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Born To Die  (Polydor)  janvier 2012

Evacuons d’abord la partie inintéressante. Sur sa réputation d’abord : sa transformation physique en quelques années, la façon dont ses vidéos (produites très intelligemment) se sont répandues sur le net ont fait hurler certains au coup marketing.

Soit ce n’est pas vrai, elle a juste souffert d’un virus qui lui a fait enfler les lèvres, elle a appris à affirmer un look vestimentaire et a rencontré des gens qui lui voulaient du bien et le débat est clos. Soit c’est vrai et là se posent les deux questions suivantes : est-ce condamnable moralement et cela a-t-il une importance réelle ?

Ayant moi-même dans le passé défendu Malcolm McLaren et "ses" Sex Pistols, grands escrocs autoproclamés du rock’n roll, je me permets de rappeler que ce genre de démarche balise l’histoire de la pop depuis son début. Il y a une forme d’exigence du "pureté" propre au monde "indy" qui tend à assimiler les artistes "authentiques" aux artistes maudits (Nirvana…), donc à se méfier d’autant plus des "fakes" dont le succès rendrait d’autant plus difficile celui d’artistes plus "méritants". Mais in fine ce qui compte pour moi, ce sont les chansons. Elles sont bonnes ou pas. Plus largement, il faut apprendre à dissocier l’œuvre (l’art est amoral) de l’artiste et de sa vie. Céline est un grand écrivain, certainement pas un mec bien.

Mais enfin venons-en aux faits : cet album est-il bon ? On remarque d’abord l’absence du titre présent sur internet "Kinda Outta Luck". Dommage mais ça s’explique après écoute de l’album puisque le choix semble être de s’éloigner de l’intemporalité de chansons comme "Video games" pour resituer la chanteuse dans une mouvance plus actuelle, que je qualifierais d’hip-trip-hop.

Est-ce que ça fonctionne ? A mon oreille, non. Ce qui faisait à mon sens l’intérêt de Lana Del Rey, à savoir une voix grave surprenante, une ambiance désabusée et légèrement comateuse disparaît à peu près complètement à cause de choix d’arrangements sur le fonds (on cherche à la faire chanter plus haut, peut-être pour se rapprocher de Madonna ou Britney Spears) et sur la forme (grosses caisses claires réverbérées, cordes dégoulinantes...). Alors que la magie de Video games reposait justement sur le dépouillement, la place de la voix, une rythmique en fonds et quelques vraies trouvailles (la harpe par exemple), on se retrouve ici avec une production formatée et prévisible qui linéarise complètement les chansons.

Où est passée Lana Del Rey ? On pourrait faire chanter ces chansons à de nombreuses autres chanteuses. Quelques mélodies surnagent cependant, et parfois un équilibre se dégage. Sortent du lot des chansons comme "Born to die", "Off to the races" (malgré une prestation vocale qui frise parfois le numéro d’Hercule de foire), "National Anthem", "Radio", "Carmen", "Million dollar man". Pour le reste, on est souvent dans le sous-Madonna ("Lolita", "Dark Paradise"…).

Donc oui cet album est bon, dans la mesure où il contient deux très bonnes chansons, quatre ou cinq très correctes, ce qui est mieux que la moyenne de la production musicale actuelle. Mais quelle déception par rapport aux promesses de Video games !

En conclusion, Lana del Rey semble avoir choisi d’arrêter d’exister en tant qu’artiste pour pouvoir exister en tant que produit. Tant mieux pour elle, tant pis pour nous.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Lana Del Rey
Le Myspace de Lana Del Rey


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# 20 septembre 2020 : Orages ...ô des...espoirs !

Ce bel été indien se termine sur des orages, du tonnerre et des inondations terribles. Décidément 2020 ne nous épargne rien. Dans l'espoir de jours meilleurs et se faire plaisir au milieu de tout cela, voici notre sélection culturelle de la semaine.

Du côté de la musique :

"In and out of the light" de The Apartments
"Chrone EP" de Atrisma
"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
"Berg, Webern, Schreker" de Orchestre National d'Auvergne & Roberto Forès Veses
et toujours :
"Transience of life" de Elysian Fields
"Cerna vez" de Thomas Bel
"Bandit bandit" de Bandit Bandit
"Twins" de Collectif La Boutique
"Run run run (hommage à Lou Reed" de Emily Loizeau
Emily Loizeau en concert au CentQuatre
"Papillon blanc" de Gabriel Tur
"Dix chansons naturelles et sauvages" de Hugo Chastanet
"Both sides" le spectacle de Jeanne Added au CentQuatre

Au théâtre :

les nouveautés :
"Aux éclats..." au Théâtre de la Bastille
"Onéguine" au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis
"Surprise parti" au Théâtre de la Reine Blanche
"Mademoiselle Else" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Killing Robots" au Théâtre Paris-Villette
les reprises :
"Marie des Poules" au Théâtre du Petit Montparnasse
"Hector Obalk - Toute l'Histoire de la peinture en moins de deux heures" au Théâtre de l'Atelier
"Trinidad - Pour que tu t'aimes encore" au Studio Hébertot
"Carla Bianchi - Migrando" à la Nouvelle Seine
"Jos Jouben - L'Art du rire" à La Scala
"Mudith Monroevitz" à la Nouvelle Seine
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec "Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris
la dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - La collection de Madame" au Musée du Quai Branly
et toujours :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
"Ailleurs" de Gints Zilbalodis
at home :
"Caramel" de Nadine Labaki
"Tomboy" de Céline Sciamma
"Peur" de Danielle Arbid
"La Cour de Babel" de Julie Bertucelli
"La Bataille de Solférino" de Justine Triet

Lecture avec :

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"De soleil et de sang" de Jérôme Loubry
"Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard"
"KGB" de Bernard Lecomte et "Napoléon, dictionnaire historique" de Thierry Lentz
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"Apeirogon" de Colum McCann
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"Hourra l'Oural encore" de Bernard Chambaz
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