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puce Michel Polnareff
Classics Vintage  (Universal Music)  janvier 2014

"Fan de Michel Polnareff est une des professions les plus passionnantes mais aussi les plus difficiles du monde."

Cette phrase signée Yann Moix (issu de la préface du livre Polnareffmania de Christophe Lauga) résume bien l'affaire. Il faut savoir distinguer Michel, cet être profondément sensible et Polnareff, ce personnage aux multiples facettes plus fascinantes les unes des autres.

Il sera surtout question de ce dernier dans ce DVD Classics Vintage, où apparaît uniquement le nom de Polnareff sur la jaquette. Disons-le tout de suite, le contenu de l'objet est exceptionnel, la restauration des images et du son est impeccable. Il s'agit donc d'un véritable événement, d'une aubaine pour tous les fans de celui qui se fait dorénavant appeler l'amiral.

Moussaillons, moussaillonnes, voici un décryptage titre par titre de ce superbe DVD :

1) La poupée qui fait non

Difficile encore aujourd'hui d'être passé à côté de cette chanson culte. "La poupée qui fait non" est dès sa sortie un véritable hymne national, passe en boucle à la radio et se vend à deux cent mille exemplaires. Polnareff l'interprétera également en anglais, allemand et italien. Cerise sur le gateau, Jimi Hendrix en fera une reprise.

L'extrait choisi est la première télévision de Michel Polnareff, dans l'émission éphémère "Vient de paraître" du 7 mai 1966. Le DVD ne propose que la prestation en playback de la chanson. Pourtant, avant qu'elle ne soit entamée, le présentateur insiste lourdement sur la longueur de ses cheveux et l'annonce même en tant que George Polnareff ! Il faut dire que la chanson éclipsera Polnareff, à cette époque personne ne connaît le nom et le visage qui se cachent derrière.

Ce titre et le quatre titres dont elle est extraite est un tournant pour le rock français. Alors que les chansons populaires sont des standards de rock & roll revisités dans la langue de Molière, Polnareff se démarque avec un disque de quatre chansons originales.

L'enregistrement de "La poupée qui fait non" est différent aussi puisque Polnareff impose ses conditions. Le morceau sera ainsi enregistré à Londres avec Jimmy Page à la guitare douze cordes, John Paul Jones à la basse et Big Jim Sullivan à la batterie.

Le style du disque est novateur, Polnareff n'a jamais été intéressé par les productions françaises et ne cessera de le répéter. Il y a sur ce premier opus une réelle envie d'importer en France une musique alors en vogue outre-Manche. Dans cette même démarche, on retrouvera des chanteurs comme Jacques Dutronc et surtout Antoine.

Le premier morceau de la face B s'intitule "Beatnik". Le mot est lancé et la contre-culture débarque en France.

2) Love me, please love me

Ce deuxième hit de Polnareff propose un format de chanson inédit pour l'époque, le morceau est très long (quatre minutes vingt, à l'époque les morceaux dépassent rarement les trois minutes afin d'être diffusé à la radio), et débute sur un instrumental. De plus, c'est la première fois qu'une chanson française est dissimulée derrière un titre en anglais. Le morceau obtiendra le Prix de la Critique à la Rose d'Antibes.

La prestation du DVD est enregistrée live au "Palmarès des chansons" du 29 septembre 1966. Polnareff est au piano (rappelons qu'il s'agit de son instrument de prédilection, il remportera le Premier prix au Conservatoire, Médaille d'Or de solfège à l’âge de onze ans alors que les autres concurrents ont dix-sept ans), accompagné d'un orchestre qui reste hors champ. C'est une très belle prestation de l'une de ses plus imparables mélodies.

Sur la face B du 45 tours, on retrouve l'incroyable "L'amour avec toi", "La chanson porno de l'époque" comme Polnareff aime l'appeler. Elle fut censurée de radio avant 22h suite à une plainte déposée par l'Evêché de Paris. Cette chanson est un véritable classique et n'est probablement pas imagée sur le DVD suite à cette polémique.

3) L'oiseau de nuit

Cette chanson fut composée pour le premier 33 tours de Michel Polnareff, le fameux album Beatnik. La vidéo proposée est un scopitone (ancêtre du clip). Polnareff joue de sa guitare douze cordes Hagstrom dans un immense salon entouré de bougies.

4) Sous quelle étoile suis-je né ?

La mélodie de "Sous quelle étoile suis-je né ?" est l'un des plus grands éclairs de génie de Polnareff. Le texte annonce le côté sombre et cérébral du chanteur. Musicalement, le morceau s'inscrit parfaitement dans la veine du Swinging London, la basse est ronde et la batterie ténébreuse.

