Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Calacas
Théâtre Equestre Zingaro  (Paris)  novembre 2012

Spectacle équestre conçu et mis en scène par Bartabas, avec Laurence Dirou, Michael Gilbert, Noureddine Khalid, Mathias Lyon, Gaëlle Pollantru, Etienne Regnier, Alice Seghier, Messaoud Zeggane et les musiciens Sébastien Clément, François Marillier, Pepa et Luis Toledo.

Bienvenue dans le monde de Zingaro ! Entrer au Fort d’Aubervilliers dans ce Théâtre Equestre tout en bois, c’est comme entrer dans un univers merveilleux où l’humain et le cheval sont rois.

Il y a, dès qu’on pénètre dans le vaste foyer-restaurant octogonal, le premier émerveillement à la vue des murs parés de mille décorations : costumes traditionnels, figurines, véhicules de toutes sortes, photos et écrans diffusant des images des précédents spectacles, sons et musiques qui se croisent et se répondent. Un vrai musée et un lieu chaleureux où l’on avale une soupe mexicaine sur de longues tables pour se mettre dans l’ambiance.

Pour accéder à la salle, après avoir traversé la cour au milieu des roulottes, il nous faut monter un escalier, accueilli par le capitaine et son fidèle perroquet puis emprunter une passerelle qui surplombe les boxes des chevaux. On peut déjà sentir leur odeur et leur impatience, pour certains. Après avoir foulé une allée de terre, on s’installe sur les gradins de ce grand cirque et le spectacle peut alors commencer.

Pendant que les spectateurs prenaient place, huit squelettes assis attendaient en méditant au milieu de dindons. Rythmé par les tambours et les cymbales des "chinchineros" - ces hommes-orchestres à l’énergie communicative, tout s’anime et prend soudain une autre dimension : nous sommes au Mexique et c’est la fête des morts. Ceux-ci, récalcitrants et frondeurs s’agitent sur les notes répétées des musiciens galvanisés comme dans une transe chamanique.

C’est la danse macabre, celle qui voit tantôt lentement, tantôt au grand galop festoyer l’homme et l’animal. Et c’est le cheval qui mène la danse, lui dont l’énergie réveille les morts d’un coup. Eux, soudain déchaînés, veulent se mêler à la fête, danser encore et encore en une immense farandole.

Tous plus éblouissants les uns que les autres, les numéros se suivent et utilisent tout l’espace : la piste bien sûr mais aussi les travées qu’arpentent les musiciens et leurs tambours, et surtout la seconde piste circulaire en hauteur où les chevaux déboulent à grande vitesse avec élégance et légèreté.

Le spectacle est total et où que nos yeux se portent, c’est l’enchantement permanent : une grande cérémonie joyeuse et enflammée où hommes, squelettes et animaux célèbrent la vie dans une ambiance colorée de rire et de belle énergie. On est complètement subjugué par cette fresque grandiose et féerique, par la précision des artistes dans des numéros de haute voltige et l’imagination de Bartabas qui habille d’humour et de poésie ce très beau soir des morts.

La fanfare résonne, les clochettes tintinnabulent, tandis que chevaux et écuyers passent en majestueux cortèges. Et les morts se marrent. Plusieurs convois plus tard, on aura vu de bien étranges carrioles et des moments surréalistes ou de beauté infinie. Le tout dans un cadre extraordinaire. Et c’est tout naturellement, la main dans la main, qu’hommes et squelettes viendront enfin saluer.

Déjà, dehors, devant le grand feu de camp qui crépite, les enfants (et les grands) ont dans les yeux des images qui dansent et qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Somptueux et magique, "Calacas" est très certainement un moment unique à voir absolument.

 

Nicolas Arnstam         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=