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Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte  avril 2012

Réalisé par Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte. France. Comédie. 1h49. (Sortie 25 avril 2012). Avec Patrick Bruel, Charles Berling, Valérie Benguigui, Guillaume de Tonquedec, Françoise Fabian et Judith El Zein.

Triomphe au théâtre, "Le Prénom", comédie de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, est une des rares pièces à avoir connu une adaptation à l'écran immédiate, de surcroît par ses auteurs eux-mêmes.

Évidemment, on ne peut donc que se laisser prendre au petit jeu des comparaisons. Ce qui réussit au théâtre perd souvent de sa saveur et de sa force au cinéma avec l'éternel problème qui se pose depuis que le cinéma parle et adapte des pièces : faut-il ou non garder la théâtralité d'origine, faut-il "aérer" en quittant l'espace unique de la scène ?

Bien des pièces ont perdu leur âme et leur charme en devenant des films mais, parfois, le miracle s'opère et il suffit de penser à Pagnol ou à Guitry pour se persuader que théâtre et cinéma peuvent faire bon ménage.

Avec "Le Prénom", on n'est pas à ce niveau-là. S'il fallait trouver une généalogie à la pièce de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, elle serait à chercher du côté des pièces de Bacri-Jaoui, elles aussi devenues des films à succès.

On y est à l'intérieur du cadre familial, lors d'une réunion de famille où chacun des protagonistes, socialement et psychologiquement typés, va enfin se révéler. Ici, le prétexte sera le prénom à donner au futur garçon de Patrick Bruel.

Pour faire enrager son frère agrégé, donc de gauche, l'agent immobilier Bruel, donc de droite, lui fait croire qu'il va le prénommer Adolphe. Tout va alors s'enchaîner à coups de quiproquos et de mots d'auteurs, toujours amusants, toujours les bienvenus, qui savent saisir l'air bobo du temps.

Pour réussir leur coup, les deux auteurs ont choisi un canevas simple et des acteurs vifs. On ne s'ennuie jamais lors de cette couscous-party où l'on plaint les desserts et l'on approuve les deux auteurs devenus réalisateurs d'avoir fait le choix de respecter la théâtralité.

On demeure ainsi en permanence dans un grand appartement parisien, sauf le temps d'un générique qui a un côté "Amélie Poulain" et celui d'un coup de fil de la mère absente dans la pièce et dont la présence dans le film est plus que la bienvenue, puisqu'elle est jouée par Françoise Fabian. Les cinéphiles ne pourront que remercier Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière d'avoir pensé à cette grande dame pour ce petit coucou inattendu.

Paradoxalement, la réussite de la transposition tient à ce que les deux apprentis réalisateurs n'ont pas essayé de montrer, et encore moins de démontrer, leurs qualités de metteurs en scène. Du coup, leur maladresse est un plus : ils ne cherchent ni à faire des plans tarabiscotés pour éviter le plan-plan, ni à privilégier un personnage su un autre.

Ils filment honnêtement à la va comme je te pousse, sans se poser aucune question stylistique, et le résultat est finalement pas déshonorant du tout, prouvant que pour réussir une comédie c'est d'abord le texte qui compte... Le texte et les acteurs.

Tous, à l'exception de Charles Berling qui remplace Jean-Michel Dupuis, sont les acteurs d'origine. Ils sont à l'aise dans leurs personnages, en savourent toutes les nuances et les outrances. On appréciera la formidable Valérie Benguigui et le subtil Guillaume de Tonquedec, qui pourrait bien être de la trempe d'un Jack Lemmon. Quant à Bruel, on le sent enfin soulagé d'avoir fait le bon choix et de ne plus être l'éternel vedette de la chanson qui s'impose laborieusement au théâtre et au cinéma.

Voilà donc un divertissement qui mérite d'être rattrapé quand on revient de vacances. En se creusant quelques secondes les méninges, on pourra aussi le lire comme un film pas inintéressant sur l'époque pré-post sarkozyenne...

Attention : il faut rester jusqu'au générique de fin, qui fait écho au générique de début, et qui conclut de belle manière un moment fort agréable.

 

Philippe Person         
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