Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival International de Benicàssim #17 (vendredi 15 juillet 2011)
The 1945 - Atom Rhumba - Ainara Legardon - The Marzipan Man - The Paris Riots - Brandon Flowers - Herman Dune - Art Brut - The Strokes - James Murphy - Friendly Fires  (Benicàssim)  vendredi 15 juillet 2011

Pour ce deuxième soir, la programmation monte d’un cran et laisse entrevoir quelques bons moments. En attendant, The 1945 accompagne gentiment l’apéritif. Un groupe qui entame son set par "Jumpin’ Jack Flash", forcément ça fait un peu balloche de campagne. La chemise du chanteur est à l’unisson, c’est fleuri et coloré mais ces trente minutes de rock énergique ne vont pas changer la face du monde.

J’enchaîne donc avec Atom Rhumba qui ont les honneurs de la grande scène. Ce combo basque est nettement plus intéressant, avec une section rythmique efficace et un saxophone omniprésent ; ils offrent un concert brut et festif, aux influences 70’s bien marquées. Je n’ai pas fait les comptes mais j’ai la sensation que le nombre de formations Espagnoles est en nette progression cette année, même si elles sont concentrées majoritairement sur les débuts de soirée.

Poursuite de la découverte avec Ainara Legardon. Parfaitement inconnue au bataillon (en ce qui me concerne en tous cas), la Basque a longtemps officié en tant que chanteuse dans le groupe Espagnol Onion (original comme nom ! Qui a parlé de soupe ?) avant de se lancer en solo à partir de 2003. Autant dire que la demoiselle n’est pas tombée du nid et possède déjà une bonne expérience de la scène ; son dernier album We Once Wished se révèle être une petite bombe, à mi-chemin entre les guitares énervées de Kristin Hersh et ses 50 Foot Wave et la tension de PJ Harvey. La prestation du groupe est impressionnante et dégage une saine (syn)énergie, à l’image du batteur, à l’affût du moindre signe de la chanteuse, voué à sa cause et prêt à dégainer dès que nécessaire. En gros, ils prennent un pied palpable et c’est réciproque !

Rapide écoute de quelques titres de The Marzipan Man : le groupe mené par la voix aiguë et particulière de Jordi Herrera a été révélé en 2007 par le magnifique "Sometimes" et son clip délirant. C’est justement ce titre qui m’accueille lorsque j’atteins la scène Fib Club. La version est superbe et émouvante.

La suite est plus anodine et je préfère aller jeter une oreille sur The Paris Riots, déjà entendus l’an passé. Et c’est justement là que le bât blesse… C’est curieux cette tendance de réinviter des groupes d’une année sur l’autre quand on a la forte impression qu’ils n’ont pas grand-chose de neuf à proposer. Certes, le groupe a sorti un EP en 2011 mais la plupart des titres avaient déjà été joués l’année précédente ; en gros, c’est un peu le même concert, à part qu’ils ont dégringolé d’une scène (ils avaient eu les honneurs de la Verde, aujourd’hui c’est la FiberFib… c’est plutôt l’inverse d’habitude !). Alors oui, les riffs sont toujours efficaces, oui "Wrecking Ball" est un chouette titre qui reste dans la tête. Mais le tout n’a rien d’innovant et ça commence à sentir le réchauffé. Vont-il finir sous le chapiteau l’an prochain ? (Oups, voilà que j’apprends qu’ils ont joué sur la micro scène Jack Daniel la veille…). The Paris Riots au camping en 2012 ?

