pour tout vous dire, j’ai pris la décision d’arrêter de regarder TF1 et ses confrères qui alimentent mes cauchemars de trucs de plus en plus glauques… Je deviens tortue, je rentre ma petite tête ridée dessous ma carapace, je mâchouille de la laitue sans OGM, je prends ma copine souris dans les poches (elle a tellement insisté que je n’ai pas pu résister), et je Fil.

Pauvre souris, elle a pleuré au bout de cinq minutes, j’avais oublié son doudou grenouille dans le coffre de la voiture, mais comme la porte m’a dit que "toute sortie est définitive", je n’ai pas pu aller lui chercher… Quand elle s’est enfin calmée, elle a recommencé à pleurer. C’est de ma faute, c’était Sound Of Sunday, je lui ai raconté des histoires pour la calmer, et pas de bol, l’histoire était triste.

Un genre de vieux road movie américain, où le héros traverse le désert au volant d’une grosse Harley, des lunettes de soleil embuées de larmes, et des regrets pleins le dos.

C’est beau, cette guitare qui sait tout faire, accompagnée de douces percussions maracassiennes et tambourinniennes, ça sait même faire pleurer les souris et déprimer les tortues… ça sait même faire voyager dans des contrées désertiques et hasardeuses, et ça vient de Saint-Etienne (du bout de la rue si ça se trouve, ah non, c’est pas possible, au bout de la rue il y a un stade de foot…de l’autre bout de la rue alors ?). Une grenouille de passage nous a offert du jus de Limace pour sécher nos larmes et adoucir notre déprime.

Quand Troy Von Balthazar arrive, elle se cache dans ma capuche. Il ressemble à son banquier, un homme entre deux âges, une petite barbe grisonnante et une chemise bien repassée. Il dégaine une guitare électrique, joue un morceau sans la brancher et allume la petite machine qui va bien vers ses pieds. Le son fait s’envoler ma carapace,  ma copine souris surfe dessus, jusqu’aux portiques à loupiottes là-haut. Mon voisin a des boules Quies.

Ce type est issu de l’agriculture atomique, il se nourrit exclusivement de fromages de chèvre produits par Foukouchima-village. Un phénomène. Du coup, il ne ressemble plus trop à un fonctionnaire en week-end, mais à une véritable bête de scène qui ondule au micro, fait des galipettes sur scène, lit la Bible, chante avec une radio sur l’épaule, joue et abuse de sa guitare électrique qui en redemande et vrille jusqu’à hypnotiser carrément le public conquis (avec des boues Quies…).

Et ce n’est pas fini, au moment où je sens un toc toc sur ma carapace, (copine souris me demande s’il va faire le tour de la scène en se mettant à toutes les places et en jouant avec tout comme un escargot qui n’a pas peur de la pluie), deux acolytes arrivent se placent de chaque côté, et je prends conscience de l’utilité des petits bouts de Babybel dans les oreilles de mes congénères. Comment dire ? C’est ce que j’ai ressenti le jour de la légalisation de la Batavia dans nos assiettes, ça a longtemps résonné dans les chaumières tortues.

Moins d’humour, mais toujours cette bonne humeur magnétique, Troy Von Balthazar passe à la vitesse supérieure (trois fois plus vite en fait) et nous livre des morceaux déchirés, rapeux, à en faire friser mes ongles de tortue (sourde). Il joue, il danse, il chante, il fait les cœurs, il dirige son  groupe, manque avaler le micro plusieurs fois (enfin je crois), et tout ça sans respirer. Balèze, on ressort de là en se disant : "quoi ?", qu’est-ce que c’était ? Un tsunami radioactif (américain !) que je dis moi. La fin du monde est proche. Arf.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Troy Von Balthazar
Le Myspace de Troy Von Balthazar
Le Myspace de Sound Of Sunday

Crédits photos : Eric Ségelle (Toute la série sur Taste of Indie)


Nathalie Bachelerie         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
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des incontournables japonais :
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et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
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