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puce dEUS - Graham Coxon - Florent Marchet - Kelly Di Martino - Joana Newsom - 22/20's
La Cigale  (Paris)  5 novembre 2004

Tous les ans on se dit que non, décidément on ne reviendra pas l'année prochaine, ça suffit comme ça, et qu’on attendra que le groupe passe lors d'un vrai concert à lui pour le voir. Et puis arrive l'automne et là, paf !, on replonge

Cette année le prétexte incontournable c'était dEUS, dont le concert annonçant leur retour, lors de la route du rock 2004, après 5 ans d'absence, nous avait mis l'eau à la bouche. Et oui que voulez vous, il est de certains groupes comme celui-là pour qui on sacrifierait même nos plus grands principes.

Bref, en ce samedi 5 novembre nous voilà installés à la Cigale pour une soirée qui verra se succéder 5 concerts et 2 petits "showcase" en guise d'interlude.

Ça commence vers 18h par le petit français qui monte en ce moment, parmi quelques autres, Florent Marchet. Sur quelques mesures de "Du côté de chez Swann" interprété par Dave, décontracté, il entre avec son groupe et s'inquiète de savoir si tout le monde a bien eu le temps de prendre son goûter... (Et à en croire l'éternel et inévitable déballage de petits sandwichs divers de leur papier d'aluminium, ce n'est pas le cas pour tout le monde).

S'enchaînent alors les titres de son album dans des interprétations plutôt rock'n roll et si l'on craignait un peu d'avoir un concert de chansons françaises un peu réchauffées, la surprise est de taille face à ses titres à la fois pop par la voix et rock par la musique.

Quelques autres petites vannes à destination du public viendront ponctuer le concert ("Vous n'êtes pas encore saouls, c'est l'avantage de jouer en ouverture des festivals..." ou encore, entre 2 titres "Vous êtes bien silencieux, vous parlez vachement plus pendant les morceaux non ?", "Désolé, j’étais accordé comme un porc. Vous ne vous en êtes pas rendu compte ?"). Bref un peu cynique mais très juste et somme toute assez bon enfant.

Florent Marchet nous gratifiera donc en vrac du corrosif "Levallois", "Mes nouveaux amis" de "On est tous pareil" dédié à tous les petits malins qui voyagent dans de beaux pays et qui reviennent craner avec un T shit du Hardrock café, et le bien nommé "Je m'en tire pas mal" tant cette ouverture de festival est réussie ! Cerise sur le gâteau et malgré le timing serré, Florent glissera aussi sa reprise de "Et quand bien même" de Gainsbourg.

Nous vous reparlerons rapidement de cet artiste dans nos colonnes.

En attendant, le show continue et pendant l'installation de la scène suivante, sur quelques centimètres carrés de scène devant le rideau rouge, entre une jeune chanteuse, façon Suzanne Vega, dont la voix et les applaudissements nous empêchent de saisir son nom et que le responsable du stand organisateur du festival sera dans l’incapacité de nous donner à la sortie. Dommage, mais nous allons mener l'enquête.

Accompagnée de sa seule guitare acoustique, elle joue quelques titres intimistes ("T’es beau", "Je suis floue", "Quand je suis ivre") de bonne facture avec une voix plutôt soul très singulière. A suivre.

Le rideau s'ouvre ensuite sur une scène quasi vide si ce n'est une harpe majestueuse posée en plein centre. Joana Newsom, la révélation parait-il de ce festival 2004, elle arrive cool sur la scène en entamant une chanson a cappella et en incitant le public à taper des mains. Une voix stridente de personnage de cartoon rappelant Betty Boop saisit le public d’étonnement. Salve d'applaudissement alors qu'elle rejoint son instrument... C'est vrai quoi ! Faudrait pas avoir l'air con en n'applaudissant pas celle qui représente, pour qui vous savez, la musique de demain !