Trêve de plaisanterie, c’est sans conviction que je rejoins la grande scène où se produit Brandon Flowers, échappé de ses Killers. J’ai gardé en mémoire la prestation pompeuse et interminable de ces derniers ici même en 2009. Voilà donc Brandon en version solo ; et je dois reconnaitre que certes c’est archi convenu et dégoulinant façon Mercury Rev de ces dernières années (on a droit à une reprise sans grand intérêt du "Bette Davis Eyes" de Kim Carnes), certes il en fait des tonnes dans son petit boléro propret (il se rapproche dangereusement de Robbie Williams), mais ça reste quand même un sacré compositeur et les mélodies finissent par me retourner comme une crêpe et je me surprends à taper du pied sur le sautillant "Only the Young" qui me happe au moment où je quitte le site pour me diriger vers Herman Dune, un des rares groupes Français invités cette année. Très décontractés et chaleureux, ils vont nous proposer un set "vrai", intime, très folk, à l’image de leur dernier album Strange Moosic. On lorgne du côté des Mountain Goats et l’ambiance est radicalement différente du concert précédent ! On passe d’hymnes stadiers à des chansons douces de feux de camp, un soir d’été sous la pleine lune. Un vrai régal !

C’est donc l’esprit apaisé que je me dirige à grands pas vers la scène Fib Club pour assister à la performance d’Art Brut. Car on peut parler de performance tant les prestations scéniques du groupe, et surtout de son leader pince sans rire Eddie Argos sont toujours un grand moment de rigolade !

Et ça commence très fort dès l’entrée sur scène par un "Hello, we are The Morning Benders" revanchard ! Art Brut supplée en effet ces derniers, initialement prévus… de quoi dérouter le quidam. Après le classique et musclé "Formed a Band" en guise d’introduction, Eddie comme à son habitude va beaucoup communiquer avec le public. Et derrière l’ironie, on sent bien que perce une certaine aigreur : il parle ainsi d’une personne les ayant congratulés au sujet de leur reformation "mais nous n’avons jamais arrêté, c’est vous le public et les médias qui êtes partis !". Il est vrai que le groupe après un (surprenant) démarrage sur les chapeaux de roue a un peu disparu de la scène musicale, malgré le très bon Brilliant Tragic ! sorti cette année sous la houlette de Frank Black, rien que ça (d’ailleurs, Eddie n’a manifestement pas pris que des conseils vocaux auprès de l’ancien Pixies, mais également une bonne dizaine de kilos !). Pour info, il nous donne des nouvelles de son Little Brother précisant qu’il poursuit finalement des études de médecine et que c’est plutôt lui-même désormais qui inquiète ses parents !

Côté musique, puisque nous sommes aussi là pour ça, le groupe a sacrément durci son jeu et ne fait pas dans la finesse, si bien qu’on a du mal à percevoir les textes. Le dernier album est bien représenté et Eddie s’offre un petit voyage (hilarant) dans le public sur fond de "oups, je n’aurais pas dû, non ne tirez pas s’il vous plait, pas par là…". Du grand spectacle !

Ce n’est pas tout çà, mais l’heure du concert tant attendu des Strokes approche. Après une traversée du site en mode survie, je parviens à me réfugier dans la tribune de presse (salvatrice, il faut le reconnaitre). La foule est réellement compacte, survoltée et c’est impressionnant, voire inquiétant. La tension est à son comble et est savamment entretenue par l’arrivée sur scène tardive du groupe. Ca démarre fort, avec deux titres du premier album ("New York City Cops" et "Alone Together") à la plus grande joie de la foule. Le son est bon, le chant à la hauteur. Tous les éléments sont réunis pour assister à un concert mémorable.

Et pourtant… de mon point de vue (aux deux sens du terme, ma localisation dans les gradins enlevant un peu de l’ambiance), c’est raté. Le groupe fait le boulot avec un degré zéro d’émotion… et ça se ressent vraiment. Absence complète de communication à la fois entre eux mais surtout avec le public. Ca sent vraiment le sapin entre Julian et ses comparses qui ne décrochent pas un sourire. Dur métier…

Après avoir boudé les balances le matin même, il ne semble plus partager grand-chose avec eux, à part un bout de scène. C’est bien dommage car malgré l’efficacité et le plaisir pris à entendre des titres comme "Hard to Explain" ou "Is This It", l’atmosphère tendue plombe l’ambiance. Les morceaux explorent majoritairement le premier et le dernier opus, First Impressions of Earth étant quasiment ignoré (on n’aura d’ailleurs étonnamment pas droit non plus à "The End Has No End").

