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puce Les Divas de l'Obscur
Hôtel Gouthière  (Paris)  juillet 2011

Spectacle de théâtre musical écrit par Lucas Darkain, mise en scène de Stéphan Druet, avec Zakia Abasse, François Briault, Anne Cosmao, Geneviève de Kermabon, Emma Fallet, Cécilia Filippi, Sebastiàn Galeota, Nanou Garcia, Laura Lago,Virginie Lavallée, Tiago Do Nascimento, Caroline Roëlands, Anne Seiller et Sarah Zoghlami.

Il est extrêmement rare d'avoir apprécié une pièce au point de souhaiter en parler le moins possible afin de ne pas en révéler la moindre surprise et laisser le spectateur s'émerveiller.

On peut par contre sans risque donner le postulat de départ de la pièce "Les Divas de l'Obscur" : au milieu d'une forêt, vivent dans un asile abandonné, oubliées de tous et à l'écart du monde, treize actrices de cinéma qui n'ont brillé que dans un seul rôle et qui désormais ont endossé le caractère de leur personnage.

Afin de soigner la schizophrénie des occupantes de ces lieux, deux patientes décident de faire suivre à leurs compagnes d'hôpital une méthode thérapeutique originale.

Ce spectacle visuellement étourdissant se présente comme une comédie "psycho-glamour" musicale. Quelles sont alors les bonnes raisons d'aller voir ce show ? Afin de préserver la surprise, évoquons simplement la scénographie particulièrement inventive de Francis Lévêque et Valentine Gauthier, et la manière dont le lieu, la cour intérieure du XVIIIe siècle de l'Hôtel Gouthière, hôtel particulier désormais Conservatoire de musique, est utilisé.

Il y a d'abord, créés par Claudio Soro, les costumes chatoyants et les perruques extravagantes dont les divas sont affublées, mais aussi les maquillages de Magalie Roux. Quant aux lumières de Cesko, elles participent énormément à rythmer et à souligner l'action.

Comme aux Césars, après les aspects techniques, passons au texte de Lucas Darkain, qui peut-être n'est qu'un pseudo (dark1 ?) pour Stéphan Druet tant on retrouve un certain nombre de thèmes qu'il se plaît à décliner. On peut certes y voir un coup de griffe à l'état actuel de la psychiatrie, cependant c'est plutôt dans la déclinaison de l'hystérie, du fantasme, du travestissement, de la présence du jeu dans le quotidien qu'on retrouve sa touche.

Quant au déroulement de l'intrigue, il est d'abord prétexte à des numéros d'actrices (et d'acteurs) éblouissants.

On retrouve l'excellent Sebastiàn Galeota dans le rôle d'une Madame Mim version Disney, mais qui aussi incarne une sorte de surmoi de toutes les pensionnaires de cet hôpital très spécial. C'est autour de lui et de François Briaud, resplendissant avec un turban sur la tête, que l'action s'organise dans une spirale de plus en plus délirante.

Laura Lago, affublée d'une perruque blanche et d'un syndrome de la Tourette, est d'une précision incroyable dans cette mise en scène très chorégraphiée. Anne Seiller impose son personnage de la Reine de Coeur grâce à une présence très forte. Sans énumérer toutes les divas, leurs dérèglements mentaux et hormonaux, chaque actrice amène une vraie personnalité et un caractère à son personnage.

On ne peut que toutes les citer tant elles sont merveilleuses: Zakia Abasse, Anne Cosmao, Geneviève de Kermabon, Emma Fallet, Cécilia Filippi, Nanou Garcia, Virginie Lavallée, Caroline Roëlands et Sarah Zoghlami. Il ne faut pas non plus oublier Tiago Do Nascimento, dans le rôle du Prince, original objet thérapeutique de désir à usage des divas.

Enfin que serait une comédie musicale sans le livret. Celui-ci est composé autant de classiques de bandes originales de films, de chansons françaises et même d'opéra. Et lorsque les paroles des chansons sont modifiées, l'écriture s'accorde toujours avec justesse à la rythmique et aux mélodies.

On reconnaît Barbara, Aznavour, ainsi qu'une version savoureuse de "La visite " de Lynda Lemay. On a d'ailleurs l'impression que Stéphan Druet s'est vraiment fait plaisir en allant piocher dans ses souvenirs d'enfance de cinéma, de comédies musicales hollywoodiennes et de morceaux de bravoure des classiques de la comédie américaine jadis diffusés le mardi soir.

Comme au cabaret, on peut apprécier le spectacle en sirotant un verre de vin, le plaisir d'assister à ce spectacle en plein air n'en est alors que décuplé.

Un spectacle somptueux, généreux, réjouissant tout autant qu'abouti dans ses moindres détails, où il faut absolument se précipiter durant cet été parisien.

 

Laurent Coudol         
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Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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