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Ritesh Batra    (décembre 2013) 

Réalisé par Ritesh Batra. Inde/France/Allemagne. Comédie romantique. 1h42. (Sortie 11 décembre 2013). Avec Irrfan Khan, Nimrat Kaur et Nawazuddin Siddiqui.

Le mois dernier, la première édition du festival "Extravagant India" avait permis de découvrir que Bollywood, avec ces grandes comédies musicales baroques ou sucrées, n'incarnait plus uniquement le cinéma indien et qu'il y avait désormais des cinéastes qui désiraient emprunter les formes communes au reste du monde en matière cinématographique.

Parmi les films projetés, l'unanimité s'était faite sur un film qui avait déjà épaté les festivaliers cannois : "The Lunchbox" de Ritesh Batra et il faudrait faire la fine bouche pour ne pas adhérer au consensus, un consensus enthousiaste et pas mou du tout devant ce film classique, bien écrit, bien joué, bien réalisé et permettant de mieux connaître la vie réelle de la classe moyenne indienne.

Dès le générique, on découvre avec précision et humour une spécificité des mégalopoles indiennes : le service de livraison des "lunch boxes". Un livreur cycliste, dont la dextérité et la célérité devraient épater ses homologues occidentaux mécanisés, fait la collecte de ce qu'il faudrait traduire par "gamelles", constituées par des petites boîtes en métal astucieusement empilées dans une housse oblongue.

Faisant du porte à porte, il vient chercher le repas préparé par les femmes des employés et des cadres... et en transporte sans problème des dizaines sur sa bécane... puis va les distribuer, poste à poste, dans les bureaux où s'alignent les cols blancs indiens

S'il n'avait été que la description précise de cet ingénieux système D hindou, "The Lunchbox" aurait pu être un formidable documentaire. Mais Rites Batra, jeune cinéaste de 35 ans, avait une toute autre ambition. On imagine que c'est sous la figure tutélaire et bienveillante de Frank Capra qu'il inscrit son film, qui a un petit côté "The Shop around the Corner".

En effet, même si le livreur affirme que son système est envié par les Américains et ne connaît pas de ratés, il y a en un, un jour... Et qui permet au film de Ritesh Batra de bâtir un scénario astucieux, propice à une belle émotion.

À quelques semaines de la retraite, un veuf à la vie si terne qu'on le verrait bien l'abréger sent, avant même de l'ouvrir, que sa gamelle dégage une bonne odeur inhabituelle... et pour cause : elle ne provient pas de la banale gargote d'en bas de chez lui, mais a été concoctée par une fée du logis, une cuisinière hors pair et, une sacrée beauté...

On aurait presque envie de raconter "The Lunchbox" de Rites Bata par le détail d'expliquer comment le veuf triste et la femme mal mariée vont entrer en communication et ce qu'il en résultera...

Mais tout le monde va le raconter, le sur-raconter. Mieux vaut conseiller aux nombreux spectateurs qui vont être eux aussi alléchés - et avoir envie de courir manger indien dès le film fini - de profiter de chaque seconde de ce film où tout dépayse, tout surprend, à commencer par ce qu'on attendait, c'est-à-dire les transports en commun bondés...

Comme on dit, il faudrait être un méchant pour ne pas y aller de sa larmette de midinette...

On soulignera le jeu très maîtrisé, très intérieur des acteurs, avec en tête l'extraordinaire Irrfan Khan, super star indienne qu'on a pu voir dans des productions occidentales comme "Slumdog Millionaire" ou "À bord du Darjeeling Limited", et dont la présence illuminait le festival "Extravagant India".

"The Lunchbox" de Ritesh Batra a tous les atouts pour être le succès inattendu de l'hiver 2013-2014 et d'être la locomotive d'un engouement pour un cinéma indien se mondialisant.

Avant de s'en plaindre, de critiquer tous les films qui chercheront le succès occidental à tout prix, on regardera sans mauvaises pensées cette "lunchbox" goûtue qui va épicer les salles obscures et donner au curry la primauté sur le pop-corn.

 

Philippe Person         
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Pas de nouvelle bonne nouvelle... pas sûr. En attendant de pouvoir aller à nouveau vers la culture, faisons la venir vers nous. Voici notre sélection de tout un tas de choses à écouter, lire, voir et (re)découvrir. On commence évidemment avec le replay de la MAG #25 ! et oui déjà, en on n'est pas peu fier !

Du côté de la musique :

"Djourou" de Ballaké Sissoko
"A live full of farewells" de The Apartments
"Racine carrée de vos utopies" de Les Marteaux Pikettes
"Detectorists" le 19ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Bach en miroir" de Marie-Andrée Joerger
"Drot og Marsk" de Peter Heise
"Bye bye baby" de Requin Chagrin
"Good for you" de Slim Paul
et toujours :
"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Collection" d'Harold Pinter
"Le Cabinet horrifique" de Valérie Lesort
"Vêtir ceux qui sont nus" de Luigi Pirandello
'Féminines" de Pauline Bureau
"Noire" de Tania de Montaigne
"Love & Politics" de Dan Turden
"NinaLisa" de Thomas Pédour
"Le Bœuf-musical Boris Vian" au Hall de la Chanson
"Hippolyte et Aricie" de Rameau

Expositions :

en virtuel :
"Trésors Nabis" du Musée d'Orsay
"Bonnard, Le Cannet, une évidence" au Musée Bonnard au Cannet
"Yan Pei-Ming - Au nom du père" au Musée Unterlinden à Colmar
"Crinolines et chapeaux, la mode au temps des impressionnistes" au Musée de la Corderie Valois en Normandie
"Camille Moreau-Nélaton, Une femme céramiste au temps des impressionnistes" au Musée de la céramique à Rouen
"Jean Ranc, un montpelliérain à la Cour des rois" au Musée Fabre à Montpellier

Cinéma :

at home :
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"La course navette" de Maxime Aubert
des films cultes :
"Au revoir les enfants" de Louis Malle

"Little Odessa" de James Gray
"37°2 le matin" de Jean-Jacques Beyneix
"C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux et André Bonzel
"La Balance" de Bob Swaim
et un court métrage "La pince à ongles" de Jean-Claude Carrière

Lecture avec :

"C'est quoi ton genre ?" de Agnès Vannouvong
"La petite ville des grands rêves" de Fredrik Backman
"Les somnambules" de Chuck Wending
"Mondes en guerre : tome IV, guerre sans frontières" de Louis Gautier
"Séquences mortelles" de Michael Connely
et toujours :
"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood

Du côté des jeux vidéos :

Retrouvez les jeux vidéos en live sur la TV de Froggy's Delight chaque soir de la semaine à partir de 21H

 

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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