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Le Fil  (Saint-Etienne)  mercredi 29 février 2012

En ce jour un peu spécial, qui à lui seul impose tous les quatre ans l'adjectif bissextile à une année, nous étions nombreux à vouloir nous rendre à ce concert. Si bien qu'il fut vraiment aisé, pour les plus éloignés d'entre nous d'organiser du covoiturage et penser un peu à la planète.

Ce n'était peut-être pas le cas de tout le monde, tant depuis la création du Fil, j'ai rarement vu autant de voitures garées. Mais la longue file d'attente devant l'entrée était bien la preuve que oui, ce soir là "the place to be" était bien ici.

Se frayant difficilement un passage parmi les spectateurs, la première partie assurée par Dissonant Nation se passera pour moi avec l'option "massage vibratile" accolé à une colonne de caissons de basse.

Heureusement des protections auditives sont gratuitement mises à disposition par Le Fil sur tous les concerts. Ce jeune trio guitare/chant, basse, batterie au look assez improbable balance un Rock Garage, peut-être pas aussi velu que le décolleté du chanteur, mais bien "pêchu" quand même.

L'essentiel est là : l'énergie ! La vraie celle du rock'n'roll, avec bien sur leur touche noisy, punk, garage qui peut parfois faire siffler les tympans mais jamais assez longtemps pour trouver cela désagréable.

On ressent la ferveur du frêle chanteur, qui tient son rôle avec beaucoup de rage et de conviction assumant totalement son look décalé dans son marcel à rayure, contrairement à ses compagnons de scène bien proprets et timides à qui on aimerait dire "lâchez-vous un peu !".

Place maintenant à "the artist", déjà interviewée en 2009 par Froggy's Delight, l'outsider du rock made in France (mais chanté en anglais, la langue maternelle du rock) qui continue de tracer son chemin avec son deuxième album (album rock de l'année aux victoires de la musique 2012) et sa tournée éponyme "So much Trouble" Tour.

C'est sur une intro en arpèges de son guitariste Sébastien Hoog, et dans un rayon de lumière qu'elle fait son entrée en scène sur une chanson plutôt calme (c'est mieux pour se chauffer la voix) : "That night". A la fin de ce morceau elle entame enfin le dialogue avec son public impatient avant d'envoyer la sauce avec le titre suivant "Lola". Quelques riffs et la transformation s'accomplit. Maltraitant d'abord sa chevelure et son micro, elle rentre dans son personnage un peu à la manière de Hulk (en plus soft je vous rassure), pour enfin nous délivrer toute sa puissance vocale.

Et oui, cela en surprend plus d'un ! Quel coffre, quelle présence, ceux qui la comparent à Janis Joplin ne se trompent pas trop et j'espère qu'elle prend cela comme un compliment. Ses chansons, plutôt personnelles dans le fond, sont une succession de plaisirs pour tout rockeur présent ce soir là.

Deux guitaristes, dont l'un passe parfois au clavier, un bassiste et un batteur qui balance bien, voilà son équipe qu'elle maltraite à souhait sur scène tout en tissant une complicité basée sur l'humour avec son public. Et quelles réparties ! Entre chaque morceau une anecdote, une petite provoc', un appel à participation du public qui réagit au quart de tour. Entre son blouson dérobé dans le train et le cuir de son bassiste dans lequel elle prend plaisir à transpirer, le changement de setlist imposé à ses musiciens façon petite chieuse "parce que quand j'ai chaud on joue Sugar Cane !", ou alors les retrouvailles avec une "paire de nichons" au premier rang lorsqu'une groupie, déjà présente à un précédent concert, lui lancera à nouveau son soutif à la fin de "So much trouble"...

Le groupe assez vicieux se laissera longuement attendre avant un rappel et nous en offrira même deux. Pour finir sur une chanson présente sur aucun album, écrite lors d'un chagrin d'amour à 15 ans, interprétée seule au piano : "The bastard song".

Quel plaisir de voir une relève du rock en France qui tient la route, maintenant il faut garder le cap, préserver ses cordes vocales durement éprouvées et pourquoi pas envisager des paroles un peu plus engagées : là se serait le summum.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Izia
Le Myspace de Izia
Le site officiel de Dissonant Nation
Le Myspace de Dissonant Nation

Crédits photos : Eric Ségelle (Retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


Claude Crépet         
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