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Descente Aux Enfers  (Enrage Production)  septembre 2011

Je retire ce que j’ai dit : ils ne sont bons qu’à faire sniffer de la coke à Blanche Neige et à éventer le Petit Chaperon Rouge. Quant au Père Noël, c’est un mort-vivant pourfendeur de donzelles en tutu. Bienvenue chez Niko, Seb, Stef et Job : Tagada Jones. Dire qu’ils m’avaient évoqué ces petites boules de saccharoses baignant dans des paillettes de sucre rouges, et vendues en sachets de 250 grammes (la limite entre la gourmandise et la boulimie). Raté. Sur toute la ligne.

Du punk, du vrai, du pur, du dur, "hardcore" me dit-on. Mélangé à du metal, brutal. Ce septième album baptisé Descente aux enfers ferait presque passer Marilyn Manson pour un dandy en costume-cravate. Oh non, je n’exagère rien. Et en plus, ils sont bretons. Oui, en plus ! Non, je ne connais pas les bretons. Ni la Bretagne. Parce que je n’ai jamais pensé qu’il fallait crier pour se faire entendre. Eux, si. Moi, niaise ? Et alors ?

D’un autre côté, ils n’ont pas tort les bandits. Le monde est pourri,  c’est la crise, les hommes sont des salauds, les femmes de vulgaires pétasses, et les enfants de futurs tueurs en série, nous sommes gouvernés par des cons, les services publics sont menacés de privatisation, mon préposé au courrier est analphabète, ma meilleure copine a vomi sur mes nouvelles chaussures, et la boulangère m’a tiré la langue… Oh la la ! Ah, j’ai failli oublier : la fin du monde c’est l’année prochaine. Mais il n’y a pas non plus que les JT de TF1 pour illustrer le monde.

Non, je ne me suis pas attardée sur les paroles cette fois. J’ai essayé mais à part des mots issus de bouches édentées de ribaudes ébréchées que ma maman m’a interdit de prononcer ici, je n’ai pas saisi grand-chose. D’un autre côté, l’esprit est très "Alerte !".

Pardon pour les amateurs et les transis, ce n’est qu’une question de feeling. Mes oreilles sont des éponges à riff, et comme j’ai les cheveux mouillés, ça fait décharge électrique, d’où mon irascibilité immédiate. Pfff. D’accord, j’arrête de m’excuser, ils ne s’abaissent pas à ça, les Tagada Jones. Il faut dire qu’ils en ont soulevé de la poussière depuis 1993, bientôt 20 ans les gars, il va falloir trouver un scandale pour fêter ça. Et ça va être chaud, l’excuse "fin du monde", "crack boursier", "overdose" sont déjà prises !

Le visuel de la pochette me semble kitch, très années 90, à grands coups de crâne de bouc baveux et de colonnes vertébrales démembrées, un type masqué, genre "je suis ton père"… OK, on a compris, l’enfer est là, gloire à Belzébuth ! Nous sommes tous perdus. Ils ne font ni dans la dentelle, ni dans la mélodie, l’avantage, c’est qu’ils permettent l’irrévérence et autorisent les casseroles à s’exprimer.

Tagada Jones est une sorte d’extrémiste de la musique, eux au moins ont une réelle opinion sur ce qui les entoure, et même si je ne la partage pas, je ne peux qu’admirer la rage qu’ils mettent à la propager. Et que c’est efficace, puisque c’est arrivé jusque dans mon monde à paillettes !

 

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La chronique de l'album La peste et le choléra de Tagada Jones
Tagada Jones en concert au Fil (samedi 18 novembre 2017)
L'interview de Tagada Jones (avril 2017)

En savoir plus :
Le site officiel de Tagada Jones
Le Facebook de Tagada Jones


Nathalie Bachelerie         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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