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Interview  (Paris)  8 mars 2012

My Ant est un jeune groupe de cinq amis qui a autoproduit son premier album pour faire flotter dans nos airs de jolis morceaux de pop-folk. Juste avant leur concert - en duo - à la Bellevilloise, Vincent et Bastien ont accepté de nous présenter leur projet.

Est-ce que vous pouvez nous parler des débuts de My Ant ? Comment le groupe s’est-il formé ?

Vincent : Je suis parti en Australie en 2007, pour mes études. Je faisais déjà des chansons avant mais le fait d’être dans un autre pays, dans une ambiance plutôt festive, m’a vraiment permis d’écrire. Quand je suis revenu en France, j’ai montré mes compositions à des amis que je connaissais déjà, puis à des musiciens que j’ai rencontrés ensuite, comme Bastien (en 2008). On a essayé de les arranger pour en faire un album.

Comment sont répartis les rôles ? Qui compose, qui écrit ? Vincent seulement, ou chacun peut créer un morceau ?

Vincent : En général, je m’occupe de tout ! Mais vraiment de tout : des paroles aux arrangements, en passant par la musique ! En tout cas, ça a été comme ça pour notre premier album. Pour le second, j’ai été un peu moins psychorigide, on a pu travailler davantage en groupe. J’ai plus écouté ce que les autres me proposaient mais je restais très exigeant. En fait, j’ai en tête des directions que je veux suivre et que je donne comme point de départ. Mais comme les autres membres du groupe sont aussi des gens qui créent beaucoup, parfois ils vont dans un autre sens, très différent : alors ça peut me plaire finalement, ou pas du tout ! Mais, quand même, globalement, ce second album sera vraiment le fruit d’un travail de groupe.

Pourquoi chanter en anglais ?

Vincent : C’est une question qu’on nous pose souvent ! C’est tout simplement parce que, pour moi, c’est la langue de la pop. Et puis, j’aime écrire en anglais pour des questions de sonorités et aussi d’affluences : j’écoute beaucoup de pop anglaise.

J’ai conscience qu’il y a, depuis quelques temps, l’émergence d’une french pop, comme cela a été le cas dans les années 70, quand Michel Berger disait que le français pouvait très bien sonner aussi… On n’est pas rigide sur cette question, peut-être qu’un jour on chantera nous aussi en français mais, pour l’instant, on préfère vraiment l’anglais. Ce n’est pas par copie des groupes qu’on apprécie, c’est juste que, bizarrement, ce sont des paroles anglaises qui me viennent plus naturellement quand je compose.

Tu parles d’influences ; quels groupes t’inspirent, par exemple ?

Vincent : Sur le premier CD, on a beaucoup écouté Girls in Hawaii, un groupe belge. C’est du folk, j’aime beaucoup ce qu’ils font et j’avais envie de retrouver ce son sur notre album ; de la pop un peu mélancolique… Pour le prochain CD, ce sera assez différent : l’ambiance restera pop mais plus nerveuse, plus rythmique. Et comme j’écoute beaucoup Born Ruffians depuis deux ans, je pense que ça se ressentira aussi dans les compositions.

La pop-folk est un créneau très encombré : qu’est-ce qui différencie  votre album des autres, selon vous ? Est-ce que vous avez voulu apporter quelque chose d’un peu différent, sans être exceptionnel ? (ndlr : le titre de ce Cd étant : "Not special except in a normal way")

Vincent : Faire un CD, c’est une démarche assez égoïste, en fait. On a surtout eu envie de concrétiser ce qu’on faisait, de figer nos chansons. On aime jouer de la musique ensemble, et c’est essentiellement l’envie d’avancer, de nous professionnaliser, d’avoir accès à des scènes qui nous a poussés à autoproduire cet album. On n’a pas vraiment pensé à apporter quelque chose de spécial aux autres, on a d’abord pensé à notre plaisir de construire cet album ensemble.

La scène, les tournées, vous connaissez déjà bien, non ?

Vincent et Bastien : Oui, la première année on a fait pas mal de concerts en France mais aussi en Angleterre. Là, on a aussi des dates. Parfois, on n’est que deux : comme les autres membres du groupe ne vivent pas tous de la musique, certains ont des obligations professionnelles qui les empêchent de participer aux concerts. Ce soir, par exemple, ils n’ont pas pu faire le déplacement (ils habitent à Bordeaux). Alors on refait les arrangements pour présenter, malgré tout, quelque chose de fidèle à notre album. On prend du plaisir à jouer à deux ; ça nous rappelle nos débuts !  Mais, forcément, ce n’est pas la même chose que d’être à cinq sur scène. Pour les morceaux du second album, surtout, c’est différent car comme ils sont beaucoup plus nerveux, il y a plus de batterie, de claviers, de chœurs. Donc ce n’est pas la même énergie à partager.

Vous parlez déjà beaucoup de ce prochain album : est-ce que les thèmes seront les mêmes que sur le premier : les voyages, le temps qui passe, la paresse ?

Vincent : Ce sont des sujets qui me tiennent à cœur même si, bien sûr, on grandit, on évolue et on passe parfois à d’autres choses. J’ai un énorme problème avec l’obligation de productivité : me lever le matin pour aller faire quelque chose que je n’aime pas, c’est vraiment difficile pour moi. Je sais que ça semble très gamin. Mais c’est vraiment un souci pour moi, une frustration, alors ça sera encore présent dans mes prochaines chansons, même si je ne l’ai pas vraiment choisi ; visiblement, c’est un sujet qui revient, qui s’impose à moi ! Ensuite, il y aura aussi des thèmes plus banals comme l’amour, les rencontres…

Pourquoi ce titre "Not special except in a normal way" ?

Vincent (lâché par Bastien !) : C’est une phrase d’une chanson qui n’est même pas sur le CD finalement ! C’est difficile à expliquer sans entrer dans un débat philosophique de bazar… C’est l’idée qu’on a envie d’être spécial, mais que cette envie est partagée par tant de gens que ça nous rend finalement très ordinaires…

Chaleureux, plein d’humour, modestes… Peut-être pas exceptionnels, mais sûrement pas non plus très ordinaires, ces deux jeunes Bordelais ! La session acoustique joliment surprenante confirmera d’ailleurs cette impression et  donnera fortement envie de les découvrir en concert.

Retrouvez My Ant
en Froggy's Session
pour 2 titres en cliquant ici !
  

 

 

 

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La chronique de l'album Not Special... except in a normal way de My AnT
My Ant en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2014 - Les iNOUïS

En savoir plus :
Le site officiel de My Ant
Le Bandcamp de My Ant
Le Myspace de My Ant

Crédits photos : Thomy Keat (Retrouvez toute la série sur Taste of Indie)


Nathalie Clément         
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My Ant (8 mars 2012)


# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
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