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puce 54ème Biennale Internationale d'Art Contemporain de Venise - Les grandes tendances nationales
  (Italie)  Du 4 juin au 27 novembre 2011

Quoi de neuf sous la bannière de la 54ème Biennale Internationale d'Art Contemporain de Venise qui a ouvert ses portes le 4 juin 2011 et est considérée comme donnant à voir le must de la création contemporaine?

Même si elle est placée sous la thématique "ILLUMInations", qui renvoie au thème de la lumière cher à l'art vénitien, choisie par la commissaire générale Bice Curiger qui ne supervise que le pavillon international qui s'est substitué au pavillon Italia dans les Giardini, et la monstration de l'Arsenal, les représentations nationales, globalement, ne brillent guère par leur originalité.

Hormis la part toujours croissante des oeuvres vidéos, de nouvelles tendances toutefois par rapport à la précédente biennale : ainsi, par exemple, l'obsession de de la catastrophe s'est substituée à l'art carcéral et l'espoir bucolique a cédé le pas à l'esthétique industrielle.

Le pavillon mausolée

Placé sous le signe de l'hommage ou du devoir de mémoire, le pavillon national qui célèbre un artiste disparu figure toujours en bonne place. Tel est le cas du pavillon égyptien qui rend hommage au jeune artiste Ahmed Bassiouny tué lors de la manifestation qui s'est déroulée en janvier 2011.

Dominik Lang, artiste plasticien sélectionné pour représenter la République Tchèque, expose le fonds d'atelier de son père, le sculpteur Jiri Lang mort en 1996. Sans doute, par ailleurs, une belle découverte


L'Allemagne avait sélectionné l'artiste polyvalent et pluridisciplinaire Christoph Schlingensief, personnage provocateur et dérangeant, qui est décédé en août 2010 préalablement à la conception du pavillon.

Ce dernier présente donc une reconstitution du décor de l'église dans laquelle s'est déroulée la performance "L'Eglise de la peur", théâtralisation de la maladie sous forme d'un oratorio et quelques unes de ses oeuvres dont des vidéos.

A noter que ce pavillon a reçu le Lion d'Or pour la meilleure participation nationale.

L'esthétique industrielle

Pour cette biennale, les matériaux industriels ont la côte.


Tubulures flashy pour "Plan B" de la plasticienne Turque Ayse Erkmen, sculpture-machine conçue comme une unité fonctionnelle de purification de l'eau en l'occurrence celle puisée dans le Grand Canal.

Canalisations pour "The cave" de l'Israelienne Sigalit Landau pour mettre en avant la question vitale de l'eau au Moyen Orient et qui réfléchit sur sur l'utopie réconciliatrice avec un projet de pont de sel au dessus de la Mer Morte.

 

 

Entre deux algorythmes qui affichent le nombre quotidien des morts et des naissances, l'installation "Chance" du Français Christian Boltanski est composée de tubes d'échafaudages qui remplit complètement la pièce.

Des rotatives électriques actionnent une bande en plastique constituée de photographies de nouveaux-nés qui défile dans un bruit infernal jusqu'au retentissement d'une sonnerie, métaphore du hasard, qui fige les choses et isole une photographie.

L'Argentin Adrian Villar Rojas a choisi le ciment pour sculpter des êtres fantastiques et monumentaux pétrifiés à la manière pompéienne ("The Murderer of your Heritage").

Le syndrome du labyrinthe

Des installations froides et géométriques structurent l'espace des pavillons autrichien et grec respectivement investis par Markus Schinwald et Diohandi. "Vision socio-politique de l'insondable" dixit le commissaire national pour le premier et restructuration lumineuse de l'espace pour le second avec passerelle au dessus d'un sol liquide.

Spectaculaire le labyrinthe façon tunnel dont les paroisde lettres qui se délitent conçu par le Chinois Pan-Gongkai.

Pas de surprise pour le pavillon britannique qui accueille le plasticien Mike Nelson dont le labyrinthe est un thème récurrent et qui a déjà sévi à Venise en "collatéral" en 2001 avec un parcours intitulé "The Deliverance and the Patience".

