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puce Buzzcocks - Wire - The Ditch - Mensch
Le Fil  (Saint-Etienne)  vendredi 13 mai 2011

Nous arrivons juste à l'heure pour cette soirée Post & Punk Experience au Fil.

Le premier groupe a déjà commencé, côté club, dommage ! Il s'agit de Mensch, un duo noisy-électro-rock, très instrumental, privilégiant l'ambiance sonore au chant.

Composé d'une chanteuse guitariste et d'une bassiste choriste, la cadence et autres lignes mélodiques sont assurées par des samples et des boites à rythme. C'est justement cet équipement qui ajoute un côté électro-binaire, limite new wave, au jeu soft punk du duo. Leur set fut très agréable et apprécié par mon entourage, notre photographe leur a même acheté un 33 tours !

S'il fallait deviner le titre de la reprise instrumentale annoncée mais non nommée, je crois être un des seuls à savoir, il s'agissait de "She's Lost Control" de Joy Division, très bonne reprise d'ailleurs. J'ai gagné quelque chose ?

Malheureusement, cette ouverture de soirée fut trop courte et nous laisse sur notre faim, mais puisqu'il y a 4 groupes ce soir, il faut laisser sa place au suivant, qui est déjà prêt dans la grande salle.

Peu d'élus avaient les oreilles assez aguerries pour apprécier les riffs acérés du punk-hardcore de The Ditch. Et c'est devant un public un peu clairsemé, que le groupe nous a distribué toute sa fougue punk hardcore. Un bassiste sur ressort qui fait des bonds d'un mètre, un gratteux rivé au sol car il envoie du lourd, un chanteur double-face pour annoncer les morceaux en toute zénitude, puis cracher ses tripes en live et une batteuse qui met une bonne claque aux idées reçues, tel est le concept d'un groupe que seuls les amateurs du style peuvent vraiment jauger à leur juste valeur.

Au passage, l'éclairage était terne et glacial, pourquoi toujours vouloir donner un côté sombre et froid à un groupe hardcore au lieu de belles couleurs chaudes mais plus rythmées ?

Retour côté club pour une des têtes d'affiche de la soirée, Wire, groupe post-punk formé en 1976 qui a su traverser les âges et conserver une partie de ses fans. Le chanteur aime les guitare originales, rééditions d'Airline en vert flashy, ou bien d'autres guitares aux formes défiant les standards, le second guitariste, plus jeune, qui a dû rejoindre le groupe récemment, lui, a plutôt bons goûts coté guitares, le bassiste lui aussi aime l'originalité mais plutôt dans les accessoires avec une paire de lunettes autour du coup et un béret noir à pompon rouge. Ils avaient peut-être honte de leur batteur, donc ils l'ont caché derrière un ampli. Pourtant, ce batteur d'un très bon niveau semble si aisé dans ses mouvements qu'il joue, impassible, le menton relevé et les yeux fermés, ce qui est assez rare comme posture.

Leur performance sera progressive, commençant par des morceaux épurés, une sorte de punk plat, assez indigeste jusqu'à un électro-pop-rock-indé plus aérien, beaucoup plus agréable, agrémenté d'effets en tous genres. D'ailleurs, petite fausse note à mes yeux de la part du chanteur qui utilisera une guitare électrique à modélisation de type "variax" pour simuler un son de guitare acoustique lors d'un morceau, mais ce n'est vraiment pas très pro. Quitte à ne pas pouvoir se passer de technologie autant tout composer numériquement sur ordinateur et se contenter de chanter. Ce sont des petits détails qui mettent hors d'eux les musiciens, en exagérant un peu, bientôt nous verrons certainement émerger des groupes qui joueront sur des accessoires "guitar hero" et se prendront pour de vrais musiciens.

Assis sur leur notoriété, ils n'iront pas chercher à séduire le public profane. Ils offriront trois rappels aux amateurs ravis, les autres trouveront cela un peu long n'arrivant pas dégager de mélodies accrocheuses, à mon goût, pour captiver l'oreille.

Petite anecdote cependant, j'ai croisé, pendant une petite pause au bar, une jeune femme qui venait juste d'arriver, elle m'a demandé avec un peu de tristesse dans les yeux : "le groupe Wire a-t-il déjà joué ?".

Malheureusement oui, le groupe était déjà en train de plier, elle devait être la seule personne qui aurait souhaité que le groupe joue plus longtemps alors que leur set, il me semble, a duré pas loin de 3 heures...

Pour clore cette soirée, c'est aussi un groupe issu de la vague punk anglaise de la fin des seventies qui remplira la grande salle : Buzzcocks, mais celui-ci sans changer de recette. Fidèle à ses origines les deux guitaristes chanteurs, devenus papys rockeurs chauvins en chemise kitch, accompagnés de p'tits jeunes, batteur et bassistes à la coupe Bealtes/Gallagher.

Chauvins car l'Union Jack est rappelé en grand sur un ampli, en sticker sur une guitare et même sur la chemise du bassiste.

Papys mais souriants et énergiques façon réclame d'Evian. Mais où vont-ils chercher cette pèche si communicative ? Chez eux pas de complications, on pousse le gain, le rythme et on envoie la sauce. Le résultat ? Un punk rock, léger et agréable. Même s'ils chantent un peu faux sur les bords on leur pardonne, ils sont là pour assurer le show et donner le maximum : le public apprécie.

Petit détail marrant, c'est la première fois que je vois un batteur qui dispose d'un système de ventilation personnel, à savoir une turbine et un ventilateur uniquement pour lui.

Après un rappel rock'n'roll, le guitariste trublion à pois noirs lancera de façon rebelle sa télécaster à son roadie qui, non prévenu, la laissera s'étaler par terre.

Après on comprend pourquoi sa guitare est recouverte un peu partout sur le corps par des petits bouts de scotch, Punk is not dead !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Buzzcocks en concert au Festival International de Benicàssim #18 (samedi 14 juillet 2012)
Wire en concert à L'Aéronef (21 mai 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de Buzzcocks
Le Myspace de Buzzcocks
Le site officiel de Wire
Le Myspace de Wire
Le site officiel de The Ditch
Le Myspace de The Ditch
Le site officiel de Mensch
Le Myspace de Mensch

Crédits photos : Eric Ségelle (Toute la série sur Taste of Indie)


Claude Crépet         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
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de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
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"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
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