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André Øvredal  juillet 2011

Réalisé par André Øvredal. Norvège. Aventure. Durée : 1h43 (Sortie le 27 juillet 2011). Avec Otto Jespersen, Glenn Erland Tosterud et Johanna Mørck.

Décidément, l’été 2011 aura été norvégien. On y aura vu une ancienne juge d’instruction au délicieux accent scandinave renvoyée à son parapente le petit-fils de Monsieur Hulot et donner des cauchemars aux anciens de Saint-Cyr amateurs de 14 juillet guerriers.

On y aura surtout découvert un jeune homme blond émule de John Rambo pratiquer le massacre de jeunes socialistes avec une minutie effrayante et permettre à son petit pays tranquille de rentrer dans le livre des records sanglants.

Et, cerise sur l’omelette norvégienne, on y aura appris à chasser le troll dans un film très didactique pour tout savoir sur cette périlleuse activité. Selon un canevas désormais bien huilé depuis "C’est arrivé près de chez nous", un trio de filmeurs vidéos se met dans les pas d’un personnage hors du commun.

Ici, en l’occurrence, il s’agit d’un petit métier spécifique à la Norvège : chasseur de trolls. Attention ! Il faut tout de suite s’enlever de l’esprit l’idée reçue selon laquelle le "troll" est un lutin nordique, une espèce de nain de jardin qui peuplerait les forêts et les monts du Grand Nord.

Que nenni ! Et "Troll Hunter" de André Øvredal a le mérite de rétablir la vérité : le troll est une espèce générique qui rassemble des "bestiaux" de toutes tailles, et l’on découvrira dans le film qu’il y a des différences entre ceux qui vivent dans les forêts et ceux qui habitent les montagnes, qu’ils peuvent atteindre une taille géante, avoir plusieurs têtes et vivre entre 1000 et 1 200 ans ! Sortant uniquement la nuit, le troll est un mammifère à très longue queue passablement vulnérable à la lumière et aux décharges électriques au point de se changer alors en pierre.

Un point important : même si les chasseurs de trolls prennent la précaution de "s’enduire de puanteur de troll" pour passer inaperçus olfactivement, le gros nez des trolls est attiré par l’odeur du chrétien.

Ayant caché ses croyances, le premier cameraman de l’équipe suivant l’intrépide chasseur de troll - une sorte d’Indiana Jones scandinave dont il faut solennellement souligner le courage et l’humanité - en fera les frais. En revanche, les trolls seront, semble-t-il, incapables de détecter sa remplaçante musulmane, Malika.

Dans sa facture, le film marche sur les traces du "Projet Blair Witch" avec cependant une différence de taille : de l’autodérision. Car, si le sort de nos vidéastes est scellé du même sceau tragique et mystérieux que les pompeux cinéastes américains, on aura eu, entre-temps, des occasions nombreuses de bien rigoler.

Et puis, au-delà des images faussement tremblantes ou floues, histoire de montrer qu’on suit caméra sur l’épaule notre vaillant chasseur, on aura eu le grand plaisir de découvrir de somptueux paysages norvégiens et pas simplement trois arbres rabougris mal filmés comme dans "Blair Witch".

Que ce soient les forêts, les vallées ou les montagnes, tout respire une beauté primitive, seulement gâchée parfois par des lignes à haute tension (dont on comprendra la vraie raison d’être au cours du film). Bien entendu, si on va se confronter à cette nature qui n’a pas changé depuis des siècles, on peut craindre de voir surgir des tueurs fous, des trolls enragés ou - mondialisation oblige - des ours croates relâchés par des Polonais...

Qu’importe, ce film totalement maîtrisé est un exercice de style fantastique qui restera dans les mémoires de ceux qui aiment le genre. Aucune fausse note, aucune roublardise. Ils y trouveront à la fois des scènes spectaculaires réussis, un climat, à la fois étrange et plein d’humour, et la description d’un homme complexe, "un héros" qui ne se considère pas comme tel puisqu’il répugne à tuer ces trolls qu’il a appris à connaître.

En effet, les trolls ne deviennent dangereux que quand l’homme menace de ses activités modernes leur habitat ancestral inviolé, ces territoires splendides que nous serpentons en 4x4 pendant tout le film. In fine, il y a donc un message écolo dans "Troll Hunter" qui ne devrait pas échapper à la sagacité judiciaire de Madame Joly.

 

Philippe Person         
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"De bruit et de fureur" de Bertrand Mandico
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Lecture avec :

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