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Interview  (Festival Crazy Week)  vendredi 19 juillet 2013

Vendredi 19 Juillet, c'est le soir des nouveaux talents pour le Crazy Week 2013 à Nice avec Dallas Frasca, Jil is Lucky, Concrete Knives et Rover dont nous n'avons pas pu résister à l'envie d'aller à sa rencontre pour voir comment son projet et son univers ont pu évoluer, depuis son entrevue et session acoustique dans les pages de Froggy's Delight, quelque jours après la sortie de son album en 2012.

C'est autour d'une table ronde que nous allons (re)découvrir la grâce romantique du grand bonhomme de Rover, Timothée Régnier. Cette interview a été réalisée en compagnie également du website LeMensuel.fr.

Tu as beaucoup voyagé avec ta famille, t'ont-ils transmis le virus ?

Timothée Régnier : Oui en effet, j'ai eu des parents un peu aventuriers qui ont été aux Philippines et à New York, du coup je crois que j'ai pris le virus et j'ai continué après, une fois majeur, à voyager à droite à gauche, en Allemagne, en Suisse puis à Beyrouth. Cela a toujours été très peu préparé et c'est un peu le hasard qui m'a emmené à Beyruth où mon frère vivait depuis un an, il m'a juste demandé si je voulais lui rendre visite et je suis tombé amoureux du pays, des Libanais, de Beyrouth même. Au Liban, j'ai aussi intégré le groupe de mon frère qu'il avait monté avec des musiciens libanais, cela s'est fait naturellement, on est rentré en studio au bout de quinze jours, cela m'a d'autant plus permis de ne pas sentir la phase d'installation comme on peut le sentir lorsqu'on se prépare à s'installer dans un autre pays, il y a avait une passion qui me faisait me sentir chez moi.

Aujourd'hui Rover est solo, parce que loin de votre frère ?

Timothée Régnier : Par la force des choses et inconsciemment, j'avais la volonté d'interpréter mes chansons sans avoir à gérer l'égo d'un autre membre, ce n'est pas négatif, c'est juste une approche de la musique différente et la volonté d'aboutir à un projet seul aussi. C'était à un moment de ma vie où j'avais besoin de ça, à faire des chansons qui plaisent et de ne pas être dépendant d'autres personnes qui seraient plus motivés ou moins, pas forcément dans le compromis. C'est une approche qui m'allait bien, qui m'a permis de m'épanouir pleinement et d'en récolter les fruits : quand on est content de sa chanson mais aussi de s'engueler soi-même quand cela ne va pas, ce qui permet de se découvrir.

Parce que même avec son propre frère, on n'ose pas s'exprimer de la même manière ?

Timothée Régnier : Bien sûr, on rencontre cette difficulté avec quiconque. C'est très bien de faire de la musique avec son frère, c'est assez magique et je travaille toujours avec, il y a plein de choses qu'on n'a pas besoin de se dire et c'est tant mieux, mais il y a également plein de choses qu'on ne parvient pas à se dire dans les paroles. La nudité peut être gênante que ce soit avec un collaborateur, avec un frère, ou qui que ce soit. Le fait d'être seul justement dans cette maison en Bretagne, vocalement cela m'a permis d'être très impudique et de me permettre beaucoup de choses car personne ne m'attendait, personne ne me jugeait et je n'avais personne à séduire à part moi-même. C'est très égoïste mais dans le bon sens, c'est de l'égoïsme bien placé, je trouve en tout cas (rire).

Est-ce que ta musique reflète ton univers ou ton univers s'est-il développé au fil de ta musique ? As-tu découvert des parties de toi au travers du projet Rover ?

Timothée Régnier : Ah oui, plein ! Je crois que c'est ça qui me motive le matin pour me lever. Aujourd'hui, on a plus de 200 dates au compteur, c'est ma première tournée, mon premier disque et je me rends compte que c'est un puits sans fond, cela me permet de me découvrir réellement, de pouvoir se voir dans un vrai miroir et pas au travers des yeux des autres, ce qui est important aussi, mais ce qui peut être polluant également.

