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Expert en désespoir  (Freaksville Records)  avril 2011

Franchement, quand j’ai lu le titre de l’album de Jacques Duvall, je me suis dis "oh non, encore un de ces types qui nous promettent la fin du monde, il va me faire déprimer". Expert en désespoir que ça s’appelle, et le monsieur dessus a l’air aussi aimable qu’une porte de prison, celle avec un grillage et qui grogne a la place de dire bonjour… Je suis tellement contente de m’être trompée, que j’en ris encore.

Parce que c’est tout le contraire, je le sais parce que je me suis prêté au jeu de la Joconde avec le portrait de la pochette. Ce jeu consiste à fixer un portrait jusqu’à ce que ses yeux bougent et vous suivent du regard (ça marche avec la Joconde). Pour Jacques Duvall, j’ai vu le fond de ses yeux, et il est plié de rire derrière ses yeux bleus métalliques.

A mon avis, son album à la sauce instruments-à-cordes-en-tout-genre mérite plusieurs lectures, la mienne est peut-être à côté de la plaque, mais elle me plaît, la voilà : Jacques Duvall est un joyeux cynique, il pratique l’ironie et le second degré entre les interlignes. Il est blasé, sceptique, pessimiste, découragé, dubitatif, défaitiste, accablé et j’en passe, il y en a tellement des gens comme ça dans le monde. Mais lui, il commet l’insolence de trouver ça poilant comme tout, à s’en rouler la cravate même !

Il a réponse à tout, dans la noirceur et le désespoir. Exemple : "Trop tard", comme une réponse bateau à donner à tous les rabat-joie du dimanche, si tu veux me briser le cœur, me faire souffrir, me promettre le pire… trop tard ! C’est déjà fait. De l’humour noir, pur et dur, j’en raffole. Et c’est ça le talent de Monsieur Duvall en chapeau de cow-boy texan, de penser que le pire est forcément génial, de savoir plaisanter avec l’inquiétant, je crois qu’il n’a pas su écrire "La chanson la plus triste du monde", bien lui en a pris.

Comme celui qui a dit "pas la peine de prendre la vie au sérieux, de toute façon, nous n’en sortirons pas vivant", lui préfère citer Oscar Wilde : "La plus grande erreur est de prendre les choses au sérieux, il vaut encore mieux les prendre au tragique", voilà de quoi clouer le bec aux optimistes, parce que il faut bien le dire, c’est chiant un optimiste, moi ils ont le don de réveiller ma culpabilité. Mais je connais un expert en désespoir pour me rassurer maintenant, le pessimisme peut être grisant…

C’est comme la pluie, à première vue, c’est nul, c’est froid, mouillé, ça pourrit les sentiers de ballade en les rendant boueux, ça fait des auréoles aux jambes des pantalon, ça rafraichit l’atmosphère, ça graisse les cheveux, ça frisotte les brushing plats… oui, mais la pluie, ça fait aussi pousser les salades, et dieu que c’est bon la salade, ça fait des flaques pour sauter dedans, ça fait un ploc ploc de toile de tente sur le parapluie et ça fait penser aux vacances, ça fait se réfugier toute la famille à l’abri pour se raconter des blagues de toto super drôles, ça fait se blottir sous la couette pour se faire des câlins… Vivement les nuages !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Jacques Duvall
Le Myspace de Jacques Duvall


Nathalie Bachelerie         
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Jacques Duvall (18 avril 2009)


# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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