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Interview  (Paris)  15 novembre 2011

Adam Cohen, fils de Leonard Cohen, vient de faire paraître son quatrième album. Il avait bien tenté de se faire un prénom en se jetant dans des albums rock fm parfois discutables, mais sans succès. Son nouvel album Like A Man, jusque dans son titre titre clin d'oeil, montre qu'il accepte enfin cette étiquette de "fils de" et cherche désormais à s'en rendre digne. Il y a la voix, les mélodies et même un style d'écriture qui rappellent ceux de son illustre géniteur. Rencontre avec "l'homme" en question la veille de son concert au Réservoir à Paris.

Après avoir travaillé avec deux majors, Capitol et Columbia, vous êtes maintenant sur Cooking Vinyl, un label indépendant. Cela change-t-il la donne ?

Adam Cohen : C'est en effet très différent. Ma relation avec la maison de disques a vraiment changé. Auparavant, je voulais savoir ce qui se passait, comment les choses évoluaient. Aujourd'hui, je m'en fiche. Alors non seulement le business est différent, mais surtout ce qui m'apporte du plaisir a changé. Maintenant, je veux juste savoir l'endroit et le lieu où je dois être pour la promo. Le reste ne m'intéresse pas, et la maison de disque me laisse tranquille.

Vous avez sorti quatre albums dans des styles différents. Comment expliquez-vous ces changements ?

Adam Cohen : Pour mon premier disque, j'étais fier de l'écriture et des textes, mais la production ne me satisfaisait pas du tout. Ensuite, j'ai fait un disque entièrement chanté en français, parce que je souhaitais jeter l'ancre sur les rivages de la francophonie. Mais un vent terrible a soufflé. Ma relation à la francophonie ne s'est pourtant pas modifiée. Puis j'ai formé un groupe de rock.

C'était une expérience que je voulais avoir depuis longtemps. Ça donne une énergie et un feeling incroyables que seuls les chanteurs qui ont joué avec un groupe de rock peuvent comprendre. J'ai donc goûté à des saveurs différentes. Cela m'a pris du temps pour comprendre ce que j'aimais et là où je voulais aller. Aujourd'hui, j'ai limpression d'avoir grandi. Pour ce disque, j'ai acquis un courage et une sagesse qui me manquaient auparavant.

En terme d'écriture, avez-vous travaillé différemment selon les périodes ?

Adam Cohen : Non. L'écriture est toujours la même. Je suis seul, je prends mon temps, je soigne mes textes. Je ne suis pas prolifique du tout, mais un jour je me retrouve avec dix chansons qui ont une connexion entre elles. Alors, je me décide à faire à l'album.

Il y a de nombreux prénoms féminins sur ce disque. S'agit-il de personnes précises ?

Adam Cohen : Oui. Je n'invente rien. La femme a toujours inspiré les hommes et ça continuera comme cela. Je suis les traces de celui qui me précède. Il y aura toujours des choses nouvelles à dire à propos de l'amour. Je ne suis qu'une petite voix au milieu d'un océan dans lequel chaque poisson parle d'amour.

Pourtant à l'écoute du disque, votre vision de l'amour semble désabusée.

Adam Cohen : Ces chansons ne sont que le reflet d'états à travers lesquels je suis passé lors de certaines relations amoureuses. J'essaie de raconter fidèlement ce que j'ai pu ressentir.

Alors pourquoi tomber encore amoureux ?

Adam Cohen : Je ne suis pas philosophe, je suis simplement auteur-compositeur. J'ai une réalité qui est celle de Monsieur Tout-le-monde. Je vis l'aventure amoureuse au jour le jour. Mes chansons sont le fruit de constatations. Je n'ai pas d'explications.

Sur tout cet album, on sent la présence de votre père. Il y a le style, la voix, mais aussi des références dans les textes. Est-ce un hommage à votre père, ou une manière de vous affirmer par rapport à lui ?

Adam Cohen : C'est d'abord une célébration de l'oeuvre de mon père. C'est aussi faire partie d'une tradition, montrer d'où je viens. J'essaie de me montrer digne de cette tradition et de l'honorer.

Dans la chanson "Beautiful", vous chantez "So long Shakespeare, so long Mary Ann ". C'est un clin d'oeil ?

Adam Cohen : Oui, il y en a beaucoup d'autres cachés tout au long des textes. C'est comme un jeu de piste.

Quelle est la place de votre mère dans de cet album ?

Adam Cohen : On est tous le fruit d'une union. Je partage beaucoup de la sensibilité de mon père, mais aussi de ma mère. Je suis un produit des deux.

On retrouve dans les textes certaines images qui ont trait à la religion. La religion a-t-elle joué un rôle dans votre écriture ?

Adam Cohen : Non, la religion n'a pas influencé mon écriture. Dans le langage, ces termes sont porteurs d'un imaginaire mystique. Ce sont des termes que j'utilise essentiellement pour l'image qu'ils véhiculent. Ces mots sont là pour éveiller l'attention de l'auditeur.

Dans votre dernier clip, on voit une photo de votre père et de votre fils ensemble. Que souhaiteriez-vous transmettre à votre fils que votre père vous a jadis enseigné ?

Adam Cohen : Je sais que mon fils écoutera mes disques comme j'ai pu me plonger dans ceux de mon père. Je souhaite que, même s'il n'aime pas mes chansons, il soit forcé de reconnaître que c'est bien fait, que j'y ai mis du coeur. Je préfèrerais qu'il ne devienne pas musicien, mais je sais aussi que je ne pourrai pas le contrôler. Alors j'aimerais lui enseigner à se conduire au quotidien avec une certaine élégance, une certaine éloquence. Mais surtout j'aimerais aussi l'aider à acquérir les différentes formes de sensibilité que mes parents ont pu me transmettre.

Retrouvez Adam Cohen
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A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Like A Man de Adam Cohen
La chronique de l'album We Go Home de Adam Cohen

En savoir plus :
Le site officiel de Adam Cohen
Le Myspace de Adam Cohen

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Laurent Coudol         
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Adam Cohen (15 novembre 2011)


# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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