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Cupid Deluxe  (Domino Records)  novembre 2013

Le retour de Blood Orange avec un second album ne signifie pas que l’homme derrière le pseudonyme a été inactif, c’est même tout le contraire.

Dev Hynes a été vu et entendu partout en 2012, notamment aux cotés de Solange et du retentissant succès que fut le leur autour de l’EP True ou encore à la production du très réussi Everything is Embarassing de Sky Ferreira.

Mais Blood Orange reste pour l’homme l’occasion de développer tout un esthétisme sonique imaginé à partir de la sous culture new yorkaise, largement homosexuel, des "Ball" et immortalisé dans le documentaire Paris Is Burning.

Ce n’est d’ailleurs pas sans raisons, que la pochette de son premier album sorti en 2011 (Coastal Grooves), montrait une photo d’Octavia Saint-Laurent, l’un des personnages clés du dit documentaire. Et de voir l’artiste faire appel à un style vestimentaire proche des mouvances "Afro-chic" et d’exécuter des pas de danse inspirés du "Voguing", deux éléments qui sont eux aussi massivement présents dans les "Ball". Cupid Deluxe s’inscrit dans la ligne directe de son prédécesseur, mais on y découvre aussi une nouvelle profondeur et surtout un style qui s’affirme complètement.

De fait, ce nouvel album devient à la fois un opus éminemment classieux grâce à présence de guest tels que David Longstreth (Dirty Projectors) ou de Caroline Polachek (Chairlift) mais qui trouvera aussi le moyen de rythmer doucement vos belles soirées en empruntant les paillettes de la fin des années 80 / début 90 (rappelant par intermittences un Prince ou un MJ), mais aussi un album qui au-delà de la couleur pastel de sa pochette recèle une part d’ombre.

Une ombre qui pourra, par exemple, prendre forme sur les paroles du titre "Uncle Ace", référence directe aux lignes A, C et E du métro new yorkais, refuge et dortoir précaire des jeunes LGBT en déperditions. Et c’est ici que le charme de Dev Hynes réside. Non seulement celui-ci se pose comme un homme sensibilisé aux souffrances des minorités mais fait aussi largement usage du thème universel du cœur brisé.

En faisant appel à ses guitares et ses synthés exportés depuis les années 80, l’artiste mâtine ses chansons d’un air indéniablement respectable, alors que sa propre voix au modulo léger et hermaphrodite, réussit à conduire chaque oreille sur un terrain où la nostalgie prend des accents autant familiers qu’inédits. Ce tour de force dichotomique, son premier single "Chamakay" le répétait en alliant sensualité et chaleur à un chant onirique, presque absent. Même recette pour le titre "Uncle ACE" mentionné plus tôt, qui insiste sur une production pleine de chaleur et de vie et qui s’oppose aux lyrics évoquant une situation difficile. Dans les deux cas, Hynes trouve le moyen d’insuffler des mouvements organiques à ses deux titres, notamment grâce à l’intervention judicieuse d’un saxophone. Ailleurs, des titres comme "Time Will Tell" et "Chosen" réussiront avec leurs puissantes percussions à marquer l’artiste et son chant comme une âme sensible et légèrement anachronique, explorant les limites entre la musique à vocation romantique et celle rythmique.

Dev Hynes prouve avec Cupid Deluxe qu’il s’est construit un univers à fleur de peau, naviguant entre un romantisme au charme naïf et une connaissance intime d’un groove aux accents un tantinet érotique. Cocktail détonnant et alliance incongrue, si l’album ne garantira pas de grands émois à tous, il devrait au moins être capable de vous donner quelques frissons.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Freetown Sound de Blood Orange
La chronique de l'album Blood Orange Sirup de Teleferik
Blood Orange en concert à Pitchfork Music Festival Paris #3 (édition 2013)

En savoir plus :
Le site officiel de Blood Orange
Le Soundcloud de Blood Orange
Le Myspace de Blood Orange
Le Facebook de Blood Orange


Stéphane El Menshawi         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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