Sur ce discorama du 13 novembre 1966, Polnareff porte des badges (probablement ceux acquis lors de son voyage à New York avec Jean-Marie Périer pour la couverture du numéro 51 de "Salut les copains" du premier octobre 1966). Sur ces badges, on peut y lire "Fornication is fun" ou encore "I'm for sexual freedom". Ces slogans font directement écho à "L'amour avec toi" précédemment cité, et sont absolument en phase avec les nouvelles moeurs qui dérangent la morale bien pensante du régime gaulliste.

Sur le super 45 tours, on retrouvait un morceau interprété en anglais "Time will tell" (puis "You'll be on my mind" sur le premier 33 tours) composé par Keith Reid de Procol Harum. Ce qui confirme que Michel Polnareff n'a rien à envier aux productions anglo-saxonnes.

5) Histoire de coeur

Les paroles et la musique de ce titre sont composées par Polnareff. Il aborde les mêmes thèmes que "L'oiseau de nuit" pourtant écrite par Frank Gérald.

Le décor de la version proposée sur le DVD est surréaliste, puisqu'il est intégralement composé de patins à roulettes pour l'émission "Douce France" du 18 décembre 1966.

6) Rosée d'amour n'a pas vu le jour, rosée du jour n'a pas eu d'amour

Cette chanson est une nouvelle fois entièrement écrite par Michel Polnareff. Elle est romantique et mélancolique et n'est pas sans rappeler les poètes de la Pléiade. La période Beatnik est terminée. Changement de look donc, Polnareff a désormais les cheveux bruns et courts. La guitare douze cordes disparaît elle aussi.

Cet extrait de l'émission "A tous les vents" du 5 mars 1967 est enregistré en public mais interprété en playback.

Etrangement, le titre principal du quatrième EP étant "Ta-ta-ta-ta", on peut se demander pourquoi il n'est pas inclus sur le DVD puisqu'il fut également interprété lors de la même émission.

7) Le pauvre guitariste

Comme pour "Sous quelle étoile suis-je né ?", nous retrouvons un Polnareff cérébral. La composition est intégralement de lui et est très autobiographique.

La chanson parle de son rapport avec les femmes, de l'intérêt qu'elles lui portent depuis qu'il est célèbre : "Tu sais dire que tu m'aimes, que pour toi je suis tout. Mais celui que tu aimes, ce n'est pas moi, non, c'est la voiture que j'aurai, la maison que j'aurai, le nom que j'aurai, c'est ça que tu voudrais, mais tu n'aimes pas le pauv' guitariste qui ne vit que par toi".

Ce sujet sera très largement traité dans son premier livre Polnaréflexions de 1974, en collaboration avec Jean-Michel Desjeunes.

La version live du DVD est en public pour "Télé dimanche" du 16 avril 1967, avec un backing band dont les musiciens sont non identifiables. Polnareff y joue de la guitare électrique.

8) Le roi des fourmis

Ce morceau est l'un des plus connus du chanteur, il s'inscrit parfaitement dans l'air du temps et n'a rien à envier aux Kinks ou aux Who dont Polnareff reprend le fameux guitare moulinet dans cet excellent scopitone pour "Dim dam dom" du 11 juin 1967.

9) Le saule pleureur

Avec "Dame, Dame", "Le saule pleureur" est l'une des chansons les plus psychédéliques de Polnareff. Le morceau est brillamment construit, avec des effets sonores savamment produits. Cela peut évoquer le Tim Buckley de "Goodbye & hello" sur bien des points.

Le scopitone présenté pour "Bouton rouge" du 18 juin 1967 rend hommage à tout cela comme il faut. On y voit Polnareff somnoler de manière contemporaine dans une grotte, jouer de la guitare dans une forêt, s'accrocher aux portes d'une église, ou encore se rouler dans l'herbe en éclatant de rire. Toute une époque !

10) Fat madame

Ce titre assez confidentiel, filmé ici sur un bateau dans le cadre de "Rendez vous sur le Rhin" du 19 août 1967 est très réussi. Au coeur du morceau, Polnareff imite la trompette à la bouche. Ce qui préfigure l'improvisation "Trompette" du live "Polnarévolution".

Dommage que le DVD ne propose pas le duo entre le trompettiste Bill Coleman (pour Django Reinhardt et Fats Waller entre autres) et Polnareff acapella, dans un duel de "cuivre" plus qu'étonnant.

11) Ame caline

La génèse de cette chanson magnifique est pour le moins singulière. En effet, Polnareff a toujours avoué qu'il ne l'avait pas écrite lui-même mais qu'un oiseau lui aurait sifflé à Marrakech. Les paroles sont écrites à la manière d'une petite annonce et sont à rapprocher de celles de "Goodbye Marylou". Les deux chansons traitent de la rencontre amoureuse via un média entremetteur.

La vidéo nous montrent Polnareff au piano, entouré de femmes, à côté de la piscine d'un hôtel luxueux, en playback pour l'émission "Voilà, voilà » du 27 août 1967.