Quand on fait un disque, on parle de soi donc il y a un rapport à soi qui n'est plus du tout solitaire alors que dans ce travail d'écriture et dans l'intimité de Rover, celle que je connais moi et qui est très précieuse, je me retrouve réellement face à moi-même et j'essaie de repousser mes limites, je suis seul maître à bord. C'est très sain pour moi, je sais que le travail d'écriture qui m'attend pour le prochain album sera dans la même veine, c'est-à-dire que j'ai besoin de me retirer de la ville, parce qu'il y a une sorte de mise à plat et de bilan qui est vital pour moi, même si je trouve très beau la période de tournée et de promotion mais qui peut avoir ses travers. Lors de la promotion, on parle de notre musique alors que j'en fais pour ne pas en parler justement, mais ce n'est pas du tout un problème, il faut un équilibre. C'est comme le studio et la scène, cela s'équilibre très bien, l'écriture solitaire puis le partage avec les musiciens sur scène ou avec les médias, tout cela se complète très bien.

Tu dis souvent avoir une relation amoureuse avec ta musique, n'est-ce pas ainsi difficile sur scène de s'ouvrir au public, de se mettre à nu ?

Timothée Régnier : Bien justement, je le prends comme un dîner, il y a la fierté de montrer sa musique, on est dans un partage, on partage tout... enfin je ne partage pas ma femme... vous comprenez ? (rire)

Ce que je veux dire, c'est que la scène est quelque chose de très généreux, je me rends compte avec cette tournée que le public est une véritable nourriture, même si cela sonne cliché, c'est ce qui me fait durer et continuer à monter sur scène quelles que soient les conditions, l'état de fatigue, autant de facteurs qui entrent comme ça en ligne de compte et qui influent réellement un concert.

Il n'y a pas que le son, il y a tout ça : comment on a dormi, comment est le public, car le public réagit selon certaines régions à certains titres, certains paraissent plus mélomanes et d'autres plus dans le divertissement, c'est donc très organique, très vivant, et assez fascinant à vivre. Cette diversité fait qu'on est très heureux de quitter Paris, où je vis pour le moment, et de vivre sa musique loin. Ensuite sur scène, on retrouve soit des gens qui n'aiment pas et on tente de les convaincre, soit des gens qui aiment beaucoup ou bien des gens qui sont neutres, tout cela est curieux et donc cela fait un dîner assez folklo.

Tu as une véritable identité vocale, as-tu travaillé cette voix ou est-elle venue naturellement ?

Timothée Régnier : J'ai toujours eu du mal avec le mot travail. A vrai dire, un concert vaut à lui seul vingt répètes avec un groupe, une dizaine d'heures de cours de chant. J'ai appris beaucoup de choses sur la tournée, à gérer ma voix, à me rendre compte qu'elle avait des caprices, qu'elle a un caractère et qu'elle est très organique. Je me suis rendu compte que je n'avais pas une approche scolaire du chant, j'ai appris tout seul, j'ai fait un cours une fois dans ma vie mais je suis parti en courant car cela me rappelait l'école, j'étais un peu réfractaire à tout ça.

Je crois que c'est sur le terrain que j'ai appris à chanter, et aussi dans l'intimité de l'écriture où j'ai appris à pousser ma voix dans les aigües pour remplacer des instruments que je n'avais pas par exemple ou me surprendre aussi. Ce qui fait plaisir en musique, c'est d'être surpris par une chanson qui vous plait, qu'on trouve belle et par un timbre de voix qui me rappelle peut-être quelque chose inconsciemment, ce qui permet d'exprimer certains mots.

La musique est assez mystérieuse, c'est tellement latéral, horizontal et en profondeur, c'est ça qui me plaît, il y a une multitude de couches, de profondeurs et de couleurs. Tout cela donne une infinité de possibilités, une chanson peut exprimer tout autre chose avec les mêmes paroles selon les instruments et l'intonation de la voix, c'est un puits sans fond, ça peut rendre fou d'avoir toutes ces couleurs. C'est assez similaire à ce que peut vivre un peintre : le mélange des couleurs, la surface sur laquelle on travaille, combien de temps on fait sécher la peinture, où on se trouve dans la pièce.

