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Interview  (Charleville-Mézières)  samedi 2 mars 2013

Rencontre avec Yeti Lane avant une soirée qui s’annonçait riche en émotion, le groupe partageant l’affiche avec Crane Angels et Bewitched hands. L’occasion pour le groupe de nous parler de son parcours, de sa musique et de Charleville-Mézières puisque ce soir ils jouent à la maison !

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Ben Pleng : Le groupe existe depuis 2009 et nous avons sorti deux albums et un maxi. Au départ, nous étions 3 mais nous nous sommes rapidement retrouvés à deux. Voilà. Le son a un peu évolué…

Nous sommes à Charleville, vous avez commencé ici puisqu’originaire de cette ville.

Charlie B. : Oui c’est vrai ! Nous avons fait notre apprentissage en jouant tous les deux dans des groupes de la région. Des groupes surtout de reprises au début dans des styles différents. Nous avons joué ensemble dans un groupe mais cela n'a pas duré longtemps. Quand le groupe s’est séparé, nous avons pris des chemins différents pendant quelques années : Ben a monté son groupe pour faire ses chansons, développer ce qu’il avait envie de faire, moi j’ai fait autre chose de mon côté. Quand Cyann et Ben est apparu, au départ en duo, j’ai vite rejoint le groupe avec un ami qui faisait de la musique sur Paris. De fil en aiguille, Cyann et ben est devenu un quatuor, on a sorti quelques disques. Il y a eu une séparation dans le groupe, Cyann est partie, nous nous sommes alors retrouvé à trois pour monter Yeti Lane, le troisième finalement est parti aussi. Donc nous sommes toujours Yeti Lane mais version différente.

Vous jouez donc ensemble depuis vos débuts ?

Ben Pleng : Oui oui, cela fait super longtemps maintenant. Depuis le lycée.

J’ai l’impression que vous êtes toujours en perpétuelle évolution musicale. Cela passe aussi par le fait qu’il y ait eu des changements de line up ?

Ben Pleng : Ce n’est pas vraiment une volonté, ce sont plutôt des accidents, des événements. Quand tu parles d’évolution musicale, cela fait plaisir parce que même à l’époque où nous étions à quatre, nous avons toujours essayé de nous renouveler finalement. On essaie de rebondir sur les événements et on cherchera toujours à évoluer à se transformer, en continuelle mutation, toujours à l’écoute de nos envies. Et puis sinon cela devient vite ennuyeux.

Charlie B : On tire toujours la leçon de ce que nous avons fait avant. Avec le temps, il y a toujours une analyse. A chaque fois, on veut marquer le coup, on ne veut pas se répéter.

Il y a une sacrée différence entre vos disques même s'il y a une ligne directrice qui se dégage de votre parcours.

Ben Pleng : C’est aussi parce que nos disques sont le total reflet de notre vie. On regarde ce que l’on a fait en arrière, on essaie de ne pas reproduire nos erreurs, on regarde les défauts, ce que l’on aime aussi. Chaque disque est le reflet d’une période.

Votre premier album était très pop. The Echo Show est plus "krautrock", vous dites que vous êtes en perpétuelle évolution mais votre son se précise-t-il de disque en disque ? Tendez-vous vers un certain idéal sonore ?

Ben Pleng : Je pense que oui !

Charlie B : Oui. Je ne sais pas si l’on cherche toujours la même chose. Plus tu cherches et plus de portes s’ouvrent, plus tu vois plus loin et plus il y a matière à chercher.

Ben Pleng : C’est vrai, il faut quand même dire que sur notre dernier album, nous avons cherché à préciser notre son. Plus précis dans un certain style aussi, en utilisant toutes nos influences qui sont vraiment variées, nous avons essayé de taper dans quelque chose de plus précis pour être plus fort.

Est-ce que vous arrivez à situer justement votre style ?

Ben Pleng : C’est du space-rock.

Charlie B : Oui. Pour faire imagé ! Mais avec des influences pop aussi.

Et donc vos influences sont ?