Le public en transe en redemande pourtant… Une bonne vingtaine de titres et puis le groupe quitte la scène comme il était venu, sans un mot ou presque (je ne compte pas les trois mots d’Espagnol de Julian Casablancas) avec la sensation du devoir accompli. De mon côté, c’est vraiment une grosse déception et je commence à douter que le plaisir vienne cette année des grosses têtes d’affiche.

Un peu assommé, je fais l’effort d’aller jeter une oreille sur James Murphy, mais privé de ses comparses de LCD Soundsystem, c’est en version Dj Set qu’il se présente et ce n’est pas trop de mon goût. A court d’énergie et désabusé par les Strokes, je fais l’impasse sur Friendly Fires et part m’écrouler sur mon matelas en attendant des jours meilleurs.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

The Paris Riots en concert au Festival International de Benicàssim #16 (jeudi 15 juillet 2010)
La chronique de l'album Mash Concrete metal mushroom. de Herman Düne
La chronique de l'album Giant de Herman Düne
La chronique de l'album Mariage à Mendoza de Herman Dune
Herman Dune en concert au Festival Antifolk 2003
Herman Dune en concert au Festival Antifolk 2003 - 2ème
Herman Dune en concert au Festival Mo'Fo 2003
Herman Dune en concert à Pizzeria du Soleil (2 février 2004)
Herman Dune en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2005 (jeudi)
Herman Dune en concert au Trabendo (26 novembre 2005)
Herman Dune en concert à La Cigale (4 novembre 2006)
Herman Dune en concert à Angers (22 novembre 2006)
Herman Dune en concert au Festival Les Nuits Parisiennes 2006
Herman Dune en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2007 (samedi)
Herman Dune en concert au Festival Primavera Sound 2007 (jeudi)
Herman Dune en concert au Festival des Vieilles Charrues 2007 (samedi)
Herman Dune en concert au Festival La Route du Rock 2007 (mercredi)
Herman Dune en concert au Festival La Route du Rock 2007 (jeudi)
Herman Dune en concert au Fil (9 avril 2009)
Herman Dune en concert à La Vapeur (15 avril 2009)
Herman Dune en concert au Festival Furia Sound 2009
Herman Dune en concert au Festival Les Nuits de l'Alligator 2010 (samedi 27)
Herman Dune en concert au Festival Beauregard #3 (édition 2011) - Samedi
Herman Dune en concert au Festival Rock en Seine 2011 - Programmation du vendredi
Herman Dune en concert au Festival Rock en Seine 2011 (vendredi 26 août 2011)
Herman Dune en concert au Festival We Love Green #2 (édition 2012)
Herman Dune en concert au Festival We Love Green #2 (édition 2012) - Dimanche 16 septembre
L'interview de Herman Düne (2 novembre 2006)
La conférence de presse de Herman Düne (15 août 2007)
La chronique de l'album It's a bit complicated de Art Brut
La chronique de l'album Brilliant ! Tragic ! de Art Brut
Art Brut en concert au Festival La Route du Rock 2005 (vendredi)
Art Brut en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (vendredi)
Art Brut en concert au Festival Le Rock dans tous ses états 2006 (samedi)
Art Brut en concert au Festival International de Benicassim 2006 (dimanche)
Art Brut en concert au Festival de Dour 2006 (jeudi)
Art Brut en concert à Cité des Sciences et des Techniques (18 novembre 2006)
Art Brut en concert au Festival Art Rock 2007 (Vendredi)
Art Brut en concert au Trabendo (20 juin 2007)
Art Brut en concert au Nouveau Casino (25 mai 2009)
La conférence de presse de Art Brut (12 août 2005)
L'interview de Art Brut (juin 2007)
La conférence de presse de Art Brut (15 août 2007)
La chronique de l'album Room on fire de The Strokes
La chronique de l'album Angles de The Strokes
The Strokes en concert au Festival Les Eurockéennes 2006 (vendredi)
James Murphy en concert au Festival de Dour 2004 (jeudi)
James Murphy en concert au Festival Marsatac #14 (édition 2012) - Marseille
James Murphy en concert au Festival Marsatac #14 (édition 2012) - Samedi 29 septembre
La chronique de l'album eponyme de Friendly Fires
Friendly Fires en concert au Festival des Inrocks iDTGV 2008
Friendly Fires en concert au Festival International Benicàssim #15 (2009)

