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Rencontre avec Christian Quermalet et Philippe Lebruman  (Saint Lô (Le Normandy))  5 novembre 2004

Depuis plus de 10 ans, les Married Monk sont de toutes les aventures mais restent bien souvent dans l'ombre. D'un premier album plutôt acoustique à des collaborations avec Yann Tiersen, un duo avec Superflu, deux excellents albums encensés par la critique, ils sont partout mais sans forcément faire beaucoup de bruit.

Nous voulions en savoir un peu plus sur ce groupe atypique créant une pop inventive depuis une décennie.

Je présente une série de photos de 1994 à Maxéville à Christian.

Qu'est-ce qui s'est passé en 10 ans ? Quels sont les faits marquants pour le groupe ?

Christian Quermalet : Il y a eu quatre albums. Deux ans et demi par album. Moi j'ai bossé avec Tiersen pendant un bon bout de temps mais ça n'a pas empeché le groupe de continuer d'évoluer. C'est juste qu'au début on était chez Barclay et après on s'est retrouvé dans un flottement de label. On a flirté avec Lithium et puis on a trouvé Ici D'ailleurs avec lesquels on a fait deux disques.

C'est par Tiersen que vous êtres rentrés chez Ici d'Ailleurs ?

Christian Quermalet : Disons que c'est parce que lui était dans cette maison de disques là qu'on a été amené à rencontrer le dirigeant. Il nous a permis de faire deux disques.

Il n'y a pas eu, sur la période, d'album qui aurait mieux marché ? Vous avez toujours eu d'excellentes critiques.

Christian Quermalet : Oui oui, c'est peut être plutôt au niveau de la scène qu'on a bien évolué. On a trouvé un compromis scénique où on n'est que quatre et où on utilise beaucoup de bandes, moi je joue vachement moins de guitare et on est un peu plus libres, il y a moins de pression sur scène.

Au maximum vous avez été 5 sur scène ?

Christian Quermalet : Oui 5 mais tout le monde jouait vraiment, ce n'était pas la même ambiance. A 4 c'est bien.

Et donc Etienne (le quatrième) est arrivé avec le dernier album ?

Christian Quermalet : Oui Etienne a joué sur l'album. On se connaissait avant puisque je travaille dans le même endroit (à Mains d'oeuvres) et de fil en aiguille on est arrivé à savoir qu'il faisait du sax. On l'a appellé pour l'album, il devait faire des impros de sax et comme c'est bien passé humainement, on lui a demandé de venir avec nous.

En ce qui concerne les collaborations ? Y'a-t-il quelque chose de prévu ?

Christian Quermalet : Oui, mais je ne peux pas trop en parler. C'est en gestation. Plusieurs membres du groupe en participation à d'autres projets. Ce sera pour l'année prochaine.

C'est comme cela que vous occupez les 2 ans entre deux albums ?

Christian Quermalet : Non pas vraiment puisqu'on va encore tourner mais c'est juste des affinités entre les gens et voilà.

La tournée se termine ?

Christian Quermalet : Non ca se terminera en décembre mais on a d'autres choses de prévues en 2005. D'autres concerts.

Quels sont les groupes qui vous inspirent, qui vous plaisent, ces derniers temps ?

Christian Quermalet : J'aime bien quelques trucs mais en fait on peut très bien aimer 25 secondes d'un morceau dans l'univers musical d'un groupe sans forcément aimer le reste. Je ne pense pas qu'on soit fait pour etre fans inconditionnels d'un groupe. On est fans de groupes plus anciens comme Ween. Tu connais Ween ?

Non..

Christian Quermalet : C'est un groupe américain. Ils jouent encore, ils ont quarante balais. C'est hallucinant ! On se retrouve un peu dans ce genre de trucs car c'est un mix de plein d'ambiances. Ils ont fait des disques de pastiches. Un morceau comme Lennon, un morceau comme quelqu'un d'autre. Et après ils font leurs trucs à eux. Ils ont joué à Paris, à la Boule Noire pendant 3 heures non stop. C'est vraiment super. Ce n'est pas très très connu en France mais ce sont de grands musiciens. Y'a de tout, des disques en quatre pistes, d'autres en studio avec une grosse prod. C'est imparable.

Sinon on n'écoute pas tous le même genre de choses, c'est assez varié. On est capable d'aimer Phoenix ou Outkast, tu vois c'est large. Ou des types comme JP Nataf, c'est très très large. Ou des amis à nous comme Bertrand Betsch ou Dominique. Pas parce que c'est nos copains. On peut aussi aimer la musique malienne par exemple.