Lorsqu'on rentre vraiment dedans, on en devient fou à mon avis et c'est ce qui m'est arrivé en Bretagne parce qu'on s'excite avec n'importe quoi : un micro dans une reverbe qui repart dans une autre reverbe, cela donne un truc complètement fantomatique et angoissant, on a un frisson et on sent quelqu'un derrière nous dans la pièce. Cette créativité est donc un gros jouet dans le sens du terme, on joue de la musique, c'est pareil sur scène, on est entre copains vraiment, et les musiciens qui m'accompagnent sont extra pour ça car on garde toujours une âme très pure, on le fait sérieusement sans se prendre au sérieux.

Justement, avec l'approche de la scène et le fait de t'être entouré de musiciens, est-ce que cela t'a donné l'envie de collaborer et de t'entourer d'autres personnes pour composer différemment qu'individuellement sur un prochain album ?

Timothée Régnier : En ce qui concerne la composition, avec Rover en tout cas, c'est vraiment dans la solitude que je prends plaisir d'écrire, c'est une démarche qui est tellement personnelle et j'ai eu la chance d'avoir des musiciens qui ont accepté le projet comme ça, car c'est un disque que j'ai enregistré tout seul. Je suis arrivé à un certain moment en studio et je leur ai dit : "écoutez, on va jouer ça sur la route pendant je ne sais combien de dates", il se trouve qu'ils se le sont appropriés et l'ont joué à leur manière, mais cela ressemblait exactement à ce que je voulais donc c'est une vrai rencontre émotionnelle et artistique.

Pour l'écriture je vais continuer de rester seul, mais pour le studio c'est une autre histoire, avoir le batteur qui vient ou autre, d'approfondir le studio de manière différente peut-être oui mais l'écriture c'est seul !

On a parlé de la phase de composition et après un certain temps d'enregistrement de cet album jusqu'au moment de pouvoir le "digérer". Arrive maintenant la partie scénique et l'on sent que tu es sollicité de partout, preuve en est, donc avec tout ça comment arrive-t-on à trouver du temps pour soi ? Est-ce que tu arrives à te retrouver un peu pour ta vie privée ?

Timothée Régnier : Très peu je dois l'avouer, c'est à cause de vous ! (rires)

Cela prend beaucoup de place une tournée et beaucoup d'énergie. Mais bon, en fait on adapte sa vie avec cet emploi du temps, je sais que j'attends la période "d'après tournée" avec hâte, même si cela va beaucoup me manquer, mais justement pour retrouver ces moments de solitude et de repenser à ma vie aussi, et au quotidien qui est important pour tout le monde en ce moment.

Cela permet de nourrir la musique aussi, il n'y a pas que la tournée qui nourrit cette musique, il y a tout le reste je pense. Il ne faut pas oublier de penser à soi, de penser à un équilibre familial ou amical, parce que la fertilité de créativité est justement dans ces moments "extra-musicaux". Et tout ce qui se passe autour de la musique, c'est "ça" qui enrichit la créativité musicale, plutôt que des balances ou des interviews, je sais que c'est très sain d'avoir des moments de coupures, de solitudes et des moments "extra-musicaux".

Tu parles souvent d'écriture, es-tu déjà sur un autre projet d'album ?

Timothée Régnier : Je suis toujours en train d'écrire en fait, dès que j'ai un peu de temps j'écris donc c'est un mécanisme qu'on peut difficilement retenir et contrôler. Enfin je ne réfléchis pas encore en terme de deuxième album, même si secrètement oui évidemment, mais tant qu'il y a des choses à dire je pense qu'on a besoin de s'exprimer en musique.

Ces idées feront certainement partie d'un deuxième album, certaines chansons me plaisent déjà énormément donc j'en suis très content et je ne me mets aucune pression là-dessus. Tant que cela me ressemble, que cela m'excite et me surprend, il y aura certainement un deuxième album derrière. L'écriture est là en permanence, voilà tout !

On a beaucoup parlé du fait que tu sois autodidacte. Donc qu'est-ce que tu joues comme instruments ? Comment en maitriser autant ?

Timothée Régnier : J'ai commencé avec la guitare, puis mes frères avaient d'autres instruments : il y avait un piano à la maison et mon frère avait acheté une batterie. J'ai toujours joué d'autres instruments, c'est comme les langues en fait, on apprend une langue puis on la comprend. On retrouve une forme de mécanisme d'apprentissage qu'on adapte aux autres langues, donc c'est une espèce de gymnastique intellectuelle en un peu plus complexe, mais qui est assez excitante.