12) Dame, dame

Sans aucun doute l'un des sommets de Polnareff. Cette chanson construite comme un boléro est un hommage à sa mère. La prestation en playback pour "Dim dam dom" du 14 janvier 1968 est très intéressante puisque la version audio proposée est en mono, très différente de la version stéréo au niveau des choeurs, devenue très rare au fil du temps. C'est aussi la première vidéo en couleur.

13) Y'a qu'un ch'veu

Cette prestation sur le plateau de "Tilt Magazine" du 28 février 1968 est très étrange. La version est la même que celle du disque, mais la chorégraphie est vraiment surréaliste. Polnareff est entouré de géant en papier mâché qui danse et ont un physique pour le moins ingrat. Cette chanson qui est la dernière du super 45 tours Le bal des Laze fut la seule à obtenir du succès, ce qui rendra furieux Polnareff, étant donné qu'il s'agissait d'une "blague" de studio composée en deux heures. Pour l'anecdote, elle est chantée en duo avec Cyril Azzam, à qui Polnareff transmettra le premier prix (qui n'est autre qu'un contrat chez Barclay) du tremplin "Disco Revue l'Organe des Rockeurs" à "La locomotive" en 1966, après l'avoir refusé.

14) Le bal des Laze

Attention chef-d’oeuvre. Cette chanson pourtant boudée à l'époque est désormais considérée, à juste titre d'ailleurs, comme l'un des plus grands classiques de la chanson française. La vidéo proposée de "Têtes de bois & tendres années" du 6 mars 1968 est exceptionnelle. Polnareff chante en live sur l'instrumental du studio. La prestation est intense et les paroles légèrement différentes. On remarquera aussi que Polnareff ne prononce pas "l'amour" tout haut dans la phrase "Car je crois qu'elle aimait bien l'amour que l'on faisait tranquille, loin du chateau".

Suite à l'interdiction de "L'amour avec toi" sur les ondes, on peut aisément imaginer que Polnareff fasse un clin d'oeil à la censure, plutôt que cela en soit vraiment.

Le décor de la vidéo est une superposition d'images de château et de grands jardins assez moyenâgeux, ce qui colle parfaitement aux sonorités du morceau ainsi qu'à son ambiance qui annonce les débuts du gothique.

D'ailleurs, lors de l'enregistrement du titre, Polnareff exigera cinq mille bougies afin de créer une véritable atmosphère d'église dans le studio.

15) Encore un mois, encore un an

Ce scopitone tiré de "Sur la pointe des pieds" du 20 avril 1968 est très amusant. L'on y voit Polnareff jouer ce morceau très jazzy sur un piano Pleyel puis, sur le pont, faire des claquettes (peut-être un hommage à sa mère danseuse) debout sur le piano.

Le texte rappelle celui du "Pauv' guitariste" et est prémonitoire à sa manière : "je suis heureux tu sais, quand je chante en anglais".

16) Pipelette

Tout comme "Y'a qu'un ch'veu", cette chanson est humoristique. Derrière son air de blues anodin, le refrain met en scène une pipelette particulièrement énervante. L'extrait proposé de "Tilt magazine" du 1er juillet 1968 est sobrement efficace dans sa réalisation.

17) Mes regrets

Ce live avec un orchestre à "Forum musiques" du 23 octobre 1968 est l'un des grands moments de ce DVD. Cette version réarrangée de "Mes regrets" est absolument remarquable, pourtant la version studio est l'un des sommets discographiques de Polnareff. Tout en finesse et tout en émotion, Polnareff démontre ici qu'il est un très grand interprète.

Détail : c’est la première fois sur le DVD que Polnareff porte des lunettes, le modèle est déjà celui de Pierre Marly, mais la couleur n'est pas encore celle que l'on connaît. Sa première apparition en public avec ses célèbres lunettes, a eu lieu le 13 décembre 1967, sur ce même morceau, en compagnie de Michel Drucker.

18) Ring a ding

Cette chanson écrite par Jean-Loup Dabadie utilise une expression qui n'a pas vraiment de sens pour remplacer des noms d'oiseaux. Elle est musicalement très proche de "Le roi des fourmis" et s'inscrit parfaitement dans l'air du temps.

Sur le DVD, Polnareff est en tenue croco/serpent intégrale et chausse une nouvelle fois ses lunettes sur le plateau de "Quatres temps" du 27 décembre 1968.

19) Pourquoi faut-il se dire adieu ?

Comme son nom l'indique, ce morceau folk n'est pas très gai mais mélancolique. Il est donc fort surprenant sur cet extrait de "Surprise partie" de voir Michel Polnareff l'interpréter avec un backing band le soir du 31 décembre 1968. Il est devant un parterre de couples qui dansent, on le comprend, sans grande conviction ! Cette version de ce morceau peu connu est néanmoins superbe.

