Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Lisa Leblanc
Interview  (Paris)  mardi 26 février 2013

Le premier album de Lisa Leblanc est sorti au début de l'année 2013 en France. Mais son succès au Canada, l'année précédente, avait été fulgurant. La jeune femme, originaire du Nouveau-Brunswick, une province à l'est du Canada, a une personnalité bien trempée. Lauréate du festival de la chanson de Granby en 2010, l'acadienne a parcouru beaucoup de chemin. Elle a participé cet été au festival parisien FnacLive et ainsi pu montrer a un public français beaucoup plus large que lors de ses deux précédents concerts à la Boule Noire qu'elle est une véritable bête de scène.

Avant son concert à la Cigale à la rentrée et une première tournée française, nous l'avions rencontrée pour revenir sur une année exceptionnelle pour cette interprète de "folk trash".

L'album est sorti au Québec en 2012, et au début de l'année 2013 en France. Pourtant, avant 2012 tu as beaucoup bourlingué sur les routes du Québec. Peux-tu nous parler de cette période ?

Lisa Leblanc : Je voulais prendre mon temps pour cet album, je voulais vraiment être prête. Avant que l'album ne sorte, j'ai fait près de deux cent shows. Quand il est sorti, ça a été une période de malade. Quand c'est arrivé, j'avais cette expérience, ce background-là, qui faisait que je pouvais mieux aborder la scène. Tout d'un coup les salles étaient pleines, ce n'était pas le moment pour moi de découvrir comment me comporter devant un public. Je suis contente d'avoir eu ce passé pour franchir cette étape. On continue comme avant, sauf qu'il y a plus de monde aux concerts.

Les chansons de ton premier album sont clairement inspirées de cette période. Appréhendes-tu l'écriture des chansons du second ?

Lisa Leblanc : J'ai commencé à écrire les chansons du deuxième. Tranquillement, je ne me mets pas la pression. Pour l'instant il y a quatre ou cinq nouvelles tounes. Ce n'est pas rapide, mais je suis vraiment dedans.

J'ai l'impression que tu fonctionnes un peu sur un mode à la Springsteen.

Lisa Leblanc : Go, go, go ! Oui, je suis une fille de spectacle. Pour faire la tournée, je suis une gipsy dans l'âme. Voyager, rencontrer du monde, pour moi, c'est parfait.

Lorsque l'album est sorti au Canada, la reconnaissance a été explosive. Est-ce que tu expliques ce phénomène ?

Lisa Leblanc : Je commence à avoir un peu plus de recul maintenant. C'était fou, mais comme pour n'importe qui qui rencontre un succès soudain, je suppose. Tout d'un coup c'est une autre vie à laquelle il faut s'adapter. Il y a des beaux moments, mais aussi des périodes difficiles. Tu gardes les bons moments, et de toute façon tu continues. J'ai fait du mieux que j'ai pu et j'ai connu de belles affaires.

Quels ont été les évènements majeurs de l'année dernière pour toi ?

Lisa Leblanc : Il y a eu le lancement de l'album. Ça a été immense pour moi. C'était incroyable, c'était vraiment le fun. Il y a eu les francofolies de Montréal 2012, où on a fait un grand show en extérieur. Il y avait 40.000 personnes. C'était la première fois que je jouais devant autant de monde. Et wow, tout le monde connaissait les tounes. Ça a été un énorme moment. Il y a aussi eu le mois que je suis venu passer en Europe durant l'été dernier. J'avais joué aux Francofolies de La Rochelle et de Spa en Belgique. Il y a eu mon premier concert à l'Olympia de Montréal, c'était mon premier gros show comme tête d'affiche. Enfin il y a eu le prix de révélation de l'année au gala de l'ADISQ, l'équivalent au Québec des Victoires de la Musique. Pour ma carrière, ça a vraiment été les grandes étapes majeures.

Tu te retrouves dixième dans le classement des personnalités les plus influentes du Nouveau Brunswick, juste derrière, neuf politiciens, tous des hommes. Qu'en penses-tu ?