Charlie B : De plus en plus de choses. Il n’est pas évident d’en sortir comme ça trois ou quatre. En ce moment, nous écoutons pas mal de musique du label Création. Mais sinon ça va de Neil Young qui est l’influence des premiers jours mais qui est toujours là. Cela passe par la musique Allemande, le jazz, Robert Wyatt. Mais on essaie comme a dit Ben, de moins s’éparpiller et de mettre toutes nos influences dans chaque disque comme nous avons pu faire dans le premier album de Yeti Lane. On essaie de garder une véritable direction. Par exemple, on ne sait pas du tout comment sonnera le prochain album. On essaie de préciser le son mais cela ne veut pas dire que le prochain disque sonnera comme celui-là mais en encore plus fin.

Que représente chez vous la recherche sonore ? Le son est-il la pierre de voûte de vos chansons ?

Charlie B : Je ne sais pas si c’est la pierre de voûte parce que nos chansons sont censées aussi fonctionner toute seule, après la recherche sonore est effectivement une part importante de notre travail. Nous sommes toujours dans cette recherche, lorsque l’on répète, quand on enregistre même sur scène. Nous cherchons toujours ce que l’on peut améliorer, que cela soit sur scène ou en studio.

Et comment se passe le processus créatif alors ?

Ben Pleng : Au départ ce sont des chansons plus ou moins terminées. Ce n’est vraiment que le début, après il y a tout un travail même si dès le départ il y a une direction. Après tous les deux on fait ce que l’on pourrait appeler de l’arrangement. On mélange des choses, on essaie, on expérimente. On essaie de trouver quelque chose de fort, une ligne directrice. Ce qu’il faut à la chanson. On peut partir aussi de pas grand-chose. Le local de répète devient en gros une sorte de laboratoire où l'on travaille à donner une identité à chaque morceax. Et puis il y a la période de l’enregistrement où l'on renforce encore tout cela.

Le choix de l’intrumentarium est donc fondamental.

Ben Pleng : Oui on aime beaucoup les instruments. Synthés, guitares, batteries. On aime beaucoup les synthés. Nous sommes très intéressés par le son, comme tu le faisais remarquer, donc c’est super important. Certains instruments en particulier, c’est vrai que l’on aime certains claviers analogiques, ceux avec un son un peu plus daté.

Et vous partez à la recherche des instruments ?

Ben Pleng : Oui, chaque synthé a un peu sa personnalité et on cherche pas mal oui…

Charlie B : On commence à en accumuler pas mal ! Pour la scène, ce n’est pas pratique donc on a une configuration plus légère bien que déjà costaude. On essaie de se refréner et de ne pas en rajouter encore plus parce que ce n’est vraiment pas pratique. Mais en studio, c’est autre chose. On peut vraiment tester pleins de synthés, c’est pareil pour les guitares, on essaie différents emplis, différents effets.

Quand vous composez, vous pensez déjà à tel ou tel son de synthé ?

Ben Pleng : Oui parce que l’on connait bien nos instruments. On sait que tel instrument aura tel caractère et on ira plus facilement vers celui-là ou pas. On cherche aussi les différents sons de chaque clavier, on prend les bouquins…

Vous êtes plutôt studio ou live ?

Charlie B : On aime définitivement les deux, même si l’approche n’est pas du tout pareille. En même temps, c’est tellement opposé !

Je me doutais un peu de la réponse ! En fait, je voulais savoir comment vous gériez le live, si vous retransformez vos chansons ou pas…

Charlie B : Oui, on réadapte un petit peu mais en général, c’est léger.

Ben Pleng : On compose en répétition donc en live. Finalement, quand on les enregistre, c’est du live en grande partie. Il peut y avoir des petits arrangements sur certains sons mais la plupart de nos chansons sont jouables assez fidèlement en l’état.

Charlie B : Il y a certains morceaux sur lesquels il faut ruser, retrouver des arrangements judicieux. Le live est vraiment le truc de l’instant. Cela peut être super bien ou très douloureux, quand il y a des soucis ou que cela se passe mal. En studio, si tu changes d’avis, tu peux revenir en arrière, tu peux retravailler, t’arrêter pour réfléchir. Les deux sont bien. Faire que du live doit être frustrant, mais ne faire que du studio aussi puisque tu as besoin quelque part d’un retour du public.

Vous avez commencé à quatre pour finir en duo. Vous pensez que cette formation va encore évoluer ?

Ben Pleng : A priori non. La question ne se pose pas maintenant en fait. Si plus tard nous en avons envie, oui on cherchera.

On sent quand même que vous avez trouvé votre équilibre, c’est important.

Ben Pleng : Oui c’est vrai. C’est très bien comme cela pour le moment. Mais on ne s’interdit rien. On verra.