20) Tout, tout pour ma chérie

Cet énorme tube de Polnareff sera un véritable carton en France. Polnareff l'interprète en playback à "Chansons et champions" du 26 juillet 1969, dans un cirque avec un pantalon à patte d'éléphant, un perfecto et toujours ses lunettes qu'il ne quittera plus.

En 2002, l'équipe de football du Japon (où Polnareff est une véritable icône) l'utilisera comme hymne officiel.

"Tout, tout pour ma chérie" est la face B du 45 tours "Tous les bateaux, tous les oiseaux", autre énorme hit de l'amiral. Ce morceau n'est pas présent dans le DVD et c'est bien dommage car il s'agit ici d'une des plus belles chansons du monde. Pourtant, au vu de certaines archives elle fut maintes fois interprétée sur des plateaux télé.

On remarquera également qu'elle est la grande absente du premier best of CD La Compilation de 1991, et qu'elle ne fût pas interprétée pour le live au Roxy de 1995, ni pour le "Ze (re) tour" de 2007. Un élément de réponse se trouve dans le numéro 480 de "Rock & Folk" du mois d'août 2007, lors de l'interview fleuve de Philippe Manoeuvre :

"Il y a des réclamations qui resteront sans appel, puisque je ne chanterais jamais "Tous Les Bateaux Tous Les Oiseaux". Parce que je suis l'amiral du Polnaweb et que j'ai un navire et je ne peux pas donner de bateaux et je ne peux pas donner d'oiseaux et je ne peux donner qu'un navire, le navire Amiral [...] Pour des raisons personnelles, je ne le chanterais pas."

Difficile de savoir pourquoi donc ! Peut-être car comme "Dans la maison vide", il s'agit de la seule chanson qui n'est pas été composée, ni écrite par Michel Polnareff, mais par Jean-Loup Dabadie et Paul de Senneville pour Olivier Toussaint (arrangeur de Christophe, Claude François, Petula Clark...) qui rêvait d'enregistrer son propre premier 45 tours.

21) Dans la maison vide

Scopitone pour ce titre phare de Polnareff chez "Arpèges" du 29 octobre 1969. Rien de particulier au niveau de l'image puisque Polnareff chante dans un décor blanc quasiment vide. Il porte la même tenue blanche que sur la pochette du 45 tours dont la face A est "La michetonneuse".

22) La michetonneuse

On retrouve une nouvelle fois Polnareff dans sa tenue blanche pour la promo de son nouveau 45 tours, mais cette fois-ci pour le "Sacha show" du 29 décembre 1969.

Cette chanson qui sera avec le temps éclipsée par "Dans la maison vide", parle de la prostitution (comme le titre "Rosy" de 1973) et fera rougir les adolescents de l'époque. Elle est entièrement écrite par Polnareff et est d'une redoutable efficacité.

Pourtant, malgré son côté entraînant, la chanson bénéficie d'une certaine mélancolie, et l'on retrouve donc le thème de l'amour vache récurrent chez Polnareff : "Pour un peu d'argent, je me paye son corps, mais je pleure souvent car un autre a son coeur".

23) Avec Nini

Polnareff en live avec un groupe au "Télé dimanche" du 29 mars 1970, pour présenter le 45 tours Un train ce soir / Avec Nini. Il s'agit d'une belle chanson aux sonorités jazzy.

24) Un train ce soir

Au même titre que "Avec Nini", cette chanson est assez confidentielle. Elle parle d'un amour perdu. La prestation "Discorama" du 25 mai 1970 est en playback, ce qui est assez frustrant puisqu'un énorme orchestre se situe derrière Polnareff. Néanmoins, l'image est très belle.

25) Le désert n'est plus en Afrique

Cette chanson est issue du premier long format de Michel Polnareff intégralement composé d'inédit, le chef-d’oeuvre de pop orchestral/baroque Polnareff's, qui fut enregistré à Londres. Ce disque sorti en 1971 n'aura pas le succès escompté à sa sortie, mais est maintenant reconnu comme un disque culte.

Les arrangements du disque sont complexes et très sophistiqués pour l'époque. Le morceau instrumental "Voyages" qui ouvre le disque est une merveille de composition, et montre à quel point Polnareff est un auteur unique, surdoué et en avance sur son temps. D'ailleurs, tous les morceaux de cet album sont encore aujourd'hui d'une modernité déconcertante.

Revenons sur le DVD et sur cette prestation de "Le désert n'est plus en Afrique" sur le plateau de "Deux sur la 2" du 23 novembre 1970. Il s'agit d'un playback en couleur où l'on découvre un nouveau look de Polnareff, qui retrouve ses longs cheveux blonds. Les lunettes sont encore noires, mais la finalité du personnage n'est pas loin.

