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puce Le Gros, la Vache et le Mainate
Théâtre du Rond-Point  (Paris)  janvier 2012

Comédie de Pierre Guillois, mise en scène Bernard Menez, avec Pierre Guillois (ou Gregory Gerreboo), Olivier Martin-Salvan, Jean-Paul Muel, Luca Oldani et Pierre Vial accompagnés au piano par Chris Cody (ou Laurian Daire).

Adeptes du bon goût, culs-pincés, oreilles chastes et pisse-vinaigres, passez votre chemin sous peine de passer une soirée à pousser des cris d'orfraie et vilipender une fois encore la gabegie du théâtre subventionné !

"Le Gros, la Vache et le Mainate", annoncée pour le moins comme une "opérette barge", est un spectacle foutraque et hors norme qui part en sucette et en couilles et dynamite les valeurs établies.

Délibérément provocateur, l'auteur, Pierre Guillois, metteur en scène et comédien, ancien directeur du Théâtre du Peuple de Bussang, ne s'impose aucune limite et la cruauté mentale, la violence verbale et la salacité constituent ses armes de prédilection.

Puisant dans tous les registres et dans des univers corrosifs de la famille de ceux de Copi et Frédéric Dard, il a conçu un spectacle débridé et totalement décomplexé, pour utiliser une terminologie en vogue, dont le prologue, à défaut de véritable intrigue, consiste en l'arrivée des deux tantes pour la naissance du fils de leur neveu, homosexuel vivant en couple et enceint jusqu'aux yeux. Après tout semble se débiner en eau de boudin et ce serait folie que de vouloir en dévoiler davantage.

Ensuite, dans des décors en deux dimensions genre bande dessinée des années 60 de Audrey Vuong, une joyeuse troupe de fous furieux dispense des numéros insensés et jubilatoires.

Ce sont des chansonnettes sans queue ni tête avec des paroles crues sur de douces mélodies composées par François Fouqué et interprétées en direct au piano par Chris Cody, une vache qui joue l'arlésienne, les imitations-performances d'Olivier Martin-Salvan, en sus délirant bébé géant, les effeuillages bon enfant et systématiques de Luca Oldani qui ne supportent rien sur les fesses, les débordements de la voisine dragqueen (Pierre Guillois), le metteur en scène aux abois (Bernard Menez) et last but not least, les fameuses deux tantes.

Deux tantes ennemies qui ne peuvent pas se sentir mais qui s'entendent comme larronnes en foire pour former un duo de veilles dames indignes et iconoclastes qui n'ont de respect pour rien ni personne. Deux rombières canoniques, à la soixantaine bien tapée, avec ce physique entre deux sexes qu'ont certaines femmes ayant dépassée la DLC et rangées des voitures par résignation, qui usent de la langue fleurie chère à Michel Audiard sont incarnées par deux comédiens.

Pas des transformistes à la petite semaine mais deux comédiens qui réussissent des compositions aussi trash que savoureuses de mémés bêtes et méchantes manière Hara Kiri.

Jean-Paul Muel, qui avait déjà oeuvré au féminin dans "Perthus" joué dans ce même théâtre, repique au jeu, mais dans un registre nettement moins grave, en campant Tante Chose. Affublé d'un invraisemblable chignon banane-choucroute blond à faire pâlir de jalousie Joanna Lumley, alias Patsy Stone dans Absolutely Fabulous, toujours court vêtu près des bourrelets et concupiscent face aux appâts masculins, il est époustouflant.

Tante Schmurz c'est Pierre Vial, grand comédien formé par Antoine Vitez et sociétaire de la Comédie française. Lunettes imposantes pour masquer un regard avec valises en perdition, cheveux de jais en chignon doubles macarons style gothic lolita nippone et pas bon pied mais bonne langue de vipère, il est époustouflant.

Les deux font la paire et quand on aime, on ne boude pas son plaisir.

 

MM         
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Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
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des incontournables japonais :
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Lecture avec :

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