Lisa Leblanc : (rires) C'est un top 10. J'étais contente de me retrouver classé avec ces personnalités. Ça m'a bien fait rire. Mais franchement, je m'en fiche un peu.

Quand ta chanson "Ma vie c'est d'la marde" est sortie, un critique québécois a attribué ton succès au fait que tu chantais dans une langue plutôt verte. Plus tard, il est revenu sur sa première impression. Mais comment as-tu vécu ça ?

Lisa Leblanc : C'est de toute manière la chanson de l'album que j'ai écrite le plus rapidement. Cela m'a pris une journée. Il y a trois accords. Je gueule, je dis "marde". Ce n'est pas la chanson dont je suis la plus fière, et c'est finalement devenu un hit. J'en ai été surprise. Il y a plein de monde qui se l'est appropriée. Les gens m'abordaient et me racontaient leur histoire. Du genre : mon père est à l'hôpital avec le cancer, mais quand j'entends votre chanson à la radio, ça me redonne le sourire". Aujourd'hui, ce n'est plus ma chanson. Tant mieux si cette chanson peut aider des gens. Pour moi, c'est extraordinaire.

Il y a eu aussi des polémiques récentes sur le chiac (NDLR : parler franglais ou anglo-français, utilisé principalement au Nouveau-Brunswick et en particulier par Lisa Leblanc). Ne trouves-tu pas surprenant que ton succès advienne justement au moment où la défense de la langue française au Québec est un sujet sensible ?

Lisa Leblanc : Ce débat date d'il y a déjà longtemps. Je m'en suis tenue éloignée parce que je ne voulais pas alimenter la polémique. Ce sont les mêmes arguments, aussi bien pour ou contre, qu'il y a trente, quarante, voire cinquante ans. Le chiac est un dialecte et un accent du Nouveau-Brunswick. Dans la francophonie, l'accent est la caractéristique de l'endroit d'où tu viens. En France aussi, vous avez différents accents. Au Canada, ce n'est pas le même accent au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Ontario ou au Manitoba. C'est pour cela que je trouve que le chiac est une bonne chose.

Qu'as-tu retiré de ton expérience de la Tournée des Francos 2012 (NDLR : une scène partagée par trois artistes francophones des pays où se déroulent les Francofolies, La Rochelle en France, Spa en Belgique, Montréal au Canada) avec Cédric Gervy, et GiedRé ?

Lisa Leblanc : C'était une super belle expérience. C'était vraiment le fun, ces trois shows-là. Puis j'ai rencontré de belles personnes. De beaux festivals, de belles rencontres. Et maintenant, je suis fan de Cédric Gervy et de GiedRé.

La signature avec le label français Tôt ou Tard a mis du temps parce que tu avais failli signer avec un autre label auparavant, mais ce label était revenu sur sa décision parce que tu avais un accent trop marqué. Peux-tu nous en parler ?

Lisa Leblanc : Non, c'est moi qui ai pris mon temps. C'était tellement gros ce qui arrivait au Québec que j'essayais déjà de dealer avec tout ça. Pour la France, j'ai pris mon temps. J'ai attendu d'être prête pour venir. C'était un peu comme recommencer à zéro. Puis à un moment, je me suis dit : "là, c'est bon. On peut y aller". Et je suis contente d'être sur le label Tôt ou Tard.

Tu disais être une extra-terrestre pour les québécois, comment te sens-tu devant un public français ?

Lisa Leblanc : C'est drôle, et en même temps je m'amuse beaucoup. Je me laisse aller pareil. C'est drôle de voir les réactions.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Lisa Leblanc en concert au Festival international de la chanson de Granby 2011 (43ème édition) - samedi 17 septembre
Lisa Leblanc en concert au Festival international de la chanson de Granby 2012 (44ème édition) - jeudi 13 septembre
Lisa Leblanc en concert au Festival Fnac Live #3 (édition 2013) - Vendredi
Lisa Leblanc en concert au Festival international de la chanson de Granby 2013 (45ème édition) - vendredi 13 septembr
Lisa Leblanc en concert au Bataclan (mardi 15 avril 2014)

En savoir plus :
Le site officiel de Lisa Leblanc
Le Bandcamp de Lisa Leblanc
Le Myspace de Lisa Leblanc
Le Facebook de Lisa Leblanc

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Laurent Coudol         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 18 octobre 2020 : Le grand incendie

Plutôt que de subir ce nouveau couvre feu, faisons feu de tout bois et sortons, chacun avec nos moyens, la culture de ce marasme actuel. Voici donc le programme de la semaine sans plus attendre.

