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Interview  (par mail)  mai 2013

Capture ne vous dit peut-être encore rien, pourtant le jeune groupe de Nancy mérite une attention particulière, d’abord grâce à des prestations live enfiévrées et ensuite grâce à un premier EP autoproduit : Where We All Belong, mélange sucré salé de Block Party, Bombay Bicycle Club ou de Foals. Rencontre avec Alexandre le chanteur et guitariste du groupe.

Formation instrumentale.

Alexandre : On se base sur une formation classique, batterie-guitare-voix. Mais ce qui fait de Capture quelque chose de singulier, c'est la présence d'Amin aux synthés, samples et percussions. On voulait avoir quelque chose de plus massif que les formations indie ou rock classiques.

Naissance.

Alexandre : On a commencé le projet au printemps 2011. Je revenais d'une année à l'étranger et je voulais refaire de la musique avec Jeff, notre batteur de l'époque. Florent est un pote d'enfance, on a commencé la guitare ensemble au collège mais là, il voulait se mettre à la basse. Amin était un mec cool que l'on croisait dans les concerts. On avait tous des groupes au lycée, on se connaissait de près ou de loin. On a mis 8 mois avant de faire nos premiers concerts. Depuis, on a pas mal enchaîné et travaillé. Et puis il y a eu un changement de line-up en juillet 2012. Ophélie est arrivée à la batterie, elle a ramené un peu de féminité et de belgitude dans tout ça.

Etape d'un jeune groupe.

Alexandre : Au début, il faut trouver les bonnes personnes, celles avec qui tu partages des affinités musicales, celles avec qui tu as envie de passer du temps et rigoler en répète. On avait monté ce projet sans savoir ce que l'on voulait en faire. C'est excitant de partir à zéro, il faut forger un son, trouver une ligne directrice, faire ses premières maquettes et ses premiers concerts. Au début, on faisait ça pour s'amuser le dimanche après-midi, on a découvert tout le côté "pro" et le développement de groupe sur le tas : la promotion, la communication, le booking... On a eu la chance d'être aidés et formés par les structures d'accompagnements du coin et on les remercie. C'est tout le côté caché de l'iceberg, tu te rends compte que le musical représente 20% du temps passé à travailler sur le groupe.

Esthétique et influences.

Alexandre : Dans l'ensemble, on a toujours été très éclectique. Forcément, on a beaucoup écouté d'indie comme Bombay Bicycle Club, Interpol, Foals ou Wild Beasts mais à côté, on écoute très bien du hip-hop, du Satie, du punk hardcore. D'ailleurs, c'est par ce dernier que l'on a voulu avoir quelque chose de plus massif. On a rajouté des cris, des rythmiques très lourdes, on ne voulait pas faire de la pop "mignonne". On attache beaucoup d'importance à la rythmique, on part souvent d'une ossature basse-batterie pour ensuite broder les guitares, le chant, les synthés, les choeurs ensuite.

Aspirations.

Alexandre : Quand on a commencé ce groupe, on ne pensait pas en arriver jusque là donc on garde les pieds sur terre. On aspire à rien en particulier, on monte le projet comme il nous plaît et on voit ce qu'il se passe. On continuera à faire ça tant que cela nous fera plaisir, tant qu'on aura des choses à créer ensemble. A moyen terme, on prépare les festivals de cet été, mais aussi un nouveau disque prévu pour l'automne !

Les Inrocks.

Alexandre : On a eu deux papiers dans les Inrockuptibles grâce au concours des Inrocks Lab. Cela nous a donné un beau coup de pouce pour l'exposition. Avant on était juste un groupe lorrain, mais grâce à ça on a réussi à toucher des professionnels et un public au niveau national. D'ailleurs, c'est notre prochain objectif, réussir à s'exporter.

Etre loin de Paris.

Alexandre : Je dirais oui que l'on a de la chance d'être de province. Le fait qu'il y ait peu de groupes ici te fait ressortir plus facilement, et puis il y a le travail des salles et de l'accompagnement qui est très bien fait à Nancy. A Paris, même s'il y a plus de public, tu es noyé dans la masse. Et puis les conditions d'accueil des groupes dans les salles sont bien différentes d'ici.

Fauve.

Alexandre : Il y a beaucoup de groupes comme cela qui font des tournées sans avoir d'album à défendre. Les années précédentes, c'était le cas de La Femme, Lescop ou de Concrete Knives. Ces groupes là prennent le temps de travailler un CD sans se précipiter, et puis la diffusion à grande échelle est tellement facile de nos jours sur internet et c'est ce qui a réussi à Fauve. Ils ont explosé grâce à des EPs plus ou moins auto-produits ou des vidéos sur YouTube. Tu sais de nos jours un album c'est lourd à porter, en terme de coût, de promo, il faut être sûr de son coup et tourner avec pendant 1 an, 2 ans... Nous on fonctionne sans label sur des formats courts de 2 ou 3 titres. Cela nous permet d'être plus réguliers et de pouvoir expérimenter des choses sans se coincer.

 

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Le Bandcamp de Capture
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Le Noise (Jérôme Gillet)         
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# 26 janvier 2020 : Les rois des galettes

En cette fin de période de galettes à tout va, on vous parle surtout de celles en vinyles avec de la bonne musique dessus mais pas que : théâtre, littérature, cinéma, expos sont aussi au programme. C'est parti.

Du côté de la musique :

"Pesson, Abrahamsen & Strasnoy : Piano concertos" de Alexandre Tharaud
"Paris Beyrouth" de Cyril Mokaiesh
"Water is wet" de Theo Hakola
"Musique de chambre" de Le Noiseur
"Les identités remarquables" de Tristen
Interview avec No One Is Innocent à Saint Lô
Theo Lawrence et Mr Bosseigne au Fil
"La légende de Nacilia" de Nacilia
"C'est quoi ton nom ?" de Blankass
"Il est où le bonheur" 9ème émission de Listen in Bed
"Swin, A Benny Godman story" de Pierre Génisson, BBC concert Orchestra et Keith Lockhart
et toujours :
"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Deux euros vingt" au Théâtre Rive Gauche
"Vive la Vie" au Théâtre Gaité-Montparnasse
"Mon Isménie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"La Paix dans le monde" à la Manufacture des Abbesses
"Un Tramway nommé Désir" au Théâtre La Scène Parisienne
"Trop de jaune" au Studio Hébertot
"Oh ! Maman" au Théâtre La Scène Parisienne
"Le fantôme d'Aziyadé" au Théâtre Le Lucernaire
"Le hasard merveilleux" au Théâtre de la Contrescarpe
"Attention les Apaches !" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Norma Djinn" au Théâtre Montmartre-Galabru
"Blond and Blond and Blond - Hømåj à la chønson française" au Café de la Danse
les reprises :
"Tanguy Pastureau" au Théâtre de la Renaissance
"Close"
"Elisabeth Buffet - Obsolescence programmée" au Théâtre du Marais
"Le comte de Monte-Cristo" au Théâtre Essaion
"L'Analphabète" à l'Artistic Théâtre
"La Diva divague" au Théâtre de Dix heures
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Kiki Smith à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

"Botero" de Don Millar
"Mission Yéti" de Pierre Gréco et Nancy Florence
et la chronique des films sortis en janvier

Lecture avec :

"Le ciel à bout portant" de Jorge Franco
"Le prix de la démocratie" de Julia Cagé
"Les champs de la Shoah" de Marie Moutier Bitan
"Les rues bleues" de Julien Thèves
"Trois jours d'amour et de colère" de Edward Docx
et toujours :
"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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