Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival International de Benicàssim #17 (jeudi 14 juillet 2011)
The Spires - Aldo Linares - Layabouts - Anna Calvi - Julieta Venegas - Paolo Nutini - Dorian - Plan B - Crystal Fighters - The Streets  (Benicàssim)  jeudi 14 juillet 2011

Retour en mots et en images sur la 17ème édition (surpeuplée) d’un de nos festivals préférés : des têtes d’affiches parfois décevantes, peu de découvertes mais aussi des instants de grâce qui resteront gravés dans les mémoires collectives. Ce tout petit supplément d’âme qui fait la différence entre grosse machinerie et formation culte…

Après la baisse (toute relative) de fréquentation en 2010, cette année est marquée par un retour massif des troupes, notamment Espagnoles qui viennent rééquilibrer la domination Britannique.

Petit conseil avisé : ne jamais attaquer un festival (qui plus est d’une telle ampleur) dans un état de fatigue avancée. Ce n’est bon ni pour soi, ni pour les groupes à venir qui vont souffrir de ce manque de réceptivité.

Vous l’aurez compris, c’est peu reposé, tendu et énervé (par la route toujours trop longue) que je débarque à Benicàssim, accablé par la chaleur et avec une appréhension justifiée : le camping est complet depuis des mois. Ce qui signifie que 40 000 personnes s’y sont déjà installées depuis le lundi quand je débarque comme une fleur le jeudi. Autant dire, mission impossible. C’est donc avec une certaine abnégation que j’entame mon chemin de croix (et de détritus divers), sous un soleil de plomb et chargé comme une mule (par chargé, je veux dire que je porte du poids, pas que j’ai déjà attaqué le festival façon jeune débridé en vacances hispaniques).

Par miracle, je finis par dégotter un emplacement optimum vu les conditions (pas trop loin de tout mais en plein soleil et sur le passage (sic)). Revigoré par la traditionnelle douche froide réparatrice, je me dirige à grands pas vers la soirée d’ouverture, dont la programmation ne m’a pas transcendée de prime abord lors de mes préparatifs.

Dès l’entrée sur le site, c’est l’heure d’un petit tour d’horizon des changements par rapport à l’année précédente. A commencer par les scènes : la principale et traditionnelle "Escenario Verde" a été sobrement rebaptisée "Maravillas" et son décor est désormais assez simpliste (finis les bandeaux déroulants et autres fioritures) ; les deux autres sont désormais complètement ouvertes : la "Fiberfib" accueillant des groupes d’envergure (via deux écrans géants), la "Fib Club" étant dédiée aux découvertes. La Pista Pop (chapiteau mythique qui hébergeait en fin de soirée les corps fatigués venus se dandiner lascivement sur fond de tubes pop rock distillés par des Djs survoltés) a purement disparu et c’est fort dommage. On note l’apparition d’un mini chapiteau OVNI, sponsorisé par une célèbre marque de Whisky aux deux prénoms… Il est censé abriter des concerts de groupes en devenir, un peu noyés entre les amplis des autres scènes. Bon courage ! Ce chapiteau occupe d’ailleurs l’espace de repos où était déployé auparavant l’écran géant relayant les concerts de la grande scène. Dommage encore.

Pour le reste, les boutiques et stands divers ont été recentrés et font désormais partie intégrante du festival. Comme l’an passé, un manège (le grand Booster) a été placé au cœur du site, ce qui ne facilite pas les déplacements (on se demande un peu ce que ça vient faire là). Toujours autant de bars, de stands de nourritures variées (et pas avariées… la qualité est plutôt bonne) et de toilettes, rien à dire : l’organisation et les bénévoles sont très pros.

De grands panneaux dressés devant chaque scène indiquent les horaires des quatre soirs. Cela ne vaut pas un programme mais ça évite d’acheter l’officiel vendu à un prix abusif vu son maigre contenu.

