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puce Lou Reed - Joan As Police Woman
L'Aéronef  (Lille)  mardi 12 juin 2012

Il y a des lives clés dans l'histoire de la musique, des tournées phares.

En juillet 1973, Lou Reed, "poète électrique", dévoile Berlin chef-d'œuvre maudit, incompris, que le Village Voice résumera en ses termes : "Drôle de disque hétéro à propos d'une pute goudou camée qui se fait enlever ses gamins".

Le disque finit alors dans les bacs à soldes. Qu'importe, le loup rôde. La tournée qui suit, dans le but de présenter Berlin au public sera d'ailleurs un franc succès. On se souvient alors des mémorables Rock'N'Roll Animal et "Lou Reed Live" issu de cette "messe noire dans une cathédrale gothique avec l'héroine pour Dieu", comme le décrivaient les journalistes à l'époque. Quasiment 35 ans plus tard, Lou Reed remet ça et présente cette fois Berlin dans son intégralité.

A l'origine, seulement deux concerts étaient prévus à New-York et à Sydney, mais d'après la qualité remarquable de ses deux shows (qu'on s'était empressé de dénicher sur le web) et l'enthousiasme grandissant du public, il était impossible pour l'ami Lou d'arrêter en si bon chemin. Du coup, on prend les mêmes et on recommence : Bob Ezrin à la direction artistique, Steve Hunter à la guitare (déjà présent en studio et sur Rock'n'Roll Animal), mais aussi un orchestre composé de violons, de saxophones et d'un piano, et d'une exemplaire chorale d'enfants. La mise en scène était assurée par Julian Schnabel qui a adapté le disque sur pellicule pour l'occasion. Et ce fut, on ne vous le cache pas, formidable.

Alors forcément, revoir Lou Reed en live avait de quoi filer la gaule à un mort. Néanmoins, si tout cela était franchement excitant au premier abord, le prix du billet en a castré plus d'un. Mais l'on annonce un concert qui devrait s'inscrire dans les annales. Reste à savoir si les gens qui l'annonçaient étaient pourvus d'un sacré sens de l'humour, ou étaient juste mauvais en orthographe. Notre présence sur les lieux se justifiait donc ne serait-ce que pour répondre à cette interrogation.

On ne va pas se mentir, en tant qu'alcoolique/journaliste, le premier détour à un concert se fait au coin du bar. D'ailleurs, pour la première fois à l'Aéronef, nous observons qu'il est possible de s'offrir une bouteille de champagne. Bière en main, nous nous apprêtons à rentrer dans la salle. Malheureusement, les pancartes sur les portes de l'Aéronef sont claires : "A la demande de la production de Monsieur Lou Reed, aucune boisson n'est admise en salle". Fuck ! On se souvient alors de cette folle rumeur comme quoi Sa Majesté aurait arrêté l'alcool. La salle est donc à moitié pleine pendant Joan As Police Woman, concert solo de la choriste de Sa Majesté et ancienne petite amie de Jeff Buckley.

D'ailleurs, le fantôme de ce dernier se ressent fortement dans les compositions de la demoiselle. La voix est impeccable, peut-être trop d'ailleurs, laissant à désirer au bout d'un moment, tant cela semble surjoué. L'heure du dernier morceau est arrivé et la belle demande une ovation pour "Mister Lou... REED". Trois pelés et un tondu y répondront. Deuxième tentative alors, plus fructueuse à laquelle un spectateur gueulera "We're waiting for the men". En d'autres termes, "Dégage !".

Ceci étant fait, il faudra maintenant attendre une petite heure pour que le concert de Sa Majesté débute. Standing ovation donc, en même temps pas de place assise. Sa majesté arrive sur scène avec la même tenue que Rocky Balboa dans Rocky IV et la dégaine de Sly Stone à L'Olympia en 2007. Le public arrête alors d'applaudir et un type se met à hurler : "Haaaaaaa..." auquel Sa Majesté répondit "Bwaaaaa, Bwaaaaa, Bwaaaaaaaa.... adlib". D'accord, Peter Hook, sors de ce corps...