26) Je suis un homme

Voici un excellent live de cette chanson culte de Polnareff pour l’émission "Les étoiles de la chanson" du 16 février 1971. Elle fut composée pour remettre les pendules à l'heure quant à son hétérosexualité, suite à de nombreuses agressions. En effet, lors de certains concerts des spectateurs montent sur scène pour frapper le chanteur qu'ils considèrent comme homosexuel. Ainsi Polnareff a passé plusieurs séjours dans des hôpitaux pour dépression.

Polnareff change les paroles de la chanson dans le live, ainsi "Les gens qui me voient passer dans la rue me traitent de pédé" se transforme en "les gens qui me voient passer à la télé me traitent de pédé".

Cette chanson annonce la fameuse affiche du spectacle de l'Olympia "Polnarévolution" d'octobre 1972 avec cette réplique "Je suis un homme et de là-haut sur mon podium j’éblouirai le tout Paris de mon anatomie".

"Je suis un homme" est la face B du 45 tours où se trouve "Gloria" sur le recto, chanson d'amour épique et déchirante.

27) Nos mots d'amour

Dommage que l'extrait choisi pour le DVD de cette merveilleuse chanson soit un playback pour "Les Frères ennemis sur la 2" du 29 mars 1971, et non pas le live du même soir que "Je suis un homme" qui est incommensurablement touchante.

"Nos mots d'amour" est l'une des plus grandes chansons de Polnareff, la mélodie est simplement à tomber, et les paroles d'une justesse incroyable. Elle fut d'ailleurs éditée en 45 tours comme single de l'album Polnareff's, et était accompagnée en face B de l'autre immense chanson du disque "Qui a tué grand-maman", en hommage à Lucien Morisse.

Lucien Morisse s'est donné la mort le 11 septembre 1970 et était le dirigeant des disques AZ, maison de disques de Polnareff depuis ses débuts.

28) Hey You Woman

Extrait de la même émission que "Nos mots d'amour", Polnareff interprète "Hey you woman" en playback (Polnareff en joue d'ailleurs, puisque l'on voit une prise de courant débranché sur le micro). Cette chanson parle de la femme comme d'un démon, avec des passages surréalistes (celui où Polnareff est enfermé dans un réfrigérateur reste un must). L'on considère souvent cette chanson comme le premier rap (dix ans avant "Chacun fait c'qui lui plaît" de Chagrin d'amour). Comme les autres morceaux du disque Polnareff's, les arrangements de ce titre sont très sophistiqués et sont encore très modernes. C'est la seule chanson du disque écrite en collaboration avec Pierre Delanoe (ce sera même la dernière). Elle n'est pas sans rappeler certaines compositions de Serge Gainsbourg dont le co-auteur aimait beaucoup l'oeuvre.

29) Comme Juliette et Roméo

Faut-il préciser qu'il s'agit d'un hommage à William Shakespeare... Cette nouvelle chanson est un slow dans la même veine que "Love me, please love me", bien que l'époque soit différente, et que cela soit moins à la mode.

Il s'agit ici d'un playback issu de l'émission "Samedi pour vous" du 3 juillet 1971 (date d'anniversaire de Polnareff), et c'est regrettable puisque Polnareff a rarement été aussi loin dans les aigus ("Goodbye Marylou" mise à part) que sur cette chanson.

30) Allo Georgina

Avec ce titre, Michel Polnareff s'attaque à la musique grecque. C'est la seule adaptation que fera le chanteur (l’originale "Kyra Giorgena" est signée Pytharogas / George Katsaros). Il en résulte une chanson folklorique où le bouzouki règne en maître. Elle parle d'une grecque Georgia, dont Michel Polnareff fut éperdument amoureux, et qui le fit beaucoup souffrir. L'extrait proposé est issu de la même émission que "Comme Juliette et Roméo", qui est en face B du 45 tours.

31) Né dans un ice cream

Encore une fois, cette chanson est une merveille de composition. Elle est extraite de l'album Polnareff's et ici présentée en playback et haute en couleur pour "La lucarne magique" du 4 octobre 1971. C'est un morceau à tiroir, dans lequel on trouve un pont typiquement jazz fort inattendu.

Les paroles représentent bien le Polnareff de l'époque, ce personnage si énigmatique qui ne cesse de jouer avec son image, et qui affirme clairement être un "génie fou de musique". On ne saurait dire le contraire.

32) Ca n'arrive qu'aux autres

Ce superbe titre est extrait de la bande originale du film du même nom réalisé en 1971 par Nadine Trintignant (avec Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni).

