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Forever Dolphin Love  (Phantasy Sound/Because)  mars 2011

Comme on me l'a souvent répété, j'ai un problème avec l'enfance, peut-être parce que les enfants m'effraient et que je les considère comme les êtres humains les plus profondément méchants qu'il puisse exister. Cependant, toute production artistique se reliant au monde de l'enfance me touche de manière presque systématique (Le voyage d'Oregon fait partie de mes livres préférés de tous les temps alors qu'il est écrit à la base pour des Ce1/Ce2).

A l'heure où vous, courageux lecteur pourfendeur des modes et des dogmes fascistes, lirez ces lignes, vous aurez probablement lu partout que Connan Mockasin a une vision du monde "délicieusement décalée et merveilleusement enfantine". Ce qui est complètement con. Jamais un enfant ne pourrait ne serait ce que concevoir la musique du londonien, son esprit est beaucoup trop étriqué pour cela. Et je n'ai aucune confiance dans une chose pouvant se trouver à l'aise dans ses propres déjections. Jamais un enfant ne pourrait aimer cette musique. Ça le ferait pleurer.

Comme les clowns, la musique de Connan Mockasin porte en elle un aspect menaçant, une certaine idée de la déchéance et de la condition tragique de l'être humain condamné à interpréter un rôle qu'il déteste. C'est en tout cas ainsi que j'ai toujours vu les clowns et l'album Tweedles des Residents n'a fait que confirmer cette idée. C'est tout le côté malsain de l'enfance qui ressort, peuplé de cauchemars dans le placard et de bruits bizarres.

En tant que jeune adulte, cela veut dire que cet album est le truc parfait à écouter lorsque vous venez de passer deux nuits consécutives sans dormir. Tout votre organisme semble alors être constitué entièrement de verre et chaque note semble faire vibrer cet ensemble fragile avec une intensité étonnante. Arrivé à ce stade, les titres se mélangent et la chanson en tant qu'entité isolée ne possède plus qu'un intérêt limité. C'est l'étirement de l'ensemble sur la durée qui en fait une expérience. Au sens ici d'engagement dans une situation de mise à l'épreuve. Ce qui requiert ici de laisser partiellement son cerveau de côté, d'arrêter de penser en terme de "style" ou d'"influences" pour laisser chaque particule de son être dériver lentement. Comme si toute votre structure osseuse se dissolvait rapidement et que rien que vous puissiez faire n'ait d'influence sur cette évolution.

C'est un peu comme se noyer, avoir conscience de se noyer et être presque content de se noyer. Les motifs que l'on aperçoit alors ne peuvent être que de mauvaises contrefaçons de la réalité, tout cela n'a dorénavant plus aucune importance. Qui se soucie que les dauphins ressemblent vraiment à des dauphins ? Ce qui semble intéresser Connan Mockasin, c'est l'idée de la chose plus que la chose en elle-même. Cet album est donc une certaine idée de pop psychédélique. Et qui n'a absolument rien à voir avec le fait de porter des couches et de manger du sable sur une base quasi-journalière.

 

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Connan Mockasin en concert à Pitchfork Music Festival Paris #3 (édition 2013)

En savoir plus :
Le Myspace de Connan Mockasin


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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