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Théâtre de Belleville  (Paris)  février 2014

Spectacle conçu à partir de témoignages, d’entretiens radiophoniques et télévisuels et d'une idée originale de Dominique Terrier et interprété par Fatima Soualhia Manet et Christophe Casamance.

Attention ! "Marguerite et moi" n'est pas une adaptation théâtrale de "La Vache et le prisonnier", film d'Henri Verneuil dans lequel Fernandel nouait une grande amitié avec une ruminante nommée Marguerite...

Marguerite, ici, c'est "Margo Duras", celle dont Pierre Desproges disait "Elle n'a pas écrit que des conneries, elle en a aussi filmés", celle qui ne buvait plus mais qu'on pouvait voir, presque jusqu'à la fin, au "Petit Saint-Benoît" en compagnie de Yann Andrea Steiner et d'une bouteille ou deux de Pouilly fumé.

Déjà 18 ans d'années entières qu'elle a quitté les médias d'avant la télé-réalité et on se prend à imaginer tous les passionnants dialogues qu'elle aurait pu avoir si elle avait connu Steevy, Nabila ou Frank Ribéry... Hélas, à l'époque, Marguerite Duras devait se contenter de papotages avec Godard, Platini ou Pivot...

Ce sont des extraits d'interviews que l'on retrouve donc dans "Marguerite et moi", montage-hommage à cette Marguerite qui fit des siennes en col roulé et dont l'écho de la belle voix de fumeuse-buveuse résonne encore dans certaines oreilles...

Dans un décor minimal avec, entre autres, quelques produits de première nécessité qu'elle achetait toujours en double (on saura pourquoi en allant voir le spectacle), un camion semi-remorque (miniature) pour évoquer son chef d'oeuvre cinématographique (qui rend bête les propos poujadistes de Desproges), des livres posés à même le sol, Fatima Soualhia Manet incarne sans la singer l'auteur d'"Hiroshima, mon amour".

Ici le col roulé ou le gilet en cuir sont plus symboliques qu'authentiques, les cigarettes jamais allumées et la diction de Fatima ne recherche pas l'imitation de la voix de Marguerite, celle qu'on entend en off dans nombre de ses films.

Et pourtant la beauté de Fatima Soualhia Manet, sa conviction, sa présence charismatique, tout cela fait qu'on finit par entendre et voir Marguerite bien mieux que dans le film de Josée Dayan où Jeanne Moreau jouait le mimétisme avec M.D.

Installé parmi le public ou se déplaçant sur la scène, Christophe Casamance, le co-responsable du spectacle avec Fatima Soualhia Manet, joue les interviewers. Peut-être le spectacle gagnerait à ce que ses interventions soient toujours off et que Marguerite-Fatima accapare toute l'attention. Car les extraits sont bien choisis.

Certes, il s'agit surtout de dessiner le personnage biographique de Marguerite Duras et l'on ne saura pas grand-chose, à part sa passion inconsidérée et considérable pour "Capri, c'est fini", de ses goûts artistiques, littéraires et cinématographiques, rien de sa résistance, ni de Robert Antelme et de Dyonis Mascolo, pas plus que de son admiration déraisonnable pour François Mitterrand.

Mais on saura gré à Christophe et à Fatima de ne pas avoir mis tous leurs pas dans Wikipédia. On suivra grâce à Fatima le parcours Marguerite, la petite "blanche annamite", devenue communiste, alcoolique et enfin mythe des années 1990.

Au bout de ce joli voyage en Durassie, ponctué par les changements de tenue de Fatima Soualhia Manet, on aura une vision assez cohérente de la réalisatrice d' "India Song". Reste alors à découvrir une œuvre capitale et pas seulement un personnage théâtral.

 

Philippe Person         
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Pas encore de vaccin, pas encore d'espoir de voir réouvrir les lieux culturels mais toujours notre sélection pour agiter vos sens et continuer de soutenir les artistes qui en ont bien besoin. Et n'oubliez pas, tous les jours un programme différent sur la TV de Froggy's Delight.

Du côté de la musique :

"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones
et toujours :
"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Fanny et Alexandre" d'Ingmar Bergman
"La Fuite !" de Mikhaïl Boulgakov
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes
"Les Topor #2 - Prix de l'inattendu" au Théâtre du Rond-Point
"Chantons, faisons tapage" de Thomas Jolly et Laurent Campellone
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"J'aime beaucop ce que vous faîtes" de Carole Greep
"Bonne année à toi même" de Pauline Daumale
"Chers" de Kaori Ito

Expositions :

en virtuel :
"Léon Spilliaert - Lumière et solitude" au Musée d'Orsay
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des Impessionnismes à Giverny
"Figure d'artiste" au Musée du Louvre
"Matisse - Comme un roman" au Centre Pompidou
"Le dessin sans réserve" au Musée des Arts Décoratifs
"Jardins d'Orient - De l'Alhambra au Taj Mahal' à l'Institut du Monde Arabe
"Ivan Navarro - Planetarium" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home :
"A la recherche de Vivian Maier" de Charlie Siskel et John Maloof
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Brigades du Tigre" de Jérôme Cornuau
"There will be blood" de Paul Thomas Anderson
"Beyond the Sea" de Kevin Spacey
"Mishima, une vie en quatre chapitres" de Paul Schrader

Lecture avec :

"Diamants" de Vincent Tassy
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel
et toujours :
"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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