Ce n'est pas la seule bande originale que composera Polnareff puisque l'on retrouve à son palmarès "L'indiscret", "Erotissimo" et "Musique de Rabelais" (pour le théâtre) en 1969, "La pomme de son oeil" en 1970, "La folie des grandeurs" en 1971, le dessin animé "D'Artagnan l'intrépide" puis "Les trois mousquetaires en 1973/74, "Lipstick" en 1976, et "La vengeance du serpent à plumes" en 1984. Pour l'anecdote, il semblerait que des maquettes furent enregistrées en 1980 pour le film "Victory". Ce qui est énorme pour quelqu'un qui déclarait, chez Michel Drucker, exécrer composer des musiques de films.

Revenons sur le plateau de "A la manière deux" du 11 décembre 1971, puisque c'est le premier extrait du DVD où l'on retrouve Polnareff comme on le connait aujourd'hui : cheveux blonds bouclés et peroxydés, et forcément caché derrière ses fameuses lunettes blanches téléviseur signé Pierre Marly.

33) Holidays

C'est en playback sur le plateau de "Midi trente" du 13 mars 1972 que Michel Polnareff présente "Holidays", face A de son nouveau 45 tours. Cette chanson est l'une des plus connues et ce single l'un des plus sophistiqués qui soit. Tout comme pour l'enregistrement du disque Polnareff's, l'amiral se doit d'inventer des sons, et l'on apprendra dans son autobiographie que le son de la batterie est jumelé à celui de coups de pied de micro dans le mur.

Concernant le deuxième DVD, le très précieux documentaire "A bout portant" qui alterne une interview bourrée d'anecdotes avec des extraits live (avec Dynastie Crisis, excellent groupe français, dont le deuxième album est vivement recommandable, en backing band) provient de la même période puisque daté du 6 janvier 1972.

34) La mouche

Face B de "Holidays", toujours sur le plateau de "Midi trente" et toujours en playback, mais dans un décor différent. Polnareff est sur un fauteuil en compagnie de deux individus. "La mouche" est une chanson, construite sur des rythmes brésiliens, qui est prodigieuse, tant au niveau de l'écriture qu'au niveau musical. Comme "Holidays", c'est une vraie expérience au casque. Polnareff est à son apogée.

35) On ira tous au Paradis

Cette chanson culte est devenue un véritable hymne, est-il bien nécessaire de la présenter ?

Polnareff l'interprète en playback tout en couleur pour "Samedi soir" du 21 octobre 1972. Cette séquence est très étrange puisque les refrains et couplets sont chantés en choeur, et quasiment seul Polnareff l'interprète en playback. De plus, il est le seul à porter une tenue décontractée contrairement aux autres qui semblent vraiment "coincés". C'est d'autant plus flagrant quand tout le monde se met à taper des mains sans grande conviction. Il est pourtant difficile de ne pas se faire happer par ce tube si solennel !

36) Rosy

Voici le premier extrait du nouveau disque Michel Polnareff, plus connu sous le nom Polnarêve. Disque qui fut écrit en à peine quatre mois et présenté de manière inédite à l'Olympia en 73, (juste après le spectacle "Polnarévolution" d’octobre 1972) et qui laissera le public perplexe.

Ce document pour l'émission "Samedi soir" du 24 mars 1973 (comme les deux prochains extraits) est très intéressant, puisqu'il s'agit d'un des seuls éléments promotionnels concernant cet album qui sortira un an plus tard, non pas chez les "Disc AZ", mais chez le géant américain Atlantic. C'est également l'une des dernières apparitions à la télévision française de Michel Polnareff avant son exil aux Etats-Unis.

"Rosy" est une très belle chanson, les arrangements du disque signés Jean-Claude Vannier sont d'une finesse exemplaire. Cet album fortement négligé est d'ailleurs à redécouvrir, il fait partie des sommets mélodiques de Polnareff (mention spéciale aux morceaux "Le prince en otage" et "La vie m'a quitté").

"Rosy" est sorti en face B du 45 tours "I love you because" considéré comme "très très mauvais" par Polnareff lui-même (dans le livre de 1974 : Polnareflexion), car il n'a pas pu s'investir comme il le désirait au cours du mixage.

37) Tibili

Cette chanson typiquement yéyé est presque une provocation anachronique, puisque le seul autre titre dans cet esprit est "Chère Véronique" en face B de "La poupée qui fait non" de 1966.

38) La fille qui rêve de moi

Ce morceau, comme "Tibili", est présenté en playback et pour la dernière fois du DVD en noir et blanc. Polnareff est seul avec sa guitare sur le plateau de "Sport en fête" du 25 mars 1973.

Cette chanson au titre bien pensé est d'une efficacité redoutable et n'a rien à envier à un morceau comme "Hey Jude" des Beatles. La mathématique pop dans toute sa splendeur !

39) Lettre à France

Maintenant aux Etats-Unis, Michel Polnareff a le génie d'écrire une chanson à son pays comme s'il s'adressait à une femme. Ce fut un succès colossal, Polnareff manque à la France et le public sera indéniablement touché par cette superbe déclaration. C'est un sommet de la chanson française.