Bon rien à dire sur le jeu impeccable de la dame, c'est pas la première fois qu'elle touche à une harpe et ça s’entend. Le problème de la harpe c'est que ce n'est pas un instrument soliste pas excellence et que à la longue, ça lasse...surtout quand il joue du Debussy sur lequel se pose une voix, certes singulière mais agaçante sur la durée,

Le jeuen Joana, avec son air de Barbie un peu illuminée, pourraît être la fille cachée de Linda Lemay et de John Cale et la petite sœur de Bjork élevée au fin fond du Tennessee par Dolly Parton, pour le meilleur et pour le pire ... En tout état de cause à écouter dans de meilleures conditions, autrement dit dans une salle plus petite, et peut être sur disque, mais ce n'est pas sur que cela évite l'impression de répétitivité ressentie à la fin du set.

Un public enthousiaste en tout cas salue sa prestation même si, comme toujours, certains ne connaissent pas la notion de respect de l'artiste et papotent comme dans leur salon.

Bref intermède musical avec Kelly Di Martino, dont la jolie prestation en première partie de Pierre Bondu avait retenu notre attention. Ici seule avec un guitariste et une guitare pas très bien accordée elle joue 3 chansons dont une reprise de Magnapop ("Open the door") et puis s'en va. Frustrant ...

Mais la scène est déjà prête pour le groupe suivant. 22/20's, nouvelle sensation blues rock un peu crade venue d'angleterre. Pas grand chose à dire sinon que cela fait beaucoup de bruit, que le bassiste répète comme un dindon les mêmes mimiques de façon mécanique en imitant Mick Jagger et que quelques morceaux sont plutôt potables, notamment les 2 derniers dont un où le guitariste chanteur se retrouve seul avec le batteur.

Le reste du temps, c'est plein de bonnes idées mais, beaucoup trop maniéré pour donner à l'ensemble ne serait ce qu'une vague idée de musique "tripale", plutôt un amalgame de mimétisme physiques et musicaux piqués ça et là, et fort heureusement plutôt aux bons endroits.

Quelques petits courts métrages plus tard, la scène est investie par les Buzzcocks ... hein ?? ah ben non c'est Graham Coxon et sa bande qui débarquent ! Après avoir quitté ses belles lunettes arty, Graham s'en donnera à coeur joie. Il bondira, se roulera à terre, gesticulera dans tous les sens sans jamais perdre une seconde le contrôle de sa guitare déchainée pour un set époustouflant de puissance.

Les morceaux déjà rock de son album deviennent carrément punk et le show s'il est surprenant prouve que l'Angleterre n'est pas encore enterrée musicalement... et accessoirement que si Blur faisait du punk ce ne serait pas une mauvaise idée... Graham remet ses lunettes et salue le public. Il a l'air heureux d'être là, ça tombe bien, nous aussi et on en aurait bien repris un peu mais...

...Quelques petits courts métrages plus tard c'est au tour de dEUS de poursuivre et conclure cette soirée à la Cigale. Heureux d'être ici et remerciant le public d'être venu les voir si nombreux après une si longue absence, Tom Barman nous présente le nouveau bassiste et le groupe entame un excellent "Instant Street".

On ne pouvait rêver meilleure introduction pour ce concert qui s'avèrera largement le meilleur de la soirée, avec un mélange de classiques (notamment une incroyable version de "Theme from turnpike" ) et de nouveaux morceaux qui donnent un avant goût prometteur du prochain album à paraitre au printemps 2005. Finie la mélancolie, bonjour le gros son rock'n roll ! La cuvée 2005 de dEUS promet.

Un concert superbe tout en puissance maîtrisée mais ... alors que le groupe part en coulisse et que les roadies préparent le matériels pour le rappel, un charmant monsieur de l'organisation débarque sur scène et tire les rideaux, signifiant que le concert est terminé et qu'il n'y a pas de temps pour les rappels... Le public siffle et hue pendant de très très longues minutes, tente de rouvrir les rideaux mais 2 gros bras de la sécurités viennent jouer les cowboys ...

Quand le business rattrape la musique ... privé de rappel, le public et dEUS repartiront sans doute avec un goût amer dans la bouche, surtout que les 10 minutes de plaintes du public auraient largement suffit à un rappel à l'issu duquel tout le monde serait parti content...

Décidément, c'est sûr ! Ce festival là, on ira pas l'an prochain !

 

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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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