Pendant ce temps, un technicien aide Sa Majesté à prendre sa guitare, une douze cordes. Le concert commence enfin. Sa Majesté peine à enchaîner deux accords et les cordes de sa guitare venaient probablement d'être changées, tant le son était abominable et hyper métallique. Cette introduction, pénible et acoustique étant passée, le groupe se lâche et croise directement le fer en reprenant "Brandenburg Gate" du fameux disque Lulu (enregistré avec Metallica), véritable nanar musical fascinant de par sa médiocrité. Mais c'est ainsi, et la tournée ne s'appelle pas "From Vu to Lulu" pour rien. Le groupe sur scène est très bon et l'on retrouve avec plaisir Tony "Thunder" Smith, batteur furieux, derrière ses fûts. L'on appréciera également le saxophoniste en transe dès le départ, même si l'on ne l'entend pas !

Sa Majesté change de guitare et enchaîne sur "Heroin". Soyons franc, les frissons se font ressentir directement. Merde quoi ! Cette chanson est un monument de la musique ! Le groupe rentre alors en jeu et l'un des deux guitaristes troque sa "Les Paul" pour un violon électrique (ce musicien dont le nom m'échappe fut d'ailleurs en tout point excellent lors du concert, efficace et bien plus discret que le reste du groupe). L'intro est impeccable, puis Sa Majesté s'est mise à chanter. Ce qui était effrayant sur le premier morceau se confirme alors : Lou Reed a perdu son groove naturel, et cela fait franchement chier. Sa Majesté peine à enchaîner les phrases et semble oublier les paroles. L'on apprendra d'ailleurs plus tard une incroyable rumeur, comme quoi des prompteurs se situeraient sur scène. En même temps cela est logique, un mec qui a arrêté l'alcool et qui empêche ses fans les plus fortunés de boire devant sa gueule alors qu'il est à cinq mètres du devant de scène, ne peut décemment plus y croire.

A quoi bon continuer de chanter des chansons, aussi exceptionnelles soient elles, si elles ne dégagent plus aucune once de sentiment et de sincérité. Car c'est ce qui a toujours caractérisé les écrits de Lou Reed, et c'est pour cela que ses chansons sont fortes. Alors bordel, là je me sens complètement déstabilisé. Et cela n'est pas tout, car en prime d'être carrément foireux, lors des accélérations de tempo, Sa Majesté fout tout le monde dedans, et le résultat est bien trop bancal pour un artiste de cette stature et qui est accueilli ce soir en tant qu'idole. Cerise sur le gâteau, le batteur ne joue pas seulement avec son tom basse, comme le faisait Moe Tucker à l'époque du Velvet Underground, donnant ce côté aussi sauvage et primitif à ce morceau d'anthologie.

Je m'excuse alors cher lecteur, car j'ai conscience d'être un sacré puriste, c'est une qualité comme un défaut. Mais non, on ne fait pas de solo de batterie pendant "Heroin". J'argumente alors : lorsqu'un groupe reprend ses vieux classiques, il faut soit les réarranger au goût du jour (car oui, une chanson peut avoir plusieurs vies), soit les jouer de la même manière que l'original avec la puissance du live. Surtout pour un titre comme "Heroin". Cas d'école d'ailleurs, puisque sur le live Rock'N'Roll Animal les chansons du Velvet étaient réarrangées de manière Heavy, et l'électricité brillait en maître. L'on aime ou pas, mais ces réinterprétations étaient finement arrangées (Bob Ezrin oblige) et en avaient sacrément dans le slibard, donnant une cohérence à l'ensemble du set proposé à l'époque, qui devenait alors innovant et surprenant pour toutes ces vieilleries. Aussi, il faut rappeler qu'à cette période Lou Reed détestait la planète entière et arrivait titubant sur scène, donnant lieu parfois à des concerts intensément courts, donnant à leurs tours lieu à des émeutes souvent violentes.

Retour maintenant à Lille en 2012, où la seule émeute que l'on nous inflige est sonore et carrément plate. La salle se vide déjà un peu, car cela donne cruellement envie de boire, nous interceptons ainsi des avis similaires au nôtre. L'on retiendra celui-là : "C'est génant, c'est comme voir un humoriste pas drôle sur les planches sauf que lui fait rire". L'on ne dira pas le contraire, ce concert file définitivement la banane, mais pas à l'endroit en premier lieu escompté !