En 2009, il intervient dans le pavillon national avec une installation intitulé "I Impostor", se définissant comme une méditation sur l'identité et la mémoire historique, qui reconstitue un bâtiment abandonné, inspiré d'un caravansérail turc du 17ème siècle, à peine éclairé et insécure dont la visite, assortie de nombreuses recommandations, est limitée à un petit nombre de personnes.

Désolation sinistre et capharnaüm

L'installation du Britannique Mike Nelson aurait également pu figurer à ce chapitre. Pour des raisons différentes et parfois antagonistes, en ressortissent le pavillon de l'Amérique Latine qui ressemble à un dépotoir et le pavillon de la Russie avec le projet "Empty zones" de Andrei Monastyrski, poète, essayiste artiste, théoricien de l'art, grande figure de l'art contemporain russe et le Collective Actions' group qu'il a fondé.

Autre installation conceptuelle fustigeant la société de consommation, "Crystal of resistance" du Suisse Thomas Hirschhorn, choisi, comme l'indique Hans Rudolf Reust, le président de la Commission fédérale d’art, parce qu'il "ne fait pas d’art politique, mais fait de l’art de manière politique. Ce qui l’amène à produire des images et des scénarios excessivement complexes mais singulièrement directs".


Au menu, une resucée du Nouveau Réalisme, avec emballage Christo sous film transparent et accumulation d'objets emblématiques (téléphones portables, téléviseurs, poupées Barbie...).

La palme de l'amoncèlement revient indiscutablement au pavillon italien, dont le commissariat a été confié à Vittorio Sgarbi, critique d'art, ex sous-secrétaire de la culture, nouveau directeur des acquisitions au MAXXI à Rome, maire d'un village sicilien et polémiste médiatique patenté (tout ceci expliquant cela).

Transformé en pavillon de foire regroupant deux thématiques, l'état de l'art italien en cette année qui fête le 150ème anniversaire de l'Unité Italienne et "L'art n'est pas Cosa Nostra", il regroupe, dans un accrochage du 19ème siècle sans aucune cohérence qui tient de l'empilement, les oeuvres de plusieurs centaines d'artistes.

De quoi friser l'indigestion.

Hors concours

Trois pavillons, là encore pour des raisons différentes, se démarquent.

Le pavillon étasunien ne fait pas dans la dentelle (une statue de la Liberté qui se dore la pilule dans une cabine UV, un orgue transformé en DAB... )avec le duo américano-cubain Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla aussi lourd que le char renversé qui trône à l'extérieur.

Le pavillon de la Pologne, pays qui n'en finit pas de se colleter à son antisémitisme atavique, fait oeuvre de contrition en étant représenté par un artiste étranger, en l'espèce la vidéaste israélienne Yael Bartana, qui travaille sur le Mouvement de la renaissance juive en Pologne.

The last but not the least, la joviale monstration du pavillon de la Thaïlande, ayant élu domicile dans le petit bar à l'entrée des Giardini.

Il invite le visiteur à un voyage à Navinland, le non-monde imaginaire inventé par Navin Rawanchaikul, et dont l'emblème est un cochon volant, qui s'inscrit dans le registre travail sériel d'artistes, et pas forcément des moindres, qui interrogent l'idée de nation et nourrissent l'utopie et la volonté de changer le monde.

 

Et pour finir, en guise de clin d'oeil, un événement collatéral "Frog-topia Hong-kornucopia" qui présente la performance de l'artiste multimédia hong-kongais Kwok Mang-Ho a.k.a.Frog King qui a adopté la grenouille comme symbole et alter ego.

A suivre...

 

En savoir plus :

Le site officiel de la Biennale Internationale d'Art Contemporain de Venise

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie Pavillons Nationaux, La Galerie Arsenal et La Galerie Pavillon Italia


MM         
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"Le chef d'oeuvre inconnu" au Théâtre Essaion
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