Même si la verdure a un peu disparu (la faute à la sécheresse ?) et qu’il est désormais difficile de trouver un coin d’herbe (pour se poser), le site a fière allure et sa disposition optimisée permet toujours de déambuler d’un groupe à l’autre sans trop de difficultés.

En l’absence de choix, je me dirige vers la FiberFib pour le concert de The Spires, qui déflore cette édition 2011 devant un public comme toujours clairsemé à cette heure précoce (18h).

Le groupe de Sheffield déborde d’énergie mais propose un rock mâtiné d’électro synthétique manquant singulièrement de fraîcheur (du White Lies croisé avec du Franz Ferdinand). Rien de bien nouveau sous le soleil mais une ouverture sympathique.

Petit détour rapide par la Fib Club où le Dj espagnol Aldo Linares (qui a contribué à la renommée de la Pista Pop) s’essaie désormais à la chanson, façon crooner décomplexé. A force de passer les disques des autres, on comprend que ça le titille mais c’est un douloureux moment pour lui comme pour les rares oreilles présentes.

A côté, les espagnols (comme leur nom ne l’indique pas) de Layabouts ouvrent la "scène des Merveilles".

On comprend vite qu’ils sont très fiers d’être un des seuls groupes de leur pays à chanter en Anglais "pour qu’on comprenne leurs paroles" et qu’ils le revendiquent haut et fort. C’est osé (voire un peu hautain), devant un public majoritairement espagnol ! Leur tube "To the End" fait mouche et on se trémousse gentiment.

Il est l’heure de rejoindre Anna Calvi sur la Fib Club (choix de scène surprenant tant la demoiselle a fait parler la poudre cette année). C’est un des concerts que j’attends le plus ce soir, après tous les échos positifs sur les prestations scéniques de la jeune Anglaise.

Elle se présente droite comme un I, fière comme une danseuse de flamenco dont elle arbore le costume, sobrement vêtue de rouge et noir, le chignon tiré, rien ne dépasse. Sa prestation sera à l’avenant : propre mais sans vraiment d’émotion, malgré une voix claire et puissante, une guitare rageuse et une percussionniste qui habille à merveille ses compositions. Il est vrai que l’heure n’est pas trop propice au recueillement (même si on se souvient avec bonheur de la prestation de The National en 2008 dans des conditions similaires). Ce sera un peu la constante du festival (à de rares exceptions près) : de grands groupes, de chouettes morceaux mais un manque flagrant de communication avec le public. Si bien qu’au final, il ne se passe pas grand-chose et on finit par s’ennuyer ferme. La faute à une trop grande timidité (c’est bien le cas ici) ou parfois tout simplement parce que le groupe fait le boulot sans conviction (les Strokes en seront malheureusement un parfait exemple).

Après un court passage relaxant dans le calme et la fraîcheur de l’espace VIP / Presse, je me dirige vers la scène FiberFib pour le concert de Julieta Venegas. La mexicaine est visiblement très appréciée par un public local, réellement admirable. Il est capable de transformer un concert de variété en une grande kermesse populaire où les sourires et les danses emportent toutes les critiques. Et l’engouement est contagieux, même si la chanteuse (proche d’une Jenifer hispanique) nous propose quelques rengaines intéressantes et entraînantes, on reste dans un style musical assez léger (tout comme les textes : "Bien o Mal", "Amores Platonicos") qui a du mal à capter l’auditoire sur la longueur. Ceci dit, on repart le sourire aux lèvres après un bien agréable moment. Comme un des slogans présent sur une affiche le résume bien : "Repent and Turn to Pop" !