Musicalement, la chanson est imparable, tantôt tendue, tantôt mélancolique. Polnareff fait preuve d'une réelle performance vocale sur le refrain.

On retrouve le clip musical de 1977 sur le DVD, pourtant plusieurs apparitions sur des plateaux TV existent.

Pas d'inquiétudes concernant des extraits de l'album entièrement en anglais (sorti chez Atlantic en septembre 1975), ils se trouvent en bonus sur le second DVD sous le nom "Show Michel Polnareff" présenté par Michel Drucker le 2 janvier 1976.

40) Une simple mélodie

Diffusé dans "Les Rendez-vous du dimanche" du 8 octobre 1978, ce scopitone est extrait de l'album Coucou me revoilou, sorti en 1978 chez Atlantic.

On y voit Polnareff déambuler dans un parc public au coucher du soleil.

41) J'ai tellement de choses à dire

Second extrait de l'album Coucou me revoilou, avec ce clip musical de 1978.

Cette chanson est la dernière à avoir été composée en compagnie de Jean-Loup Dabadie. Elle n'est pas sans rappeler "Tous les bateaux, tous les oiseaux".

42) Le cigare à moteur

Ce playback pour le "Point Chaud" du 10 janvier 1979 est tourné dans la mythique salle du Golf Drouot. Etonnamment, cette chanson au contenu pour le moins sexuel n'a pas subi de censure à l'époque. Il faut dire que les moeurs ne sont plus les mêmes qu'en 1966 !

43) Tam Tam

Clip musical pour ce titre de 1981, le seul extrait de l'album Bulles, le plus gros succès commercial de Polnareff.

Ce clip, aussi étonnant que kitsch, est très drôle puisque l'on y voit Polnareff avec une rame en guise de micro et qui ne cesse de se multiplier tout en couleur. Ce morceau est parfaitement dans l'air du temps, et n'est pas sans rappeler certaines compositions de Daniel Balavoine.

44) Dans la rue

Il est très étrange de constater que le seul extrait du disque Incognito est ce live pour "Cadence 3 / Ring Parade" du 5 juin 1985.

En effet, sur cet album on retrouve le titre "Viens te faire chahuter" qui bénéficie, à l'époque, d'un clip au budget important (l'équivalent de 150.000 euros), réalisé qui plus est par Jeff Stein (réalisateur de clip pour Carly Simon, The Cars, Tom Petty... et du documentaire "The kids are alright" de The Who).

L'extrait live montre Polnareff et son groupe en tenue de footballeurs américains.

45) Goodbye Marylou

Michel Polnareff n'apparaît pas dans ce clip musical de 1989. Il faut dire qu'il se fait plutôt discret à l'époque. Après avoir habité au-dessus d'un bar-tabac à Fontenay-Trésigny, il enregistre son nouvel et dernier album en date, le très réussi "Kâma-Sutrâ", dans le bar du Royal Monceau, luxueux hotel parisien , et dans lequel il restera enfermé pendant 800 jours !

"Goodbye Marylou" est une chanson sur le Minitel qui ne le nomme jamais. Elle préfigure ainsi les sites de rencontres (comme "Ame caline" préfigurée les petites annonces romantiques) et les réseaux sociaux et n'a ainsi pas pris une ride.

Ce titre est un véritable classique de Polnareff, la mélodie est tout simplement à tomber. Elle fut composée sur un petit Casio suite à un éclair de génie dans le F4 de son ami Jean-Claude Savigny.

Comme le reste de l'album, les arrangements de cordes sont enregistrés en direct de Londres et dirigés par Polnareff depuis le téléphone du Royal Monceau. On retrouve au casting de l'album le guitariste Mike Oldfield.

46) Kâma-Sutrâ

Le dernier extrait du DVD est un clip de 1989, réalisé par Michel Polnareff dans les couloirs du Royal Monceau. Le clip est à l'image de la chanson et du disque, sombre et mélancolique. Le titre parle de la fin du monde.

Dans le coin de l'image, un compteur de mois défile de 2010 à 3740. On aperçoit Michel Polnareff dans les reflets des miroirs en train de tenir la caméra bien qu'il semble absent, puisque l'on voit surtout son ombre.

L'album Kâma-Sutrâ est lui aussi à redécouvrir. C'est un disque fantôme pour insomniaque avec de superbes morceaux comme "Besoin de toi", "Toi et moi" chanson osée mais juste sur le sida, et l'étonnant "LNA HO", chanson zouk qui invente le language SMS et qui bénéficie d'un clip novateur puisqu'il est, selon Michel Polnareff dans son autobiographie, "entièrement conçu et réalisé en 3D et en images de synthèse numérique par Patrice Rollin", annonciateur de Shrek et Toy story.

