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puce Le Sang du Suaire
Sam Christer  (MA Editions)  mars 2012

Orphelin, adopté, directeur de création du studio Sony Picture Télévision, directeur Exécutif pour Endemol, romancier… Voilà quelques adjectifs qui qualifient les talents de Sam Christer. Son dernier bébé se nomme Le Sang du Suaire, concernant la fameuse nappe blanche ayant enveloppé le non moins fameux Jésus (mais si, vous savez bien, le mec qui est mort cloué sur deux lattes de parquets en forme de croix !).

Petite histoire pour l’Histoire : au temps des momies et des animaux empaillés, un bébé naquit au fond d’une étable, entre une vieille vache et un âne boiteux, dans une mangeoire toute pourrie parce que les hôtels étaient bondés à cause de la fête du solstice. Ce bébé (qui n’était pas n’importe quel bébé) incarna le fils d’un Dieu suprême, le prophète des chrétiens catholiques venu sur Terre pour répandre la Bonne Nouvelle de Dieu. En clair : THE superman des catho pour les millénaires à venir.

Oui mais bon, ça ne plaisait pas trop au super méchant de l’histoire, qui en avait un peu ras le bol de se faire piquer la vedette par un jeune barbu en sandalettes. Le méchant contraignit le bon garçon à périr sur la croix entre deux voleurs de pommes, après bien des procès truqués et des avocats sans diplôme. Bref, une fois mort, notre bon samaritain fut promptement décroché, enroulé dans un drap plus blanc que blanc (les tapis étaient réservés aux sultans), et enfermé dans une grotte fermée par un super gros caillou. La suite de l’histoire est bien sûr pleine de rebondissements mais elle ne nous concerne pas.

Sam Christer s’empare de ce qui semble être un détail : le drap ! Un linceul en réalité nommé suaire. Et le Saint Suaire (celui du Jésus cité plus haut) devient une relique ultra sacrée (le mec qui a été emballé dedans a ressuscité quand même ! La cape d’invisibilité, c’est de la merde à côté !).

Comme tout thriller qui se respecte, Le sang du suaire commence par le meurtre d’une certaine Tamara Jacobs, au son du Dominus Vobiscum de son assassin. Il se trouve qu’elle est scénariste d’un film intitulé Le Suaire… Nic Karakandez et Mitzi Fallon sont chargés de l’enquête et ce n’est pas de la tarte. Parce que le lecteur suit à la fois les deux pauvres inspecteurs qui ont un temps de retard à tous les coups (niveau anticipation des crimes, ce n’est pas ça !), et le tueur, un espèce de malade mental adepte de scarification et d’automutilation (genre : "oh oui Dieu, je suis un vilain méchant, pardon mon Dieu, si je me découpais un téton pour me punir ? Oh oui, comme ça fait mal ! Et là, tu me pardonnes Dieu ?").

Au fil de l’enquête (comme tout thriller qui se respecte), les deux inspecteurs s’enfoncent un peu plus dans la mouise, mais ils deviennent de plus en plus perspicaces, et le meurtrier de plus en plus imprudent. Les assassins sont finalement deux, Tamara Jacobs connaissait un peu trop bien la véritable origine du suaire, et elle voulait un peu trop en parler à tout le monde dans son film, le Vatican n’était pas super chaud pour divulguer un truc aussi gros (qui aurait carrément fait chuter le nombre de vocations de prêtres, déjà que c’est un peu la crise en ce moment, il ne faut pas en rajouter !).

Da Vinci Code continue de faire des émules, Le Sang du Suaire trouvera son public, des adeptes de thriller bien écrit, juste ce qu’il faut de noir (mais pas trop quand même, il y a des enfants dans la salle), juste ce qu’il faut de mystère (mais pas trop quand même, il faudrait pas perdre le lecteur), juste ce qu’il faut de subversif (mais pas trop quand même, il ne faudrait pas choquer les Islameux, déjà qu’ils n’ont pas vraiment la cote par ici !). Un bon moment.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :
La chronique de "Les Héritiers de Stonehenge" du même auteur
La chronique de "Les Héritiers de Camelot" du même auteur

En savoir plus :
Le Facebook de Sam Christer


Nathalie Bachelerie         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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