En fait, on retrouve une sorte de virginité dans l'approche instrumentale qui me plaît beaucoup. J'adore me mettre derrière un instrument que je ne connais pas du tout, ou même une nouvelle guitare comme on a essayé en balance qui répond différemment, du coup le jeu change, l'interprétation et l'attitude changent. On prend confiance dans certains domaines, c'est tellement vivant et inexplicable, et cette approche pour l'apprentissage des instruments m'a toujours fascinée. L'apprentissage d'un nouvel instrument ne m'a jamais fait peur parce que j'ai très vite compris que je n'étais pas un technicien de la musique et que j'étais largué par rapport à de meilleurs guitaristes, donc que je ne faisais que compenser par une émotion. En tout cas, c'est plus là-dedans que le travail m'intéresse, de compenser une dextérité technique que je n'ai pas, par une simplicité de quelque chose de presque naïf, mais dans le bon sens du terme, ce n'est pas une naïveté stupide.

 

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Crédits photos : Sébastien Trivellin (retrouvez toute la série sur son Flickr)


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# 22 septembre 2019 : Fin d'été

Fin d'été c'est le titre du nouvel album de Samir Barris, on vous en parle en ces premiers jours d'automne, tout comme les autres sorties musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques et muséales qui ont retenu notre attention cette semaine. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Corpse flower" de Mike Patton & Jean Claude Vannier
Rencontre avec Joseph Fisher autour de "Chemin Vert", assortie d'une session acoustique à découvrir ici
"Prokofiev : Visions fugitives" de Florian Noack
"The basement tapes" de Mister Moonlight
"The uncompleted works volume 1, 2 & 3" de Nantucket Nurse
"Là-Haut" de Gérald Genty
"Ilel" de Hildebrandt
"Buxton palace hotel" de Studio Electrophonique
"Vian" par Debout sur le Zinc
"Impressions d'Afrique" de Quatuor Béia & Moriba Koita
"Fin d'été" de Samir Barris
et toujours :
"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"L'Autre monde ou les Etats et Empires de la Lune" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Le Misanthrope" à l'Espace Cardin
"L'Animal imaginaire" au Théâtre de la Colline
"Data Mossoul" au Théâtre de la Colline
"Danser à la Lughnasa" au Théâtre 13/Jardin
"Le Frigo" au Théâtre de la Tempête
"A deux heures du matin" au Théâtre L'Atalante
"La Veuve Champagne" au Théâtre de la Huchette
"Le Square" au Lavoir Moderne Parisien
"Jo" au Théâtre du Gymnase
"Jean-Marie Galey - Ma Comédie française" au Lavoir Moderne Parisien
"Ah ! Félix" à l'Eglise Sainte-Eustache
"Le Voyage musical des Soeurs Papilles" à la Comédie des 3 Bornes
"Lucie Carbone - Badaboum" à la Comédie des 3 Bornes
"Casse-toi diva" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Nora Hamzawi" au Théâtre du Rond-Point
des reprises
"Letzlove - Portrait(s) Foucault" aux Plateaux Sauvages
"One night with Holly Woodlawn" aux Plateaux Sauvages
"Diva sur Divan" à la Comédie Bastille
"La Liste de mes envies" au Théâtre Lepic
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Mondrian figuratif" au Musée Marmottan-Monet
"L'Age d'or de la peinture anglaise - De Reynolds à Turner" au Musée du Luxembourg

Cinéma avec :

"Ne croyez surtout pas que je hurle" de Franck Beauvais
Oldies but Goodies avec "Marie pour mémoire" de Philippe Garrel

et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Barbarossa : 1941. La guerre absolue" de Jean Lopez & Lasha Otkhmezuri
"Bête noire" de Anthony Neil Smith
"Dictionnaire égoiste de la littérature mondiale" de Charles Dantzig
"Gaeska" de Elrikur Orn Norddahl
"Les refuges" de Jérôme Loubry
"Liquide inflammable" de Robert Bryndza
et toujours :
"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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