Absorbé par la belle, j’ai raté la majeure partie du show de Paolo Nutini. J’arrive juste à temps pour sa reprise mollassonne du "Over and Over" de Hot Chip. Il s’en sort bien même si ça dégouline un peu trop à mon goût…

En tous cas, c’est désormais la foule des grands soirs et pas grand-chose à se mettre sous l’oreille musicalement. J’hésite entre Dorian et Plan B… Je privilégie finalement le premier (décidément une soirée à forte consonance Espagnole pour se mettre en jambe). Son électro-pop déclenche l’hystérie (notamment sur "la Tormenta de Arena") mais je reste personnellement un peu hermétique ; d’autant que le jeu de scène est un peu exagéré : on a droit à un magnifique clavier-guitare très eighties et un salut de la troupe au grand complet pour clore la prestation.

Court passage par les sympathiques Crystal Fighters avant d’aller me positionner pour le concert de The Streets sur la grande scène. Mike Skinner ne ménage pas ses efforts pour ce qui sera peut-être la dernière tournée du groupe en tant que tel. Il harangue la foule en permanence, lui demande de dépasser ses limites, de partager ensemble ce moment, sans oublier de remercier les fournisseurs pour la qualité de l’herbe ! Le résultat est efficace et "Going Through Hell" emporte tout sur son passage, ça pogote sévère en première ligne sur les conseils amusés du maître des lieux ! Gros son, belle énergie et bonne ambiance.

Au bilan, une soirée en demi-teinte et c’est harassé et un peu déçu que je me dirige vers un  "repos" bien mérité. C’était sans compter sur la sono démesurée qui crachera de la techno jusqu’à 7h du matin… (et certains se plaignent sur les forums que les soirées soient "écourtées" parce qu’avant c’était jusqu’à 8 heures !).

Heureusement, le ciel est couvert et permet une mini grasse matinée avant que les rayons du soleil n’enflamment l’atmosphère et rendent les tentes irrespirables. Je suis le long cortège des "Fibers" en mode automatique, direction la plage pour une sieste comateuse semi réparatrice avant de repartir pour un tour.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Aldo Linares en concert au Festival International Benicàssim 2008
Aldo Linares en concert au Festival International Benicàssim 2008 - 2ème
La chronique de l'album eponyme de Anna Calvi
Anna Calvi en concert au Festival Radar 2010 (6ème édition)
Anna Calvi en concert à Cité de la Musique (mardi 26 octobre 2010)
Anna Calvi en concert au Trianon (vendredi 22 avril 2011)
Anna Calvi en concert au Festival Beauregard #3 (édition 2011) - Dimanche
Anna Calvi en concert au Festival Rock en Seine 2011 - Programmation du dimanche
Anna Calvi en concert au Festival Rock en Seine 2011 (dimanche 28 août 2011)
Anna Calvi en concert au Spendid (samedi 1er octobre 2011)
Anna Calvi en concert au Festival La Route du Rock #24 (vendredi 15 août 2014)
Anna Calvi en concert au Festival BIME Live! 2014 (édition #2) - vendredi 31 octobre
Anna Calvi en concert au Festival Les Vieilles Charrues 2015 - Jeudi
Articles : Festival Rock en Seine 2010 - Programmation du samedi - Chew Lips - K'Nann - Viva and the Diva - Plan B - Quadricolor
Paolo Nutini en concert au Festival Rock en Seine 2010 (samedi 28 août 2010)
La chronique de l'album Allombon de Dorian Pimpernel
Dorian en concert à L'Aéronef (samedi 29 novembre 2014)
Plan B en concert au Festival Les Trans 2005 (Samedi)
Plan B en concert au Festival Les Inrocks 2006
La chronique de l'album Star of Love de Crystal Fighters
La chronique de l'album Everything Is My Family de Crystal Fighters
Crystal Fighters en concert au Festival Rock en Seine 2014 (vendredi 22 août 2014)
L'interview de Crystal Fighters (17 janvier 2011)
The Streets en concert au Festival Rock en Seine 2011 (samedi 27 août 2011)

En savoir plus :
Le site officiel du Festival International de Benicàssim
Le Myspace du Festival International de Benicàssim

Crédits photos : Franck Batalla


LaBat’         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Crystal Fighters (17 janvier 2011)


# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=