Ca s'entend, il y a des inspirations de partout.

Christian Quermalet : Oui, enfin on reste quand meme dans un format pop.

Les reprises, c'est une habitude, un rituel ? Sur tous les albums, en concert..

Christian Quermalet : C'est d'abord un hommage au départ. Et on peut très bien reprendre le titre d'un groupe dont on ne connait que cette chanson. On a d'ailleurs fait la reprise de Captain Beefheart sur le dernier album, où c'est Philippe qui chante, et on ne connait quasiment pas le groupe.

J'ai entendu Ashes to Ashes par hasard, vous ne la jouez pas encore en concert ?

Christian Quermalet : On ne l'a pas encore bien travaillée. On l'a en effet jouée au Fou du Roi. Mais ca tombe sous le sens, tu vois, c'est un truc tellement fort. On ressent le truc. C'est tellement génial.

Il y a d'ailleurs une des reprises que vous faites souvent et que je ne connais pas.

Christian Quermalet : Teenage Kicks ?

Non ..

Philippe Lebruman : Dog Bowl.

Christian Quermalet : En fait c'est un copain à nous, américain, qui habite entre Paris et New York et on connait quasiment tout ce qu'il a fait. Il a du faire une dizaine de disques. On reprend celle la mais on aurait pu en reprendre une autre parce qu'il y a plein de trucs excellents dans ce qu'il fait. On se reconnait aussi dans sa musique.

Vous la reprenez depuis très longtemps en concert non ?

Christian Quermalet : Ca fait un bout de temps ouais. J'aimerais bien en refaire une autre de lui, il y en a tellement qui sont supers. Un bon format pop comme ca.

Est-ce que vous aimez la scène ?

Philippe Lebruman : Jouer sur scène ? Ben oui, oui.

A chaque fois que je vous vois il y a des petits soucis techniques, des choses qui ne vont pas..

Christian Quermalet : Ah ben non, on y est pour rien. A partir du moment où il y a des gens qui paient pour te voir, tu ne vas pas faire du sabotage. Après des fois, ça te mine, quand les conditions ne sont pas bonnes, par exemple à Gévezé, c'était un peu l'horreur. Le matériel n'était pas à la hauteur. C'était limite du matériel de bal des années 80 et la programmation était un peu bizarre. C'était un peu la fête de la bière. C'était bizarre comme soirée.

Mais oui on aime bien la scène. On n'a pas forcément une structure qui fait qu'on peut être toujours bien techniquement. On est obligé d'installer le matériel, accorder les guitares. Il y a d'autres structures où tu as quelqu'un pour te reposer au niveau technique.

Et les bandes en live, c'est un atout ?

Christian Quermalet : C'est pas un problème ça. C'est juste une manière de retranscrire les morceaux sur scène. On est contents d'arriver à ce résultat la.

Philippe Lebruman : Il y a des morceaux qu'on ne pourrait pas jouer à 4.

La compo d'un morceau ? ça se passe comment chez les Married Monk ? Ca part d'une mélodie à la sèche, d'un sample ?

Philippe Lebruman : Ca dépend des morceaux.

Christian Quermalet : Y'a des choses qui se construisent en studio, qu'on modifie. On part toujours avec une petite base. Là on avait beaucoup plus de matériel sonore parce qu'on a travaillé vachement avant sur les ordis. Oui il y a des choses qui viennent avec peu d'instruments mais ca change vraiment à chaque morceau. C'est une cuisine particulière.

Pour Night Prince, était-ce une necessité de récupérer la magnifique mélodie de votre duo avec Superflu ?

Christian Quermalet : Ah Night Prince, c'est un des morceaux qui est passé par le plus de versions.

Philippe Lebruman: Non c'est pas parce qu'il fallait...

Christian Quermalet : Disons que le projet de faire un morceau pour ce disque là c'est parti de cela. C'était un pretexte, on voulait refaire un truc différent à notre sauce et puis voilà. Il reste peu de choses de l'original.
Philippe Lebruman : Ca fait un autre morceau au final. C'est la même suite d'accords completement rearrangée.

Trois mots pour définir le groupe ?

Philippe Lebruman : Christian, Philippe, Mitch


Merci aux Married Monk et à Nico d'Ecran Sonique

 

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The Married Monk en concert au Normandy (3 novembre 2004)

En savoir plus :

Site officiel de The Married Monk
Site officiel de Ici d'Ailleurs


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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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