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David O'Russell  janvier 2013

Réalisé par David O'Russell. Etats-Unis. Comédie dramatique. 2h02. (Sortie 30 janvier 2013). Avec avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert de Niro et Chris Tucker.

On sait que le ressort majeur de la comédie américaine est ce qu'on appelle la "comédie du remariage".

"Happiness Therapy", traduction "française" de "Silver Linings Playbook", ne faillit pas à la tradition. Sauf, élément nouveau, utilisé pour la première fois, que le héros est un "bipolaire", ce qu'on appelait encore l'année dernière un "maniaco-dépressif".

Bradley Cooper, qui gagne ici définitivement ses galons d'acteur majeur, a pété les plombs quand il a découvert que sa femme le trompait. Après un séjour en hôpital psychiatrique, le voilà"guéri", mais pas de sa femme qu'il veut reconquérir.

Pour améliorer un point de départ déjà original, David O'Russell, dont on avait pu apprécier les iconoclastes "Rois du Désert", comédie impertinente sur la guerre d'Irak, oblige son héros à retourner chez ses parents, pour y retrouver un papa d'anthologie joué par un Robert de Niro, comme à chaque fois dans son meilleur rôle.

Il met aussi sur sa route son équivalent féminin, elle aussi plus que perdu à la suite de la mort de son mari policier.

On sait dès lors que le couple final est là et qu'il faudra le temps du film pour que le héros comprenne qu'il est dans la version B de la comédie de remariage, celle où il n'y a pas remariage mais nouveau mariage.

Il faut dire que sa partenaire, Jennifer Lawrence, a l'avantage d'avoir un physique nouveau pour le cinéma américain. Joues rebondies, belle mais pas forcément sous tous les angles, elle a quelque chose des années 2010.

Sorte de descendante volontaire de Judy Hollyday, elle emporte la conviction en un éclair de scène. Elle a cette rare présence qui fait qu'elle est tout de suite familière au spectateur. Rien qu'à voir comment Robert de Niro l'adopte dans la scène où elle débarque dans la petite famille, on sait qu'elle a tout d'une grande.

Dans "Happiness Therapy", David O'Russell réussit à la fois à dresser le parcours du combattant d'un bipolaire, obligé de se soigner sous l'oeil des institutions (psy, policier...) et à décrire une petite communauté de la classe moyenne américaine, sur qui plane des risques de paupérisation et de désintégration.

Tout pourrait mal tourner dans ce monde où les enfants de 35 ans reviennent chez leurs parents spoliés de leurs retraites ou de leurs économies par la crise. Mais on se débrouille et la communauté reste ouverte grâce aux matchs de football américain qui fédèrent encore l'Amérique.

Film que l'on qualifiera grossièrement de "film de gauche", "Happiness Therapy" de David O'Russell croit en cette Amérique unie par les épreuves. Il décrit une Amérique qui serait rooseveltienne si elle n'était pas aussi unanimiste : ici, ceux qui sont "les blessés du système" côtoient ceux qui en profitent.

On est donc probablement dans un des premiers films "obamiens" : pas question d'un lutte des classes dans ce coin tranquille et assez privilégié de la côte est, mais plutôt d' un élan vers la solidarité, où le trader appartient à la famille du loser, où celui qui possède une maison ultra-moderne fréquente toujours son copain de lycée réinstallé dans sa chambre d'ado chez papa-maman.

Cependant, on ne se trompera pas de film :" Happiness Therapy" dit subtilement des "choses idéologiques" mais reste avant tout une vraie bonne comédie.

Après "Le Monde de Charlie" de Stephen Chbosky, sorti il y a quelques semaines, c'est le second film américain qui s'attache à un héros fragile psychologiquement et qui montre une Amérique qui doute d'elle-même et cherche à se rassurer en mettant en avant l'amour et l'amitié.

"Happiness Therapy" est une œuvre qui émeut et qui amuse. Un film qui utilise les conventions hollywoodiennes mais sans abuser des paillettes et du pathos. Un film bien qui fait du bien.

 

Philippe Person         
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