Il n'est malheureusement pas dans ce DVD et est difficilement trouvable.

Ce DVD événementiel est passionnant et est l'occasion de redécouvrir l'un des artistes les plus passionnants de l'histoire de la musique. Les chansons de Michel Polnareff sont immortelles et sont une véritable bénédiction pour quiconque prétend aimer la musique. Elle font partie de la vie de tous les jours et ne cesseront de raisonner.

Il y a deux éditions différentes pour le DVD, l'une est classique et l'autre bénéficie d'un livret collector de 80 pages. Il est essentiellement composé de témoignages de David Bowie à Orelsan, de Jimmy Page à Jean-Paul Gaultier.

Cerise sur le gâteau, on annonce pour cette fin d'année 2014 un nouvel album studio, le premier depuis 25 ans ! De quoi définitivement faire taire les mauvaises langues qui ne croyaient déjà pas à son retour sur scène en 2007 et qui fut un incroyable succès.

Amiral je vous salue, un grand "mersea" pour toute votre oeuvre.

 

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Michel Polnareff en concert au Festival Les Vieilles Charrues 2016 - du vendredi au dimanche

En savoir plus :
Le site officiel de Michel Polnareff
Le Facebook de Michel Polnareff


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# 25 octobre 2020 : Tous aux abris

Couvre feu encore plus contraint, nouveau confinement, tout est possible et tout est à craindre pour la culture. Restons groupés comme dirait Bernard Lenoir. Nous continuons évidemment de vous proposer chaque semaine notre sélection culturelle. Et bien entendu, découvrez le replay de La Mare Aux Grenouilles #13 de ce samedi 24 octobre

Du côté de la musique :

"Labyrinth" de Khatia Buniatishvili
"Contrasts", la 3eme émission de la saison 2 de Listen In Bed
"Dreamer" de Rosaway
"No future" de Samarabalouf
"Verdure" de The Hyènes
"Got the manchu" de We Hate You Please Die
et toujours :
"Armand-Louis Couperin : pièces de clavecin" de Christophe Rousset
"Ce qui suit" de Mondo Cane
"Awaiting ship" de Dominique Fillon Augmented Trio
"Soné ka-la 2 odyssey" de Jacques Schwarz Bart
"Killing Eve + Australie" nouveau mix de Listen in Bed
"LP2" de Pointe Du Lac
"Jorn" de Box Bigerri

Au théâtre :

une nouveauté :
"Tout Dostoievski" au Théâtre Le Lucernaire
des comédies pour rire et sourire :
"On purge bébé" au Théâtre de l'Atelier
"Les Faux British" au Théâtre Saint-Georges
"Dernier coup de ciseaux" au Théâtre des Mathurins
"Crise de nerfs" au Théâtre de l'Atelier
"De quoi j'me mêle" au Théâtre d'Edgar
"Mon meilleur copain" au Palais des Glaces
les reprises :
"Françoise par Sagan" au Théâtre L'Archipel
"Caroline Loeb - Chiche !" au Théâtre L'Archipel
"Play Loud" au Théâtre La Flèche
"Vous pouvez ne pas embrasser la mariée" à la Comédie des 3 Bornes
"Des Femmes" au Lavoir Moderne Parisien
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec :
"Voyage sur la route du Kikosaido - De Hiroshige à Kuniyoshi" au Musée Cernushi
"Pierre Dac - Du côté d'ailleurs" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"L’Age d’or de la peinture danoise (1801-1864)" au Petit Palais
"Man Ray et la mode" au Musée du Luxembourg
"Victor Brauner - Je suis le rêve. Je suis l'inspiration" au Musée d'Art Moderne de Paris
"Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris

"Alaïa et Balenciaga - Sculpteurs de la forme" à la Fondation Azzedine Alaïa

Cinéma :

en salle :
"Une vie secrète" de Aitor Arregi, Jon Garano et José Mari Goenaga
"L'Avventura" de Michelangelo Antonioni
at home :
"India Song" de Marguerite Duras
"Au bout du conte" de Agnès Jaoui
"L'effet aquatique" de Solveig Anspach
"Pourquoi tu pleures ?" de Katia Lewkowicz
"Henri" de Yolande Moreau
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert

Lecture avec :

"Le dérèglement joyeux de la métrique amoureuse" de Mathias Malzieu & Daria Nelson
"Le proche orient" de Catherine Saliou
"Mondes en guerre - tome 3 : Guerres mondiales et impériales, 1870-1945" de André Loez
et toujours :
"L'ange rouge" de François Médéline
"Le prix de la vengeance" de Don Wislow
"De Gaulle, stratège au long cours" de François Kersaudy
"Georges Clemenceau, lettres d'amérique" de Patrick Weil et Thomas Macé
"Justice de rue" de Kris Nelscott
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