Sa Majesté continue dans la même veine, en enchaînant "I'm Waiting for the man" autre morceau culte, entendu à côté de la porte mais qui semblait de meilleur augure que les deux premiers morceaux, avec des titres plus banals comme "Senselessly Cruel" du tout aussi banal "Rock'N'Roll Heart", ou encore "Street Hassle" de l'album du même nom, tout aussi anecdotique, avant de rempiler sur Lulu. L'on appréciera alors un moment plus intimiste avec le public lors de la reprise de "Cremation" (Magic & Loss), chanson acoustique où Sa Majesté semble reprendre le contrôle sur sa six cordes.

Tout doux, tout doux, tout doux, doucement s'installe "Walk on the wild side", sur laquelle nous n'avons rien à redire, et où le saxophoniste fut exemplaire. Tout cela devient intéressant et voilà enfin "Sad Song" de Berlin. Sa Majesté y retrouve ses prouesses vocales, tout le monde est impeccable sur scène, Joan as Police Woman est parfaite au chœur, même si cela redevient brinquebalant quand Lou Reed se met à l'accompagner. Néanmoins, ce passage fut un moment de bravoure, il faut bien l'avouer.

Pas le temps de se remettre de ses émotions que le groupe enchaîne directement sur du Lulu... grrrrr !, qui est annoncé comme le dernier morceau de la soirée. Bien évidemment, ce ne fut pas le cas, et voici l'éternelle blague du rappel. Il y en aura deux ce soir, le premier est entièrement velvetien avec "Beginning to See the Light", "Pale Blue Eyes" et "Sweet Jane" qui furent dans la même lignée que le reste. Petit aparte d'ailleurs sur "Pale Blue Eyes", nous recommandons aux lecteurs de s'intéresser à la version de Ton Vlasman (Acid Folkeux Hollandais, auteur d'un unique album spatial White Rooms With Disintegrating Walls sorti en 1970, à ranger pour les personnes les plus sereines entre Bob Dylan, Ed Askew et le Pearls Before Swine de Tom Rapp). Le deuxième fut uniquement constitué de "Think It Over", morceau encore une fois peu essentiel dans la carrière de Sa Majesté, du totalement oublié Growing Up In Public. Présentation des musiciens, qui se terminera sur "And now, I'm your host and the most Lou Reed !".

Je n'ai pas du tout aimé ce concert, malgré quelques moments sympathiques, ce fut à mon sens ridicule, une supercherie. Des cheveux blancs ont d'ailleurs poussé sur mon crâne depuis. En revanche, je comprends que cela est excitant de voir une légende sur scène, et je sais de quoi je parle (sans vouloir faire mon vieux con), j'en ai déjà vu beaucoup. L'on me ressasse souvent que pour quelqu'un de 70 ans, faire un concert d'environ 2h30 c'est très bien. Certes, mais pas que, d'ailleurs, ils le font tous !

Paul McCartney, par exemple, donne encore des concerts à des prix abordables, et cela dure 3h30, tout y est impeccable, la voix et le jeu sont encore là, la pêche est hallucinante, et les versions proposées des morceaux sensationnelles (à part "Ob-La-Di, Ob-La-Da"), avec une sacrée mise en scène en parallèle. Car un papy sénile à côté de ses pompes, ça ne fait juste pas envie, surtout quand on le présente super musclé sur des affiches, alors qu'il est épais comme un câble de frein à main dans la vraie vie.

Ce qui manquait cruellement ce soir, c'était une vraie setlist. Bordel de merde ! Et "Perfect Day" (celle de Transformer, pas l'infâme version en duo avec Pavarotti ou Bono...) ? Et "Vicious" ? Et "Venus In Furs" ? Et "Men Of Good Fortune"? Et "Coney Island Baby" ? La liste est encore longue. Pourquoi tous ces morceaux oubliés et oubliables plutôt que tous ses classiques lorsqu'il devrait s'agir d'une tournée rétrospective ? Sa Majesté n'en dira pas plus. Être imbus et ne pas donner à son public quand l'on a une telle stature est cruel.

En 1973, le public accueillait Lou Reed en l'appelant "Cocksucker". Destin tragique. Le Rock'N'Roll a rarement autant dérapé en suce, et on en a vraiment pris plein la gueule.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Lou Reed
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Crédits Photos : Olivier Ryckebusch


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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

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