Du côté de la musique :

"Armand-Louis Couperin : pièces de clavecin" de Christophe Rousset
"Ce qui suit" de Mondo Cane
"Awaiting ship" de Dominique Fillon Augmented Trio
"Soné ka-la 2 odyssey" de Jacques Schwarz Bart
"Killing Eve + Australie" nouveau mix de Listen in Bed
"LP2" de Pointe Du Lac
"Jorn" de Box Bigerri
et toujours :
"Glover's mistake" de Mickaël Mottet
"Chanson d'amour" de Alexandre Tharaud et Sabine Devieilhe
"Deux mezzos sinon rien" de Karine Deshayes
"Visible(s)" de La Phaze
"Seven Inch" 2eme émission de la 2eme saison de LISTEN IN BED
"Introsessions EP" de Minshai
"Faune" de Raphaël Pannier Quartet
"Shaken soda" de Shaken Soda
"Y" de The Yokel
"L'ancien soleil" de Yvan Marc

Au théâtre :

les nouveautés :
"L'Art de conserver la santé" au Théâtre de la Bastille
"Don Juan" au Théâtre national de Chaillot
"On purge bébé" au Théâtre de l'Atelier
"Saccage" à la Manufacture des Abbesses
"Le Dernier jour d'un condamné" au Théâtre Essaion
"Jeanne d'Arc" au Théâtr de la Contrescarpe
"Here & Now" au Centre Culturel Suisse
"Virginie Hocq ou presque" au Théâtre Tristan Bernard
"Le destin moyen d'un mec fabuleux" au Studio Hébertot
les reprises :
"La promesse de l'aube" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Swinging Poules - Chansons synchronisées" au Théâtre L'Archipel
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec :
"Pierre Dac - Du côté d'ailleurs" au Musée d'art etd'Histoire du Judaïsme
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"L’Age d’or de la peinture danoise (1801-1864)" au Petit Palais
"Man Ray et la mode" au Musée du Luxembourg
"Victor Brauner - Je suis le rêve. Je suis l'inspiration" au Musée d'Art Moderne de Paris
"Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris

"Alaïa et Balenciaga - Sculpteurs de la forme" à la Fondation Azzedine Alaïa
"Pierre et Gilles - Errances immobiles" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home avec :
"India Song" de Marguerite Duras
"De beaux lendemains" de Atom Egoyan
"La légende du piano sur l"océan" de Giuseppe Tornatore
"Une femme mélancolique" de Susanne Heinrich
"Atanarjuat, la légende de l'homme rapide" de Zacharias Kunuk

Lecture avec :

"L'ange rouge" de François Médéline
"Le prix de la vengeance" de Don Wislow
"De Gaulle, stratège au long cours" de François Kersaudy
"Georges Clemenceau, lettres d'amérique" de Patrick Weil et Thomas Macé
"Justice de rue" de Kris Nelscott
"Plus fort qu'elle" de Jacques Expert

et toujours :
"Etouffer la révolte" de Jonathan M. Metzl
"Infographie de la Rome antique" de John Scheid, Nicolas Guillerat & Milan Melocco
"L'accident de chasse" de David L. Carlson & Landis Blair
"Le voleur de plumes" de Kirk Wallace Johnson
"Mon père et ma mère" de Aharon Appelfeld
"Réparer les femmes : un combat contre la barbarie" de Denis Mukwege & Guy-Bernard Cadière
"Un coeur en sourdine" de Alexandra Pasquer

Froggeek's Delight :

"Hades" sur Windows, Mac OS et Switch
Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=