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Interview  (par téléphone)  février 2014

Après un premier album, Other People’s Problems, au carrefour des musiques urbaines (hip-hop, pop, rock, dubstep), Breton revient avec un second album, War Room Stories, à la fois plus pop mais peut-être aussi plus cérébral. Le groupe ayant perdu son repère (une ancienne banque désaffectée), il a dû déménager pour enregistrer sur Berlin. Nouveau lieu, nouveau départ, nouveau son. Entretien avec Roman Rappak.

Comment te sens-tu alors que votre nouveau disque vient de sortir ?

Roman Rappak : Le disque est sorti hier donc je suis toujours en train de comprendre et d’apprendre ce que cela signifie de sortir un second album. Mais ça va !

Vous avez été obligés de quitter votre Lab de Londres pour enregistrer à Berlin. Pourquoi avoir choisi cette ville ?

Roman Rappak : Cela s’est fait un peu par hasard. Nous n’avons pas choisi exprès Berlin, mais c’est juste que nous avons trouvé un lieu parfait pour nous et qu’il se situe justement à Berlin. C’est un endroit où nous pouvions vraiment nous cacher du monde et essayer de construire le nouveau son pour l’album.

Mais vous avez encore un lab pour expérimenter votre musique et vos vidéos ?

Roman Rappak : Plus ou moins. Là, nous allons commencer la tournée donc nous allons vivre dans des hôtels pendant plusieurs mois, être un peu nomade, mais c’est très important pour nous d'avoir un lieu pour travailler où on nous laisse tranquille.

C’est sur Berlin ? Londres ?

Roman Rappak : C’est un studio que nous utilisons à Londres. Mais c’est un grand espace où nous avons pu répéter pour préparer les concerts.

Comment s’est déroulé l’enregistrement de ce disque ? Le Funkhaus (ancien bâtiment de radio), le lieu où vous avez enregistré vous a-t-il influencé ?

Roman Rappak : C’est un endroit qui sert de lieu d’enregistrement depuis plus de 40 ans. Pas que de la musique, mais aussi des illustrations sonores, des documentaires, des orchestres, des pièces de théâtre. C'était important pour nous car c'était un lieu avec une histoire. Tout cela a forcément influencé notre façon de faire ce nouvel album. L'atmosphère présente…

Comment est venue l’idée d’un orchestre symphonique ?

Roman Rappak : Cela vient de plusieurs choses. On écoute beaucoup de hip-hop et j’adore la manière dont tu peux sampler un vieux disque de musique classique, sans même savoir ce que c’est, tu peux l’utiliser dans ta propre musique. Tu n’as pas besoin de vingt années d’études de musique classique pour savoir ce que tu recherches comme son. Nous utilisons cet orchestre un peu de la même façon que DJ Shadow par exemple. Dans la même optique en tout cas. C’est aussi pour colorer le son, pour agrandir notre palette.

C’est une véritable valeur ajoutée…

Roman Rappak : Oui cela donne une autre couleur à notre son. C'était important.

War Room Stories semble être à la fois plus cérébral et plus pop en même temps.

Roman Rappak : Je suis très content que tu dises cela ! Mais ton avis est peut-être plus important que le mien… C'est la réaction des gens qui importe. Ce qui m’intéresse, ce sont les différents avis. Mais je suis très content que tu dises cela. Il y a cette balance entre quelque chose de réfléchi et quelque chose de plus pop. C'est peut-être un album que tu peux analyser, découper en morceau ou prendre juste comme cela. Et si toi, le public le ressent comme cela, avec cet effet de la balance alors ce disque est un succès.

Tu parles de la double face de ce disque. Mais vous explorez aussi de nombreuses pistes musicales… C'était un choix délibéré ? C’est aussi le reflet d’un disque plus collectif ?

Roman Rappak : Ce qui a vraiment changé entre l’enregistrement du premier disque et celui-là, c'est que pour le premier nous avions mis des sons dans une machine avec des touches plus humaines et nous avons vu le résultat. Ensuite, nous avons tout adapté pour la scène. Ce nouvel album est beaucoup plus travaillé ensemble. Nous avons joué sans arrêt les titres pendant trois semaines avant de les enregistrer.

Il fallait aussi que nous trouvions une atmosphère. C’est une vision plus organique, plus vivante. Après nous allons dans diverses directions musicales. Nous vivons dans un monde de post-iPod. Les genres ne veulent plus dire grand-chose. Avant c'était important, quand tu achetais un disque des Smiths par exemple, tu savais que tu entrais dans un monde, avec des gens qui écoutaient la même musique que toi, qui portaient les mêmes vêtements que le groupe et toi. Mais maintenant, tout cela ne veut plus rien dire. Tout est plus flou. Les scènes musicales sont presque virtuelles. Tu peux avoir quelqu’un qui vient d’une petite ville près d’Oslo qui écoute une musique électronique, qui vient de Boston qui soit totalement obscure. Breton est composé de personnes qui écoutent de nombreux genres de musique différents donc cela se ressent forcément dans notre musique.

Vous cultivez un rapport presque étroit avec vos fans. Vous êtes facilement accessibles sur Facebook, après vos concerts. Tu peux nous en parler ?

Roman Rappak : Le monde a changé. Les réseaux sociaux ont tout changé. Internet a changé notre manière de communiquer. Pour moi, ce n’est absolument pas étrange que quelqu’un qui aime notre musique vienne en discuter avec nous. C’est l’inverse qui serait vraiment étrange. Le fait que j’écrive une chanson ne veut pas dire que je la comprenne mieux que toi ou n’importe qui. La musique ne nous appartient plus vraiment. Notre volonté est de communiquer avec le monde avec notre musique, pas de nous enfermer et juste de produire de la musique. C’est comme si nous avions une conversation entre musiciens mais qui soient partagée avec tout le monde.

Les retours du public te font-ils prendre conscience de choses dans ta musique que tu ne pensais pas avoir exprimées ?

Roman Rappak : Parfois oui. Je suis toujours intéressé par les retours, par ce que pensent les gens. On essaie de toucher un maximum de gens tout en faisant une musique que nous aimons. On communique des idées, des choses que nous avons en nous. Après le public peut le percevoir de différentes façons, parfois très éloignées de ce que nous pensions, notre musique, mais elle appartient à tout le monde, donc ces avis sont enrichissants. C’est un village global. Les gens qui aiment notre musique sont aussi une force qui nous guide. Le public est une extension de notre musique.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Breton
Le Soundcloud de Breton
Le Myspace de Breton
Le Facebook de Breton


Le Noise (Jérôme Gillet)         
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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