Sans regarder dans une boule de cristal, avez-vous une idée de ce à quoi votre futur va ressembler ?

Ben Pleng : On a encore quelques concerts à donner et nous sommes très impatients de nous remettre à créer, de retourner en studio.

Charlie B : On a un 45t qui devrait sortir bientôt.

Ben Pleng : Il a été enregistré en partie dans les Ardennes, d’ailleurs avec un copain à nous qui a créé son studio dans les Ardennes.

Vous êtes encore attachés aux Ardennes ?

Ben Pleng : Oui ! On y a toujours de la famille, des amis. On y rentre quand on peut.

Jouer à Charleville d’où vous êtes originaire, ce n’est pas anodin.

Charlie B : Cela fait toujours plaisir.

Ben Pleng : On va jouer ce soir dans cette salle que tu connais aussi, on y a vu nos premiers films.

Charlie B : Rox et Rouky ?

Ben Pleng : Certainement !

Oui à l’époque, c'était encore un cinéma grand public…

Charlie B : Et puis finalement c’est cool quand nous sommes partis de Charleville, il n’y avait pas de salles de concerts, il n’y avait rien. Maintenant il y a le Cabaret Vert, on vient jouer ici.

Le paysage musical a quand même drôlement évolué depuis le Côté Tabou (ndlr : bar célèbre de l’époque) !

Charlie B : Oui ! A l’époque où l’on faisait des concerts, il n’y avait que des bars où l’on pouvait jouer. Cela fait plaisir de voir que cela a bien changeé Tout ce qu’il y a aujourd’hui, on aurait aimé l’avoir quand nous étions ados !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Yeti Lane
Le Myspace de Yeti Lane
Le Facebook de Yeti Lane

Crédits photos : Jérôme Gillet


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# 21 février 2021 : et le chiffre du jour est 21

21 février pour cette édition et 21ème Mare Aux Grenouilles, déjà, à voir en replay dès maintenant. Pour le reste voici le beau programme de la semaine avec une sélection tous azimuts malgré le sale temps pour la culture.

Du côté de la musique :

"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah
et toujours :
"Qui naît dort plus" de Armande Ferry-Wilczek
"La beauté du jour" de Ben Lupus
"For the first time" de Black Country, New Road
"Spare ribs" de Sleaford Mods
"Vertigo days" de The Notwist
"Lumen" de Dalva
"Michel de la Barre : Suites et sonates" de Ensemble Tic Toc Choc
"Muses" de Karen Lano
"Road of the lonely ones" le Mix #12, saison 2 de Listen In Bed
Interview de Med dont nous vous présenterons le disque très bientôt
"Blue" de Rosie Balland
RosaWay et Belfour dans un petit ni vus ni connus pour parler de leurs clips

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Un grand cri d'amour" de Josiane Balasko
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Dix ans de mariage" d'Alil Vardar
"Longwy-Texas" de Carole Thibaut
"J'ai des doutes" de François Morel
et de l'opéra revisité "La Dame Blanche" de François-Adrien Boieldieu
"La Flûte Enchantée" de Mozart
ou pas "Le Barbier de Séville" de Rossini

Expositions :

en virtuel :
"Botero, dialogue avec Picasso" à l'Hôtel de Caumont
“Calder Stories” au Centro Botín à Santander
"Le Voyage à l?époque d?Edo (1603-1868)" au Musée Cernuschi
"Ulla von Brandenburg - "Le milieu est bleu" au Palais de Tokyo
"L'Age d'or de la peinture danoise" au Petit Palais
"Claude Viallat - Sutures et Vari" à la Galerie Templon
"Sabine Weiss - Sous le soleil de la vie" à la Galerie Les Douches

Cinéma :

at home :
"L'Ombre des femmes" de Philippe Garrel
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Seule" de Mélanie Charbonneau
"Crème de menthe" de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy
"Pool" de Francis Magnin

Lecture avec :

"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano
et toujours :
"Yahya Hassan" de Yahya Hassan
"Cela aussi sera réinventé" de Christophe Carpentier
"De l'autre côté des croisades" de Gabriel Martinez-Gros
"L'instruction" de Antoine Brea
"La pierre du remords" de Arnaldur Indridason
"La sountenance" de de Anne Urbain
"Le premier homme du monde" de Raphaël Alix

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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