En savoir plus :
Le site officiel du Festival International de Benicàssim
Le Myspace du Festival International de Benicàssim

Crédits photos : Franck Batalla


LaBat’         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 10 novembre 2019 : Non à la morosité

Faites une pause avec l'actualité, faites une pause avec les réseaux sociaux et profitez plutôt de notre sélection culturelle hebdomadaire avec des tas de belles raisons de se réjouir un peu. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"We were young when you left home" de Tim Linghaus
"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy
et toujours :
"A l'oblique" de Phôs (Catherine Watine & Intratextures)
"So cold streams" de Frustration
"Liszt : O Lieb !" de Cyrille Dubois & Tristan Raes
"Au revoir chagrin" de Da Silva
"Ca" de Pulcinella
"Roseaux II" de Roseaux
"Symphonic tales" de Samy Thiébault
"Ca s'arrête jamais" de The Hyènes
"Ils se mélangent" de Djen Ka
Rencontre avec Joséphine Blanc accompagnée d'une session 3 titres acoustiques
"Funkhauser" de My Favorite Horses
Oiseaux Tempête et Jessica Moss au Grand Mix de Tourcoing

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Une des dernières soirées de Carnaval" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Mille et Une Nuits" au Théâtre national de l'Odéon
"21 Rue des Sources" au Théâtre du Rond-Point
"La dernière bande" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Mademoiselle Julie" au Théâtre de la Tempête
"Que Crèvent tous les protagonistes" au Théâtre 13/Seine
"Léonard de Vinci, l'enfance d'un génié" au Studio Hébertot
"L'Effort d'être spectateur" au Théâtre du Rond-Point
"Le Nouveau Cirque du Vietnam - Teh Dar" à l'Espace Chapiteaux de La Villette
"Olympicorama - Epreuve n°4 : le 100 mètres" à la Grande Halle de La Villette
"La Diva divague" au Théâtre de Dix Heures
des reprises :
"Les Membres fantômes" au Théâtre La Flèche
"Change me" au Théâtre Paris Villette
"Corneille Molière - L'Arrangement" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Qui croire" à la Comédie de Béthune
et la chronique des spectacles à l'affiche en novembre

Expositions avec:

"Greco" au Grand Palais

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Noura rêve" de Hinde Boujemaa
"Countdown" de Justin Dec
la chronique des films à l'affiche en octobre
et la chronique des films à l'affiche en novembre

Lecture avec :

"Profession romancier" de Haruki Murakami
"Feel good" de Thomas Gunzig
"Histoire mondiale de la guerre froide (1890-1991)" de Odd Arne Westad
"L'avenir de la planète commence dans notre assiette" de Jonathan Safran Foer
"L'écho du temps" de Kevin Powers
"Psychotique" de Jacques Mathis & Sylvain Dorange
"Une famille presque normale" de M T Edvardsson
et toujours :
"A comme Eiffel" de Xavier Coste & Martin Trystam
"Demain est une autre nuit" de Yann Queffélec
"L'extase du selfie et autres gestes qui nous disent" de Philippe Delerm
"La frontière" de Don Winslow
"Les quatre coins du coeur" de Françoise Sagan
"Miracle" de Solène Bakowski
"N'habite plus à l'adresse indiquée" de Nicolas Delesalle
"Une vie violente" de Pier Paolo Pasolini

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=